04 septembre 2014

Pourquoi ne pas commencer Saint Seiya ?


L'histoire de base 

Il y a de nouveaux dessins animés qui débarquent toutes les semaines sur nos chaînes françaises. Lorsque l'on a le temps de se pencher un peu plus sur le sujet et d'éviter les perles que sont Dora et autres Oui-Oui, on peut tomber par hasard sur quelque chose de différent et que l'on peut considérer comme étant unique.
Certains de ces dessins animés sont connus pour avoir bercé toute une génération : Goldorak, Ulysse 31 ou Albator dans les années 70-80, Dragon Ball, Olive et Tom dans les années 90, Batman TAS et Spider-Man TAS dans les années 2000... C'est tout une jeunesse qui a été éduquée en suivant les aventures (qui s'avèrent finalement être le plus souvent des mésaventures) de leurs héros préférés. Comme la plupart des enfants, j'ai également eu mon dessin animé préféré : Saint Seiya ou les fameux "Chevaliers du Zodiaque" en France. C'est pour vous présenter cet univers qui me passionne et qui s'est pas mal complexifié au fil des années que j'ai poussé très gentiment Neault vers la sortie. Après tout, ceux qui connaissent le dessin animé ne savent peut-être pas toutes les possibilités qui s'offrent à eux de nos jours et, à l'inverse, ceux qui ne connaissent pas le dessin animé vont peut-être trouver ce qu'ils feront de leurs longues nuits d'hiver.

Nous allons commencer par le commencement, si vous le voulez bien. Saint Seiya (traduisible par "Chevalier Seiya") est un manga créé par Masami Kurumada en 1986. L'histoire, composée de 28 volumes (également disponibles en Deluxe) narre les aventures de jeunes garçons envoyés dans différents camps d’entraînement afin de devenir des Chevaliers. Nous suivrons plus particulièrement cinq d'entre eux : Seiya (Chevalier de Bronze de Pégase) qui est le personnage principal, Shiryû (Chevalier de Bronze du Dragon), Hyôga (Chevalier de Bronze du Cygne), Shun (Chevalier de Bronze d'Andromède) et Ikki (Chevalier de Bronze du Phénix). Chaque Chevalier possède une armure qui le protège et possède des pouvoirs capables "d'entrouvrir le sol et de déchirer le ciel". Ils ont tous une armure basée sur une constellation (autrement dit, il ne peut pas y avoir plus de 88 Chevaliers) et sont répartis en trois catégories : les Chevaliers de Bronze (comme nos héros, les plus faibles de l'ordre de la chevalerie), les Chevaliers d'Argent (qui sont plutôt secondaires) et les Chevaliers d'Or (les 12 chevaliers les plus puissants et qui ont pour constellation l'un des signes astrologique). Leur mission commune est de protéger Athéna, la déesse de la guerre, qui se réincarne tous les 200 ans pour affronter les forces du mal. Pas de chance, le Sanctuaire, supposé être la résidence d'Athéna, tombe entre de mauvaises mains alors qu’Athéna n'est encore qu'un bébé. La manipulation est telle que seule une poignée de Chevaliers défend la véritable Athéna tandis que tous les autres sont dans l'erreur. Comme souvent, les personnages du manga vont devoir s'expliquer avec leurs poings plutôt qu'avec des mots. Ce n'est qu'une fois qu'Athéna sera revenue au Sanctuaire que les Chevaliers pourront affronter leurs véritables ennemis. On distingue ainsi trois arcs : Sanctuaire, Poséidon et Hadès. D'ailleurs, chose intéressante, contrairement à quasiment tous les mangas dit « shônen », Saint Seiya ne présente pas des adversaires de plus en plus forts à ces héros. Il est clairement dit à plusieurs reprises que les Chevaliers d'Or sont les plus forts alors qu'ils sont en plein milieu du manga (les Guerriers Divins étant « presque aussi forts que les Chevaliers d'Or », Les Marinas ne « valant rien à côté des Chevalier d'Or » et quant aux Spectres d'Hadès... disons que l'on comprend qu'ils soient 108). De même, les véritables méchants dans l'univers de Saint Seiya, se comptent sur les doigts de la main, tellement les manipulations sont nombreuses. Évidemment, les dessins sont un peu vieillots et les combats plus répétitifs que ceux d'un Luffy ou d'un Ichigo, mais le manga n'en reste pas moins une valeur sûre.


