15 juillet 2013

Les conseils de la rédaction pour l'été !


Après une dure année de labeur, vous pouvez enfin échapper à votre patron ou vos profs, mais n'allez pas croire que la période estivale peut s'improviser avec nonchalance ! Houlà, malheureux, tu l'as échappé belle… heureusement, toute la rédaction de UMaC a décidé de te prodiguer moult conseils pour profiter pleinement de ton désœuvrement.
Attention néanmoins, nous déclinons toute responsabilité au cas où l'un de nos prodigieux conseils pourrait déclencher une catastrophe, de type rupture sentimentale, arrestation par la maréchaussée ou trouble obsessionnel.

Allez, on se lance, honneur bien entendu aux dames puisque c'est notre Jiji qui ouvre le bal (c'est également à elle que l'on doit le dessin ci-dessus).

Les conseils de Jiji83
Surnom : ???
Age : ???
Pouvoir : peut tourner son cou à 360° avec des bruits de claquage en crescendo
Formation de base : ???


Serveur erroné
Accès aux informations personnelles impossible

Les examens passés, les résultats tombés, il est temps de se reposer. Chacun cherche sa destination idéale : à la plage pour certains, devant les ventilos pour d’autres (héhé mes sauveurs !) et, dans mon cas, clouée sur mon lit ou cloitrée dans une (bat)cave, à l’abri de la chaleur et en proie à une humidité écrasante. 
Et puis, il y a le ciel, empli de lueurs d’espoir et de créatures cosmiques aux allures les plus diverses…
Womanthology: Space, la petite sœur de l’anthologie Heroic ayant connu un succès phénoménal sur Kickstarter l’an dernier, emmène dans sa navette un grand nombre de femmes, de tout âge et expérience, pour de nouvelles aventures chez IDW !

Ce qui plait de prime abord, c’est la diversité du titre. Du fait que chaque histoire est très courte (ne dépassant pas les 10 pages), cela permet  de voir différents styles aux travers des nombreuses planches et illustrations que comportent l’anthologie, et donc de satisfaire tous les goûts.
Cependant, ce que je retiens surtout, c’est l’histoire du tandem formé par Rachel Deering et Stephanie Hans (Scaling Heaven) et celle de Stacie Ponder (Space Girls) avec un graphisme à couper le souffle pour l’une et un style minimaliste et une narration pleine d’humour pour l’autre.
Sans oublier des tutoriels en fin d’anthologie pour les amateurs du crayon ainsi que la biographie d’une femme ayant marqué son temps dans la bande dessinée, en la personne de Lily Renee.

Il va sans dire qu’en plus de la qualité du bouquin, l’avoir sur son étagère permet de soutenir la gent féminine dans les comics, en prouvant son savoir-faire et son talent à des entreprises très souvent machistes (même s’ils le cachent pour ne pas perdre une partie de leur lectorat, les vilains). 

Womanthology en un mot : GRANDIOSE.

Les conseils de Geoffrey
Surnom : Geoker ( Ha ha ha ha hi hi ho ha ha )
Âge : Trop peu pour avoir des rides, assez pour avoir des cheveux blancs.
Pouvoir : Je sais comment on obtient 4 galons d’eau avec une fontaine, un bidon de 3 et un bidon de 5 galons. C’est ça la puissance intellectuelle, BAC+2 les enfants !
Formation de base : Diplômé de la Xavier’s school for gifted ! Deal with it !
Distinction : A reçu un Hot d’Or pour son rôle dans Game of Throats !

C’est l’été, il fait chaud, il fait beau... et vous tenez enfin une occasion de vous venger de votre "bien aimée" qui vous a fait endurer la saga Twilight jusqu’au bout ! Des années vous avez supporté ses "Oh Edward et Bella, c’est trop beau, c’est le vrai romantisme !" tout en vous retenant de ne pas saisir un verre sur la table et de le lui fracasser sur la tête ! Du romantisme… du vrai, selon elle. Et votre première rencontre complètement bourrés au "One to Two", au milieu des néons et des flashs stroboscopiques, ce n’était pas romantique ? Vos premières vacances en Bretagne, logés dans la grange percée familiale, ce n’était pas du romantisme peut-être ? 
Mais ça y est, vous pouvez enfin lui rendre la monnaie de sa pièce, lui faire subir en un seul coup gagnant la souffrance que vous avez ressentie de manière diffuse (quoique) durant des années et 5 films… parfois projetés en marathon au ciné ou pire, sur votre magnifique écran plat LED dernier cri. Vos yeux n’ont-ils pas menacés d’exploser quand vous avez vu la tête de sangsue* de Robert Pattinson en 3D pour la première fois ? Dans VOTRE salon ? 

