24 octobre 2012

Petite nouveauté dans les chroniques (et remerciements à Carali)


Un petit mot sur une nouveauté dans les articles de ce blog, qui sera testée sur quelques mois.

Ceux qui viennent traîner ici depuis maintenant... houla, presque sept ans (!), savent un peu comment je procède pour "articuler" une chronique disons... "standard".
Une petite intro, un résumé du récit, puis une critique abordant le dessin, la narration, la traduction, et cetera, et enfin, une petite conclusion. Le tout illustré par des covers ou des planches tirées de l'oeuvre en question.
Ce schéma me semble plutôt intéressant. Cela permet d'annoncer la couleur dès le départ (avec des résumés personnels, qui ne sont jamais des reprises des quatrièmes de couverture), puis de pouvoir émettre un avis argumenté, forcément subjectif (puisque "avis") mais je l'espère éventuellement rigoureux et au minimum honorable (puisque "argumenté"). L'inverse presque de certaines publications payantes, où des gens pérorent sans jamais prendre position et en mettant tout sur le même plan.

Cela aboutit à des articles qui semblent longs. En réalité, il y a très peu de texte, mais effectivement, si l'on se doit de tout relire, quelques mois ou années après, pour se remémorer l'essentiel d'un ouvrage, ce n'est pas forcément pratique.
J'ai donc décidé de tester deux petites nouveautés, à la fin des chroniques, qui permettront peut-être d'apporter un plus.

Tout d'abord, la conclusion des articles se verra maintenant accompagnée d'un petit dessin, issu du journal Hebdogiciel dont j'ai parlé ici. C'est en grande partie un clin d'oeil à Hebdogiciel et aux gens, talentueux (Carali en tête), qui ont travaillé pour cette publication sans concession, c'est aussi une manière de ne pas "noter" une oeuvre, mais de simplement résumer un état d'esprit.
Ensuite, la fin d'un article consacré à une publication sera maintenant agrémentée d'un "plus" & "moins".

Qu'est-ce donc qu'un "plus" & "moins" ?
Il s'agit en fait d'un résumé de qualités et défauts, clairement identifiés par un code couleur. Pendant longtemps, j'ai considéré le procédé avec circonspection, car ce genre de résumé ne dit finalement pas grand-chose d'une oeuvre.
Mais, lorsque ce petit "gadget" accompagne une chronique argumentée, présentant l'ouvrage en question, s'attardant éventuellement sur ses auteurs, cela peut effectivement avoir un intérêt (ne lire que cette partie prive évidemment le lecteur de la véritable critique de l'oeuvre).
Cet intérêt tient essentiellement dans le fait qu'un ouvrage, que l'on aime ou que l'on descend (même pour de bonnes raisons), aura rarement uniquement des points positifs ou négatifs. Il est même possible de trouver un défaut, ou en tout cas un aspect discutable, à un chef-d'oeuvre. 

Après une analyse rigoureuse (si possible !) et un texte forcément imprégné de l'enthousiasme (ou de l'aversion !) de son rédacteur, il est donc possible, d'une manière plus froide, plus technique, de faire un point sur ce qui semble être les points forts ou faibles d'une BD.
Cela oblige même à prendre du recul et nuancer certains propos, ce qui me semble aller dans le bon sens.
J'ai appliqué, pour le moment, cette nouvelle façon de faire à cinq articles récents et deux articles plus anciens :


Cela ne présente pas toujours un intérêt évident, mais pour certaines chroniques, cela s'avère tout de même utile.
Par exemple, pour Kick-Ass #2, ces plus et moins peuvent paraître très subjectifs, mais l'application du procédé sur Witch Doctor parvient à mettre en avant de vraies failles, peu abordées dans la chronique même, quant à la dernière publication chroniquée, c'est tout simplement le pire de ce qui m'a été donné de voir depuis que je lis des BD, et il est donc normal que cela se ressente dans le résumé final (je voulais un exemple probant de "beuark").

Le fait qu'il n'y ait pas de dessin symbolisant la "moyenne" est aussi un challenge supplémentaire. Si Ouais ! et Beuark ! représentent un "génial" et un "nul", Mouais... et Bof sont en quelque sorte des "bon" et "pas terrible", il n'y a donc pas de "moyen", ce qui oblige à trancher dans un sens ou l'autre : la lecture procure-t-elle au final un minimum de plaisir ou non ? Et est-ce suffisant ? Bref, le code graphique ne permet pas d'être fade ou de ne pas prendre parti, ce qui est une raison supplémentaire qui me pousse à l'adopter. 

Ainsi, j'espère me servir de ce "bilan final" pour modérer les chroniques où je suis parfois peut-être trop enthousiaste, tout comme pour, éventuellement, souligner un petit "plus" insoupçonné, ou mal présenté, après un "mauvais papier" (c'est déjà plus rare).
Par contre, attention, il ne s'agit pas d'un barème ou d'une note.
Autrement dit, une BD ayant un "ouais !" peut avoir des points négatifs et une autre ayant un "beuark !" peut présenter des qualités. Enfin, des qualités... disons des éléments jouant en sa faveur. ;o)

C'est cette contradiction qui m'apparaît intéressante : pouvoir encenser ou "fracasser" (jamais pour le plaisir, toujours pour une raison) dans un texte, puis, faire un effort de synthèse, quitte à trouver des éléments allant contre l'avis développé dans l'article. 
Le petit dessin présent au niveau de la conclusion donnera donc une indication générale, liée à l'article, alors que les "plus" et "moins" permettront de faire apparaître certains éléments sous un jour plus objectif ou "brut".

Reste à voir, à l'usage, si cela apportera réellement un plus et si je conserverai l'idée.
Je voulais en tout cas en profiter pour remercier chaleureusement Paul "Carali" Karali pour son aimable autorisation de reproduction. Pouvoir rendre hommage, même d'une manière aussi symbolique, à son talent et à la grande époque Hebdogiciel est pour moi une joie autant qu'un honneur !