Seiya : Par le météore de Pégase !
Aldébaran : Serais-tu stupide ? Que veux-tu qu'une attaque si lente fasse à un Chevalier d'Or capable de se déplacer à la vitesse de la lumière ?! Pour moi, cette attaque à la lenteur d'une tortue !
Seiya, Chevalier de Bronze de Pégase, face à Aldébaran, Chevalier d'Or du Taureau.


Mais le plus souvent, bien qu'il ne plaisait pas à tout le monde (coucou, Ségolène !), c'est surtout le dessin animé qui a fait connaître Saint Seiya. Il se compose de 145 épisodes de 24 minutes et est connue pour sa qualité mais aussi pour les défauts qui lui donneront, avec le recul, un certain charme. Comme beaucoup de dessins animés de l'époque, l'animé a été extrêmement censuré en France. Ce sont quelquefois des minutes entières d'épisodes qui sautaient. De même, il y a parfois des approximations ou des phrases bancales dans la version française (chose que l'on a déjà pu voir dans de nombreux mangas de l'époque). Parfois, c'est drôle, comme le fameux « il m'a donné une décharge électronique » mais d'autres fois, c'est affligeant comme Milo qui est appelé Miro ou Saga, qui lui est carrément appelé Seiya. Pourtant, ces faits ne sont pas les plus connus. Ce qui a véritablement fait la réputation du dessin animé est le doublage. Ceux-ci sont assurés par une équipe de 5 ou 6 réguliers tout au plus qui se passent le relais tour à tour. C'est ainsi que l'on se retrouve avec un doubleur qui en est venu à doubler pas moins de 8 Chevaliers d'Or sur 12 ! Certaines fois (pour ne pas dire fréquemment), les voix changent même d'un épisode à l'autre. Le comble reste le personnage de Shun qui a eu une voix de femme au début du manga avant que le relais soit passé à un homme. C'est également arrivé à Mû, Chevalier d'Or du Bélier, et Aphrodite, Chevalier d'Or des Poissons, qui eux aussi se sont retrouvés à tort avec une voix de femme. On pourrait penser que le tout est excusable dans le sens où les personnages sont androgynes mais dans l'univers de Saint Seiya, une règle stipule que les femmes chevaliers portent forcément un masque... comment pouvait-on se tromper sachant cela ?

Vu comme cela, on pourrait penser que le doublage est détestable pourtant, il est connu pour être l'un des meilleurs jamais vu. La qualité est telle que les défauts ci-dessus ont même donné un certain charme au dessin animé. Pourquoi ? Tout simplement parce que les doubleurs ont fait un travail remarquable. Tout ce qui entourait leur travail a l'air d'être bâclé, c'est un fait. Mais pour ce qui est de leur véritable travail de doubleur, il n'y a rien à dire. Nous avons beau reconnaître la voix, on pourrait jurer que ce n'est pas la même personne qui parle. Le plus connu des doubleurs reste bien évidemment Eric Legrand (doubleur de Seiya, Shaka, Alberich pour Saint Seiya mais aussi d'Alexis Denisof dans Buffy/Angel et Végéta dans Dragon Ball), une personne pour qui j'ai un immense respect. Je ne peux m'empêcher de penser ; « Ah, Eric Legrand ! », lorsque j'entends sa voix dans une série, un film ou une publicité. Si je devais voir une personnalité avant de mourir, ce serait lui, sans hésiter. Les autres ne sont pas non plus dénués de talent, loin de là, avec le regretté Marc François (doubleur de Shiryu ET de Hyôga mais aussi Rouky ou Mickey côté Walt Disney), le tout aussi regretté Henry Djanik (Le Grand Pope, Ikki, les Chevaliers d'Or ou encore Mister T) et sa voix reconnaissable entre 1000, Serge Bourrier (Shun), que je ne connaissais pas avant cela et dont la voix est surprenante et pas forcément facile à reconnaître suivant le personnage qu'il double, et bien d'autres comme Virginie Ledieu ou Laurence Crouzet.