Car voila, cette année, pour éviter les témoins qui pourraient vous connaître et fournir (sciemment ou non) un mobile aux enquêteurs, vous avez décidé d’emmener votre future motif de veuvage sur une plage exotique en Australie. Dans vos bagages ? L’intégrale d’American Vampire (5 tomes, chez Urban comics). Etendus sur vos serviettes de bain, elle ne se doute de rien. Et soudain, vous sortez le premier tome, vous voilà mordu ! Et absorbé par une lecture de qualité ! 
Bientôt, votre chérie vous trouvant bien calme (vous ne parlez ni de foot ni ne rotez votre bière, ciments de votre relation érotique !), elle se retourne et découvre le titre que vous lisez. Et là, se dit-elle, ça y est ! Vous avez enfin succombé au charme des vampires, voici la preuve que vous vous intéressez à ce qu’elle aime. Le piège est tendu et elle vient de mordre à l’hameçon !

Chérie, mon amour ! Cette histoire est fantastique ! Tu devrais la lire, toi qui aimes les belles histoires de vampires ! Et lorsqu’elle aura pris le livre entre ses mains et qu’elle commencera la lecture… et bien. Le sang, le sexe, la rigueur d’écriture, tout ce à quoi elle n’est pas habituée à force d’avoir lu, vu et ingurgité la saga vide et sans âme de Stephenie Meyer, concourra à lui provoquer le pire AVC de toute l’histoire de l’humanité. 
Propre, net, sans bavure. Certes, cela ne vaudra jamais vos visions hallucinatoires sanglantes qui vous ont permis de supporter ses déclamations sur le sofa ("Mais elle connait vraiment tout ça par cœur nom d’une bite asthmatique !"), pas de coup de couteau dans la gorge ("Tiens t’en vois maintenant du sang !!!!!!") ou de traitement "Orange Mécanique" avec la musique de Muse à fond (faudrait pas la privé de tout non plus, vous êtes humain merde !).

 Alors que les dernières convulsions de son corps mourant agitent les grains de sable alentour, vous vous éloignez dans le soleil couchant. La marée aura vite fait d’emporter son corps au loin, un requin blanc se chargera du reste ou peut-être un crocodile marin. Il y a bien des baleines pas loin mais vous ne pouvez pas compter sur ces aimables cétacés, 1° parce qu’ils ne sont pas cannibales, et c’est vrai que Babette avait pris du poids en mangeant religieusement son pop-corn au beurre. Et que 2°, les Japonais sont surement en train eux-mêmes de manger les derniers spécimens… donc non, l’option baleine, faut pas compter dessus. 
Voila, n’oubliez pas de reprendre avec vous l’arme du crime et de prévenir votre ambassade que votre femme/petite amie/fiancée/concubine/excédent de bagages (biffez les mentions inutiles) a disparu avant de rentrer. 

Votre belle-famille, pardon, votre ex-belle-famille vous regardera toujours bizarrement mais ne pourra rien prouver. Et puis, vous n’avez pas vraiment envie de les revoir après lecture du testament, alors leurs regards, vous vous en tamponnez pas mal, pas vrai ?  Bonnes vacances !

*rappelons que les sangsues peuvent luire au soleil, tout se recoupe ma petite dame !

Les conseils de Vance
Surnom : "the Grrreat Wenceslas" (bien insister sur le roulement de « r », il remplace gratuitement le roulement de tambour qui devrait normalement – si ce que m’a révélé une vieille gitane édentée sur ma destinée rayonnante est avéré – accompagner la moindre mention de mon nom de scène) ;
Age : Vance est éternel, mais plus proche de Hugh Jackman que de Wolverine – quand même ;
Pouvoir : capable de glisser 118 adjectifs dans une phrase de 2 pages (oui madame, et ça reste lisible – quoique pénible) ; a pu aussi survivre à une projection de Dirty Dancing et s’est montré capable de dire à sa dulcinée : "Ben c’était pas si nul !" ("lâcheté par amour" n’est pas considéré comme un superpouvoir, si ?) ;
Formation de base : D.E.U.G. de jeu de rôles, licence de SF, maîtrise en vieux comics et prépare depuis 25 ans une thèse sur les origines extraterrestres des Templiers, véritables descendants des Jedi d’une autre galaxie lointaine, très lointaine…

Grâce à Neault et "Geoker", vous pourrez briller en société (balnéaire), hypnotiser les minettes ou en remontrer aux geeks tout en ruminant les meilleurs moyens de vous débarrasser de leur corps et de rester présentable et séduisant lorsque vous jouerez votre propre rôle dans CSI-la Baule ou NCIS-Golfe Juan.

