23 juillet 2012

DC Saga #1 & #2

Une offre spéciale chez Urban nous permet de nous pencher sur les deux premiers numéros de la revue DC Saga.

Urban Comics a divisé son offre kiosque en trois parties assez logiques : Batman Saga, consacré à l'univers du Dark Knight, Green Lantern Saga (précédé de Green Lantern Showcase), centré sur les épopées cosmiques, et enfin DC Saga, bâti autour de Superman et de la Justice League.
Si vous n'aviez pas encore jeté un oeil sur ces titres, une opération spéciale ce mois permet de vous mettre dans le bain à bas prix puisque les deux premiers numéros de chaque revue sont disponibles pour 8,90 euros (au lieu de 11,20).
Rappelons également que toutes ces séries font partie de DC Renaissance, la gamme française qui fait écho au relaunch général de l'univers DC.

DC Saga s'ouvre sur Justice League avec une petite particularité, l'arc se déroule il y a cinq ans (des années DCU, pas les nôtres), lors de l'apparition des premiers surhumains. Batman, Green Lantern ou Superman ne se connaissent donc pas.
Le scénario est de Geoff Johns, les dessins de Jim Lee. Visuellement très réussis, ces deux épisodes tombent malheureusement, en ce qui concerne le récit, dans une recette (trop) classique et convenue : le fameux schéma "je rencontre un encapé/par principe je lui cogne dessus/on finit par faire alliance". D'un autre côté, le gros avantage du procédé vient du fait qu'il permet d'installer les personnages (encore que Supes me semble un poil agressif) et de faire étalage de leurs capacités. Un nouveau lecteur aura donc tout de suite un topo général sur chacun, d'autant qu'Urban accompagne chaque épisode d'un texte d'introduction fournissant les éventuelles informations supplémentaires nécessaires.

L'on passe ensuite à Superman, avec George Perez au scénario et Jesus Merino au dessin. L'ambiance est très différente, notamment grâce (ou à cause) de la narration, s'affranchissant du modèle standard moderne, avec des planches très chargées en petites cases et relativement denses au niveau du texte.
L'histoire se déroule sur deux axes principaux ; une intrigue assez classique, dans laquelle Superman affronte une menace d'origine extraterrestre, et de nombreux changements au niveau professionnel pour Clark Kent, avec notamment un Daily Planet racheté par un grand groupe de media et une Lois Lane qui travaille désormais pour la télévision.
Plutôt sympa à suivre pour le moment.

On passe ensuite à Flash, dont scénario et dessins sont signés Francis Manapul et Brian Buccellato.
Barry Allen va découvrir ici les nombreuses possibilités, notamment mentales, qu'offre la Force Véloce. Parallèlement, il devra enquêter sur l'un de ses anciens amis, membre d'un étrange commando.
Là encore, un début agréable et accessible, avec de superbes effets graphiques, notamment au niveau des flashbacks ou encore lorsqu'il s'agit de montrer les capacités de perception, très inhabituelles, de Flash.

Enfin, l'on termine par Supergirl, avec aux commandes Michael Green & Mike Johnson pour ce qui est du scénario, et Mahmud Asrar en ce qui concerne les dessins.
Tout comme dans Justice League, l'on assiste ici à un "vrai" début puisque Supergirl débarque en catastrophe de Krypton et qu'elle est accueillie par son cousin, qu'elle a quitté alors qu'il n'était qu'un bébé.
Difficile de juger de la qualité du récit puisque, malgré les deux épisodes, il ne se passe pas énormément de choses (et l'on retombe encore dans l'agaçant réflexe "je cogne, on discutera après").
On attend en tout cas des auteurs une approche différente, à la hauteur des nouveaux titres féminins de DC, comme Batwoman par exemple, qui pourrait amener un peu de fraîcheur.

Plus généralement, soulignons encore une fois les efforts de l'éditeur au niveau rédactionnel, puisqu'en plus des textes introductifs, l'on a droit, dans le numéro #2, à deux petits dossiers de deux pages, l'un consacré au Daily Planet, l'autre à la Renaissance DC. De petits compléments utiles.
En ce qui concerne la qualité intrinsèque des séries, les poids lourds semblent toutefois un peu en deçà des titres plus secondaires issus des New 52 (comme Catwoman ou Aquaman), ce qui est finalement un phénomène que l'on retrouve souvent chez Marvel également. Une évolution à suivre donc sur le long terme...

Une revue cohérente et accessible, permettant de découvrir les pointures du DC Universe.