… Je me suis égaré, reprenons le fil, si vous le voulez bien. L'animé s'est arrêté après Poséidon suite à la chute libre de l'intérêt des japonais dès le début d'Asgard (partie qui a eu un réel succès en France). Du coup, il faudra attendre pas moins de 14 ans pour voir le fameux chapitre Hadès qui conclut le manga en animé. Une attente bien longue mais qui à l'avantage d'offrir aux fans de nouveaux dessins et une superbe animation. Comme beaucoup d'autres mangas adaptés en animés, Saint Seiya possède son lot de différences suivant la version que nous suivons. Il serait donc judicieux de conseiller une version ou l'autre mais le fait est que les différences sont souvent minimes. Le point fort du manga, en plus d'être la véritable version, est qu'il n'est pas censuré (dernièrement, des DVD Saint Seiya en version non-censuré sont réapparus mais des scènes restent changées). Celui de l'animé est qu'il offre la saga « Asgard » qui n’apparaît pas dans le manga papier mais qui reste très bonne. En DVD, vous pouvez apprécier les combats mais vous pouvez apprécier également des personnages ajoutés plus détestables les uns que les autres, avec en tête les Chevaliers de métal... bref, c'est tout un débat. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Dans tous les cas, sachez que les génériques (ou « opening ») valent le détour (je parle des japonais, bien sûr... pas de ceux de Bernard Minet).


Shiryu : La perte de la vie de tes hommes a dû te faire perdre la raison !
Chevalier du Dragon Noir : Tu te trompes, je ne suis pas aussi sensible que toi, je ne verse pas une larme pour ceux qui se sont laissés tuer.

Un peu plus tard...

Shiryu : Pourquoi m'as-tu sauvé la vie ? Réponds-moi !
Chevalier du Dragon Noir : Eh bien j'ai eu soudainement envie de croire en ce que tu appelles l'amitié...
Shiryu face au Chevalier du Dragon Noir, sur le point de mourir.


Suite au succès du manga et du dessin animé, de nombreuses autres œuvres sont apparues.
En effet, le manga, sans avoir eu des ventes aussi faramineuses que Dragon Ball, a tout de même eu son heure de gloire avant de tomber dans l'oubli. Cependant, tout comme Ikki  revient encore et encore, le manga a pu renaître de ses cendres. C'est ainsi que, plusieurs années plus tard, l'univers, qui passionnait toujours un grand nombre d'irréductibles, et surtout qui a de sérieuses bases, a fait naître une flopée de spin-offs. Des spin-offs que je vais vous présenter.


Le spin-off Saint Seiya : Episode G

Ce manga, qui n'existe qu'en version papier et qui se compose de 21 tomes (dont un qui met l'accent sur Aiolos), a l'immense avantage de ne se consacrer qu'aux Chevaliers d'Or (Episode G pour "Gold"). L'histoire se passe six ou sept ans avant l'histoire de base, autrement dit juste après la soi-disant trahison d'Aiolos, le Chevalier d'Or du Sagittaire. On verra plus particulièrement son jeune frère Aiolia, Chevalier d'Or du Lion, tenter de mener à bien ses différentes missions tout en remettant à leur place ceux qui osent l'appeler le "frère du traître". Beaucoup d'action et de manipulations entourent un approfondissement très intéressant des Chevaliers d'Or mais l'on suit également leur vie de tous les jours au Sanctuaire. Il y a énormément de choses à apprendre. De plus, malgré ces petites nouveautés, l'auteur reste respectueux des différents caractères des Chevaliers d'Or et de l'univers en général, en puisant de nouveaux ennemis directement tiré de la mythologie grecque : les Titans.