Mais le reste du temps ? Eh oui, ces experts ont-ils pensé aux files d’attente interminables aux guichets de Disneyland ou dans la cour du château de Versailles ? Et l’ennui qui pointe lorsque votre guide de randonnée, juste après le frugal pique-nique à quelques hectomètres du Tourmalet, commence à vanter les produits mis en vente dans sa ferme située au fond de la vallée sous les nuages – tandis que vous vous demandez si vous avez bien pensé à refermer les vitres de la voiture ? Et comment tuer le temps jusqu’à la fin du tour en poney que vous avez fini par concéder à la petiote (en espérant secrètement y retrouver l’accorte monitrice qui – vous en êtes persuadé – vous a fait des avances au moment de l’inscription de votre exigeante progéniture) ? Que faire de constructif pendant que votre doulce (et si compréhensive) compagne prépare l’apéritif, que les enfants, à coups répétés d’avertissement proférés de votre voix de stentor, dressent la table et qu’enfin le chien a cessé de vous renifler l’entrejambe ? 

Lire bien sûr. Et quitter pour quelques minutes la surface d’un monde qui vous hait en vous faisant suer à grosses gouttes alors que vous essayez de faire bonne figure devant la jolie hôtesse rousse qui enregistre vos bagages ; ou en engendrant d’épouvantables borborygmes, bien aidé par le ½ litre de cidre doux englouti au restoroute entre Lyon et Valence, au moment où vous tentiez de faire valoir l’incontestable supériorité de votre culture face à l’incompétence confondante de cet énergumène boutonneux qui s’efforce de vous guider dans les méandres sucrés du musée du nougat ; ou encore en vous affublant d’une affreuse teinte violacée là où vos congénères arborent déjà un magnifique hâle mordoré – quand ce n’est pas cette saloperie d’allergie aux fruits de mer qui vous chope dans ce resto huppé de Deauville, lequel vous a coûté la moitié du budget vacances péniblement accumulé en sacrifiant (contre votre gré) le renouvellement pourtant nécessaire de votre home cinéma.

Lire donc. Mais quoi ? Vous vous dites peut-être que les comics ne sont pas (ou plus) pour vous. Vous vous trompez. Vous vous dites alors que vous voulez vous lancer dans ce monde merveilleux mais que la profusion incroyable de titres, tant en kiosque qu’en librairie, vous fait craindre pour votre porte-monnaie. Là, vous avez raison. En passant chez Univers Marvel & autre Comics, vous avez frappé à la bonne porte. Alors vous espérez le conseil, le bon choix à effectuer dans cette litanie d’albums, parmi ces histoires dont certaines vous rappellent quelques noms célèbres, perdus dans des souvenirs éthérés ; vous avez peut-être frémi d’aise devant le film Avengers mais vous ne voulez pas passer pour un loser en demandant à votre père (qui, lui, a connu les grandes heures des super-héros mais s’est efforcé ensuite de tout dissimuler dans une caisse poussiéreuse et de faire comme s’ils étaient morts le jour où Jean Grey a été tuée – pour la première fois) s’il pouvait en dire plus sur les origines de ces personnages hauts en couleur. Mais que craignez-vous au juste ? Hormis quelques anecdotes honteuses sur sa première érection (c’était, il s’en souvient bien, fiston, lorsqu’Arcade vient kidnapper Tornade alors qu’elle est sous sa douche et que son peignoir de bain ne parvient qu’à grand peine à dissimuler ses courbes généreusement crayonnées par John Byrne), il y a tout à gagner à se replonger ainsi dans le passé. 

