08 décembre 2013

Best Comics - Lionheart of Avalon

Les Vengeurs sont sur le sol britannique dans l'arc Lionheart of Avalon, réédité il y a quelques semaines dans la collection Best Comics de Panini.

Captain America et Hawkeye traquent les Démolisseurs, venus commettre quelques méfaits sur le sol anglais. Aidés par Janet van Dyne, alias la Guêpe, alias Giant Girl, ils affrontent la bande mais sont rapidement en mauvaise posture. Cap notamment tombe sous les coups d'Eliot Franklin, connu sous le gentil sobriquet de "Boulet" (ou Thunderball en VO).
C'est à ce moment qu'une jeune mère de famille intervient. N'écoutant que son courage, elle se saisit du bouclier de Cap et s'interpose, lui sauvant ainsi la vie. Malheureusement, elle est gravement touchée et va succomber à ses blessures. Pourtant, ce n'est pas encore la fin pour cette exceptionnelle femme qui va devoir faire un choix crucial afin de déterminer son destin mais celui du royaume tout entier également...

La collection Best Comics est un joyeux fourre-tout, proposant des rééditions à petit prix. Celles-ci sont parfois incontournables (Green Lantern : Origine Secrète), d'autres fois peu adaptées à une publication isolée (Spider-Man : La Grande Alliance) et parfois carrément dispensables (Avengers : Où va le Monde ?). L'on se trouve ici devant un tome qui fait plutôt partie des sélections intéressantes.
Lionheart of Avalon est un arc constitué de cinq épisodes datant de 2004. Le scénario est de Chuck Austen, les dessins sont réalisés par Olivier Coipel et Sean Chen. Outre le fait que le personnage de Lionheart fait ici sa première apparition, cette histoire possède d'indéniables qualités. Tout d'abord, malgré la grosse castagne (She-Hulk ou les Démolisseurs ne font pas dans la dentelle), l'aspect psychologique des personnages est plutôt habilement creusé. Les bourdes de Hawkeye, le côté un peu trop rude de Cap ou encore les problèmes relationnels entre Janet et son ex, Hank Pym, donnent à l'ensemble un côté très humain, voire même une ouverture sur certains problèmes sociétaux (la violence envers les femmes notamment).

L'aspect féérico-historique (ça se dit ça !?) d'Avalon possède également un charme réel, même si finalement - et malgré une émouvante scène finale - l'on n'en saura pas beaucoup, pour cette fois, sur le devenir de la nouvelle incarnation de Britain. On sent toutefois là le lent virage des années 2000 qui a progressivement amené plus de maturité dans les séries mainstream de la Maison des Idées.
L'ouvrage est complété par les covers et un épisode spécial qui n'a franchement aucun rapport avec l'intrigue précédente. Il s'agit du Avengers (vol. 1) #1.5, datant de 1999 mais censé se dérouler entre le premier et le deuxième épisode de la série (dans les années 60 donc). Les styles graphique et narratif sont à l'avenant, donc très vieillots, mais bon, c'est fait exprès... notons que pour cette dernière partie, Panini n'a pas réussi à écrire correctement 1,5 (c'était pas évident en même temps, ils avaient le choix entre la manière US ou la manière française, ils ont finalement opté pour le style paninien avec un très joli 1/2, qui signifie donc 0,5 et pas 1,5) et que le style de notre traductrice préférée, à savoir Geneviève Coulomb, est un peu moins mauvais que d'habitude (bien que l'on retrouve des tournures de phrase franchement poussives et son penchant pour l'argot franchouillard des milieux interlopes de l'après-guerre).

Au final, pour moins de 10 euros, l'on se retrouve avec un comic sympathique, aux sous-intrigues intéressantes, et un bonus pas terrible mais qui a au moins le mérite d'être là.
A conseiller.

+ un mélange plutôt bien dosé entre action, émotion et réflexion
+ la légende arthurienne intégrée au marvelverse
+ un graphisme moderne, agréable et efficace
- un épisode bonus inintéressant et sans rapport avec l'histoire principale