A noter que bien que Kurumada soit noté sur la couverture, il n'est qu'un consultant, tout au plus. Tout le travail en revient donc à Megumu Okada. En fin de compte, cette série n'a qu'un point négatif : le dessin. Il y a quelques pages en couleurs et le style est beaucoup plus actuel mais cela n'enlève rien au fait que si l'accumulation de détails nous donne de magnifiques armures, elle nous donne également des scènes d'actions plutôt floues. Il faut également un petit temps d'adaptation pour le changement de visages de certains personnages mais aussi pour ce qui est de leur corpulence, les Chevaliers d'Or étant dessinés de manière assez androgyne.
En somme, un bon petit manga qui n'est pas forcément LA priorité absolue mais que je conseille tout de même aux fans.
A noter qu'Okada a lancé dernièrement une nouvelle série Saint Seiya : épisode G Assassin qui serait la suite de sa série de base. Aucune date concernant une éventuelle arrivée en France.


Aiolia : Tu aurais mieux fait de fuir tout seul, idiot !
Shura : Pfff... Me faire traiter d'idiot par toi, c'est la fin de tout... Quoiqu'il en soit, à cause de l'ordre du Grand Pope, personne ne viendra nous aider. Alors la fin est proche... mais mourir à côté d'un compagnon, ce n'est pas si mal...
Aldébaran : Un ordre qui interdit de venir au secours de ses frères d'armes ? C'est la première fois que j'entends parler de ça ! Je viens de rentrer alors j'ai dû le manquer... autant que j'en profite ! Vous permettez que je me joigne à votre combat ?
Aiolia, Chevalier d'Or du Lion et Shura, Chevalier d'Or du Capricorne, en mauvaise posture face aux Titans mais rejoints in extremis par Aldébaran, Chevalier d'Or du Taureau.


Le spin-off Saint Seiya : The Lost Canvas

Ce manga est sans doute le meilleur spin-off. Écrit et dessiné par Shiori Teshirogi, cette histoire raconte ce qu'il s'est passé lors de la guerre sainte précédente, soit 200 ans avant l'arrivée de Seiya et de ses amis. Ici, seuls deux personnages sont connus du lecteur : Dohko, le Chevalier d'Or de la Balance et futur maître de Shiryu, et Shion, Chevalier d'Or du Bélier et futur Grand Pope assassiné par Saga dans le manga de base. Tout comme dans la saga Hadès, vous allez ici découvrir le terrible combat qui oppose les Spectres aux Chevaliers d'Or d'Athéna. Le scénario est maîtrisé, les dessins sont très bons, les personnages sont travaillés et les liens avec la série d'origine sont nombreux. De quoi ravir tous les fans de la première heure ! Si un jour, vous souhaitez quitter le manga d'origine pour en attaquer un autre, c'est par celui-ci qu'il faut commencer !
Ce manga a été adapté en dessin animé mais ce dernier a été annulé après 26 épisodes. Je vous déconseille donc de suivre cette aventure à travers le DA.
A noter qu'après avoir terminé son histoire en 25 tomes, Shiori Teshirogi a crée un spin-off (c'est tout à fait ça, un spin-off du spin-off) intitulé Saint Seiya : The Lost Canvas Chronicles et dont chaque volume se concentre sur un Chevalier d'Or. On pourrait penser que c'est la série de trop, mais non, une nouvelle fois, le récit est surprenant et les clins d'oeil à la série d'origine très nombreux. Il y a neuf volumes actuellement et la série est toujours en cours.


Thanatos : Tu es encore vivant ? Et en plus tu as sciemment pénétré dans une enceinte divine ?

Manigoldo : Oops, vous m'en voyez désolé. Mais entre nous, z'êtes vraiment des Dieux ? J'avais entendu dire que des Dieux jumeaux étaient dans l'entourage d'Hadès. C'est fou, on arrive à peine à vous différencier. Alors, c'est lequel qui gère la « mort » ? C'est juste le type que j'ai le plus envie de défoncer là !
Hypnos : …
Thanatos : C'est moi...
Manigoldo tente de frapper Thanatos qui le bloque sans aucun problème.
Hypnos : Je n'apprécie pas outre mesure la vue du sang et le désordre des combats. Je vous laisse vous amuser entre vous.
Manigoldo, Chevalier d'Or du Cancer face à Thanatos, Dieu de la Mort et Hypnos, Dieu du Sommeil.