Car Marvel, DC et même les autres firmes ne se sont pas faites en quelques mois, ma bonne dame, mon bon monsieur, que ces personnages qui vous fascinent aujourd’hui ont parfois plus de 5 décennies d’existence, parfaitement, et que, même, c’était mieux avant. Enfin, souvent.
Tenez, prenez Iron Man. Ah oui, vous souriez. Ah la coolitude de l’acteur dont vous êtes incapable de prononcer décemment le nom ! Sans lui, nul doute que le héros de papier aurait continué à péricliter : au moins, dans les films, c’est puissant, c’est drôle, c’est clinquant et Stark, ben il a de la profondeur, hein ? Rhalala, toute une éducation à refaire ! Alors oui, l’Homme de fer a connu ses heures pataudes et toutes ses séries ne se valent pas. Mais achetez donc Le Diable en bouteille, rassemblant dans la collection "Gold" de Marvel, chez Panini comics, 8 épisodes de la série de 1979 : certes, les vêtements, les coiffures vous feront peut-être sourire, mais le script solide et plutôt osé de Michelinie associé aux graphismes très high-tech du duo Romita Jr/Layton vous confirmeront que des bases ambitieuses étaient déjà jetées depuis longtemps, et que c’est très agréable à lire. Et si vous voulez doubler votre plaisir (décuplé par la ligne claire des artistes susnommés), vous pourrez tenter de vous procurer Armor Wars (le grand Barry Windsor Smith y remplaçant Romita Jr) qui se situe quelques années plus tard lorsque Stark décide de retrouver tous ceux qui ont usé de sa technologie, quitte à s’aliéner le S.H.I.E.L.D. Pour 25$, vous pouvez dénicher un recueil des 8 épisodes de cet arc majeur, édité en 2010. L’armure présentée, argent et rouge, est une petite réussite, qui pour moi n’est surpassée que par la version Heroes Reborn de Whilce Portacio et la Stealth Armor noire, quoique dépourvue de toute arme. Pour finir, si le passé vous horripile – et que vous avez un peu plus d’argent en poche, jetez-vous sur les volumes 1 & 2 d’Invincible Iron Man dans la collection Marvel Deluxe, toujours chez Panini. La paire Fraction/Larocca y signe une histoire remarquable, complexe, dense et belle.

Ah, vous froncez les sourcils. Iron Man n’est pas assez glamour, pas assez spectaculaire, pas assez tonitruant. Vous lui préférez la grandeur de Thor, qui y ajoute un aspect mythologique pas du tout déplaisant – à moins que vous n’ayez été sensible à la plastique impeccable du jeune acteur dont vous ne vous souvenez que des imposants pectoraux. Soit, mais je tiens à vous prévenir : l’intérêt de Thor est bien davantage dans les ressorts shakespeariens ponctuant ses aventures que dans sa blondeur, sa générosité ou ses muscles. Pour vous en convaincre à moindre frais, la collection "Best Comics" de Panini offre quelques perles, dont les Guerres obscures, un arc impressionnant datant de 1986 pour lequel Dan Jurgens a su faire honneur à ses glorieux aînés (comment oublier le phrasé pompeux adopté par Stan Lee pour les Asgardiens ?) tout en concoctant un drame épique dévastateur, à la hauteur du Dieu du tonnerre. Vous y retrouverez John Romita Jr dans un style plus proche de celui d’aujourd’hui, mais qui sied parfaitement au déferlement de pouvoirs accompagnant chacun des combats du fils d’Odin. A lui tout seul, il doit sauver Asgard : vaste programme.

Non, décidément, vous êtes plus "groupe" ? Rassurez-vous, on en a aussi en magasin. Pourquoi pas les Avengers justement ? Ça n’a pas été toujours facile de suivre leurs exploits. Mais un génial dessinateur a su rendre à merveille l’effet de multitude qu’impliquait cette série, tout en demeurant scrupuleusement pointilleux tant sur le physique de chacun des membres que sur l’intelligibilité de leurs scènes : c’est George Pérez et vous pouvez vous faire une idée de son talent dans le n°9 de la collection "Grandes Sagas", consacré aux Avengers de 1999 confrontés à l’un de leurs pires ennemis ; Ultron. La plume de Kurt Busiek se marie à merveille aux graphismes précis et virevoltants de Pérez qui sait en outre fort bien représenter les femmes, sans forcément leur attribuer des silhouettes fantasmatiques (et jamais la Sorcière Rouge n’a été aussi sexy qu’avec lui).