Le spin-off Saint Seiya : Next Dimension

J'ignore pourquoi le manga de Masami Kurumada s'est arrêté ainsi mais une chose est sûre : son histoire n'était pas achevée. Lorsque l'on sait que le dessin animé s'est cassé la figure au Japon dès Asgard, il n'est pas exclu de penser que le manga papier a suivi le même chemin durant Hadès. Le résultat est simple : l'histoire autour de la sœur de Seiya semble bâclée, le combat contre Hadès n'est pas plus long qu'un autre, on ignore ce qu'il advient de Seiya et enfin, jamais les Chevaliers de Bronze n'auront eu à affronter Zeus.
Autant les fans étaient heureux de voir tant de spin-offs continuer à faire vivre cet univers, autant ils ne pouvaient s'empêcher de garder une certaine amertume. L'année 2006 marque un tournant puisqu'il est annoncé que Masami Kurumada allait créer un nouveau manga Saint Seiya. Si, au départ, les indices sur le manga sont peu nombreux, les premiers chapitres ne laissent aucune place au doute. Il s'agit bien là de la suite officielle des aventures de nos Chevaliers de Bronze. Ceux que les fans auront longtemps appelé « l'hypothétique chapitre céleste » est enfin lancé !
Bien qu'il n'y ait que très peu de volumes à ce jour, le détailler serait vraiment long. Je vais donc me contenter de vous dire ce qui change. Tout d'abord, Seiya est blessé et n'est donc pas en train de monter des marches avec ses amis. Ensuite, les dessins de l'auteur sont certes les mêmes mais nous offrent tout de même une belle surprise puisque le manga est en couleurs. Enfin, l'histoire se passe à la fois dans le présent mais également lors de l'ancienne guerre sainte. Je suppose que ceux qui ont lu tout ce que j'ai écrit de beau au-dessus ont percuté... Eh oui, il y a tout de même un côté négatif à cette belle histoire. En effet, si les fans sont ravis de revoir les Chevaliers de Bronze en action, le fait que Masami Kurumada ait fait intervenir ses Chevaliers dans le passé contredit absolument tout ce qui a été fait dans le manga Saint Seiya : The Lost Canvas. Kurumada n'a rien pris en compte, même pas les noms des Chevaliers d'Or. En somme, l'arrivée de ce manga a relégué à un second plan l'autre spin-off qui pourtant était de qualité.
Pour le reste, le manga s'annonce terriblement bon et plein de surprises. Si vous ne connaissez pas Saint Seiya, il faut commencer par la série principale. Si vous l'avez déjà lue et que vous l'avez appréciée, vous vous devez de lire cette suite tant attendue.
Pas d'animé de prévu pour le moment.


Athéna : Vous tous... vous vous êtes déjà tant battus pour moi. Pour me sauver. Cette fois-ci, c'est mon tour de vous venir en aide.
Shun : Mademoiselle...
Athéna : Allons-y, maintenant. En route pour le temple d'Artémis.


Le spin-off animé Saint Seiya Oméga 


Cette série raconte ce qui est supposé se passer quelques années après Hadès. Autant le dire tout de suite, c'est mauvais. Certains y trouvent leur compte mais la plupart du temps, que l'on soit puriste ou débutant dans l'univers, les différences avec l'univers d'origine sont beaucoup trop nombreuses pour plaire. Les seules bonnes idées sont les apparitions des cinq personnages principaux (et notamment ce qu'est devenu Seiya), Riyuho (le fils de Shiryu) et une partie des nouveaux Chevaliers d'Or avec en tête Kiki. A côté de cela, les personnages semblent encore plus jeunes (ce qui décrédibilise un univers qui avait déjà du mal à ce niveau-là), leurs armures sont à présent contenues dans des médaillons (comme la plupart des mangas dit "magical girl") et non de grosses caisses, les Chevaliers peuvent utiliser les éléments (version Naruto), les femmes Chevaliers n'ont plus de masque, les ennemis Mars et Pallas sont foireux, Haruto est une tête à claques...

Bref, selon moi, cette série montre les abus qui ont pu être fait dans l'univers de Saint Seiya pour vendre plus de figurines. Si cette aventure vous inspire malgré tout, la série se compose de deux saisons pour un total de 97 épisodes. A noter tout de même qu'Eric Legrand, le doubleur principal de Seiya, a accepté de doubler le personnage en français dans cette suite (quel courage !).

Euh... Il n'y a aucune phrase que j'ai eu envie de retenir de ce dessin animé... Désolé...


Les films 

Ils sont au nombre de 5 et sont de qualité variable :

- Eris : La Légende de la pomme d'or
Le premier, celui qui pose les bases de tous les films qui suivront. Le film est surtout connu pour l'un des méchants présent qui a été tellement apprécié qu'il a été grandement repris dans la saga Asgard du dessin animé. Le film reste appréciable et peut être vu après la saga Sanctuaire.

- La guerre des Dieux
Un bon film qui a pour intérêt d'introduire la saga Asgard. Il est donc conseillé de le voir avant de commencer Asgard.

- Les guerriers d'Angel
Ce film est le plus long (plus d'une heure) et est le plus apprécié des fans. En plus d'avoir une histoire plutôt bien maîtrisée, le film a l'immense avantage de mettre en avant d'anciens personnages disparus du manga. A côté de cela, il est important de signaler que c'est celui qui a également été le plus bâclé au niveau de la traduction. Certains noms d'attaque passent à la trappe, on mentionne la « grande bataille du douzième palais » à la place de la bataille des douze maisons, Camus devient Camille... bref, il y a tout de même pas mal de phrases bancales et d'approximations.

- Lucifer : Le Dieu des Enfers
Bien que ce film soit plutôt distrayant, il est loin d'être le meilleur. La cause principale est l'intervention de Lucifer, personnage de la Bible alors que Saint Seiya se basait jusque-là sur la mythologie grecque. Il doit être vu après la saga Poséidon et après les trois premiers films.

- Tenkai-hen Joso : Overture
Ce film était supposé introduire ce qu'il se passe après Hadès. Le film avait donc perdu énormément d'intérêt suite à l'arrêt de la série d'origine. Après l'arrivée de Next Dimension, il a été un peu remis sur le devant de la scène mais sans être considéré comme étant culte non plus. De son côté, Kurumada l'a renié à l'époque car il n'était pas satisfait du résultat final (ce qui fait que l'animé n'en sera que d'autant plus controversé). Le film développe pas mal d'idées mais reste très différent de ce qui s'était fait jusque-là. A vous de vous faire votre propre idée. Personnellement, c'est celui que j'ai le moins regardé avec celui sur Lucifer. L'avantage, pour les plus jeunes d'entre vous, est qu'il est bien mieux dessiné que les films précédents (forcément).

Il existe un autre film mais en images de synthèses cette fois : La légende du Sanctuaire, qui reprend un morceau d'arc du manga.


Voilà, je pense avoir fait le tour de tout ce qui touche de près ou de loin à l'univers de Saint Seiya. Sa complexité apparente pourrait en perturber plus d'un mais je vous assure que si vous gardez en tête le fait que le manga date des années 90 (et donc, qu'il a un peu vieilli), vous avez peu de chances d'être déçu. C'est une histoire touchante, originale, bourrée de rebondissements, avec un vocabulaire plus riche que la moyenne (j'ai même entendu de l'imparfait du subjonctif Oo) et qui, à défaut de vous apprendre l'anglais comme d'autres séries dites « éducatives », vous apprendra certaines valeurs comme le dépassement de soi, la compassion, l'amitié, l'amour de son prochain,...


Par le météore de Pégase !