Enfin, si ces dessins vous ont séduits mais que votre cœur est trop fermement attaché à la Distinguée Concurrence, alors faites-vous une cure de Crisis on Infinite Earths.  Ça date de 1985, c’est illustré par George Pérez et ça a induit une véritable révolution dans le monde de DC, avec la volonté de "dégraisser" dans le but de réduire le nombre de séries parallèles et de versions alternatives d’un même personnage – c'est-à-dire de se rapprocher d’une continuité vantée par les concurrents de chez Marvel. Quoique postérieur aux Guerres secrètes, ce crossover a été construit par Marv Wolfman avec la ferme intention d’en finir avec certains piliers du DCUniverse. C’est peut-être parfois confus, mais véritablement haletant et brillant. De multiples éditions, plus ou moins complètes, existent en français. Vous y verrez, au sein d’une trame d’une amplitude inégalée, des combats désespérés, des mondes entiers qui s’effondrent, des civilisations anéanties et des sacrifices insensés à la mesure de ces êtres à part, ces demi-dieux aux costumes trop voyants, aux dialogues improbables et aux vertus inaltérables. C’était encore ainsi en ces années où l’innocence disparut, presque brutalement, laissant entrer ce cynisme et cette ironie qui phagocytent désormais la plupart des titres. En ce temps-là, les héros étaient encore héroïques. Ils étaient beaux, ils étaient forts, leurs poings faisaient trembler la terre, leurs cris fissuraient les cieux.
Et peut-être qu’en relevant les yeux de votre lecture, vous verserez une larme sur cette ère révolue, et c’est en frissonnant que vous arpenterez les corridors sombres et froids de cette abbaye qui se trouvait sur le chemin de vos vacances…

Les conseils de Neault
Surnom : Herr Nölt
Age : plus proche du père Fouras que de Justin Bieber
Pouvoir : peut effacer sa mémoire à court terme à l'aide d'une boisson écossaise magique
Formation de base : CAP de mousquetaire ("c'est un métier d'avenir" qu'il disait... si je retrouve ce conseiller d'éducation...)

Tout d'abord, puisqu'il faut bien se désaltérer par un temps pareil, je ne puis que vous recommander une Trooper, bière floquée aux couleurs de Iron Maiden et dispo à la vente depuis peu. Bien entendu, par souci déontologique, je vais suivre de près cette affaire et tester ce breuvage de manière approfondie. Ce n'est pas de l'alcoolisme, c'est un mélange de conscience professionnelle et de mélomanie. 

Bon, nous voilà maintenant à la plage, ou affalé à une terrasse, avec l'idée d'impressionner la galerie, voire même de dragouiller un peu. Comment faire pour avoir l'air intelligent ? Eh bien il suffit de se procurer par exemple le premier numéro d'une nouvelle collection kiosque, Tout le Savoir, numéro entièrement consacré à l'espace et aux mystères de l'univers.
200 pages, grand format, blindées d'infos, et richement illustrées, pour à peine 9,90 euros.
Après, il est de votre responsabilité de faire dévier la conversation vers le nombre de lunes de Jupiter ou l'expansion cosmique, on ne va pas vous mâcher tout le travail.

Allez, une petite astuce tout de même en plus. Si vous voulez vraiment être au top de la coolitude, il est grand temps de vous ruer sur les séries WEBellipses. Cet éditeur numérique (que je connais bien) a d'ailleurs réalisé dernièrement un petit exploit technique en organisant une séance de dédicaces virtuelles grâce à l'excellente émission Côté Comics. Une première qui a permis aux internautes de repartir avec des dédicaces (avec dessins, sisi !) sur leurs tablettes ! Et même des exemplaires gratos. 

Maintenant que l'on est désaltéré, un peu plus cultivé, et à la page en matière de technologie, on peut aller farfouiller dans les comics. Si vous avez la patience d'attendre la fin août, Batman Terre-Un, chez Urban, devrait intéresser même ceux qui ne connaissent pas bien le personnage. C'est beau (cf. cette planche), accessible et bien écrit.
Dans un autre genre, pour se détendre un peu et (re)découvrir des séries plus anciennes, je ne puis que vous inciter à mettre dans vos valises les Girls des frères Luna (en 4 tomes chez Delcourt) ou les Strangers in Paradise de Terry Moore (chez Kymera). Beaucoup d'humour dans les deux cas et une petite touche sexy en prime.

Enfin, si vraiment vous ne pouvez vous passer de pop culture même pendant les vacances, ou si vous ne pouvez pas partir parce que vous avez englouti votre budget en vous procurant l'intégrale Goldorak et les quelques babioles qui vont avec, eh bien vous pouvez toujours postuler chez Les Enfants de la BD, qui recherchent actuellement techniciens et chroniqueurs. Vous ne gagnerez pas d'argent, mais au moins vous vous ferez quelques amis. ;o)

Vous voilà donc parés, avec du old school, des émissions sur le web, de la bière, un recueil très féminin, de la bière, des vampires, quelques notions scientifiques et même de la bière. Ainsi qu'une méthode pour vous venger des conjoints qui aiment Twilight. Franchement, si avec ça vous ne passez pas de bonnes vacances, on s'engage à vous rembours... heu, non, on s'engage à s'excuser. C'est... ça nous arrange mieux, niveau pognon.

A bientôt ô nobles lecteurs, et, de la part de toute la bande, très bon été à tous !!