19 avril 2014

Ultimates : Super-Humains

Le quatrième tome de la collection Hachette est consacré aux Ultimates et s'intitule Super-Humains. Tout de suite, le point sur ce premier arc de la série.

Rappelons qu'au début des années 2000, Marvel a l'idée de lancer sa gamme Ultimate, développant des séries débarrassées de la continuité classique et se déroulant dans un univers parallèle (le 1610). Le concept ne tient en réalité que sur le moyen terme (car, à force, il génère lui-même sa propre continuité), mais il a le mérite de voir débarquer des séries de grande qualité, comme Ultimate Spider-Man (par Bendis) ou justement les Ultimates, sorte de version modernisée des célèbres Avengers.
Ce nouveau volume de la collection Hachette (cf. cette chronique) reprend les six premiers épisodes de la première saison, écrits par Mark Millar (Superior, Wanted, Superman, Nemesis, Wolverine, Kick-Ass, Trouble) et dessinés par Bryan Hitch.

Si vous n'avez pas cédé à l'appel de ce comic lors de sa parution en kiosque ou en deluxe, voilà une excellente occasion de vous y mettre car, il faut l'avouer, c'est en tout point une réussite. 
L'on retrouve un Tony Stark charismatique et dragueur, menant grand train, un Thor dont on ne sait s'il est réellement un dieu ou le gourou d'une secte altermondialiste, un Captain America à la fois émouvant et servant de jeu de contraste par rapport à l'évolution de la société américaine et de ses valeurs, un Bruce Banner pathétique et, enfin, un Giant-Man et une Guêpe qui ont des relations plus que tendues.
Le tout est magnifié par les planches de Hitch.

Plus qu'une histoire complète, il s'agit ici d'une introduction dans l'univers des Ultimates. L'on y fait connaissance avec Nick Fury et le SHIELD, mais les auteurs s'offrent également quelques guests de luxe, en la personne de Bush himself par exemple, ou de Shannon Elizabeth (moins connue mais plus sexy).
Surtout, deux combats épiques, bien que très différents, sont brillamment mis en scène : le premier, apocalyptique, oppose Hulk au reste de l'équipe, dans un New York sous la pluie et les explosions, le second entre Janet et Hank Pym, dans une scène de ménage qui dégénère et aborde le thème de la violence conjugale d'une manière originale (jamais un simple insecticide n'avait eu autant de portée dramatique).

Bref, c'est une bonne histoire, moderne, accessible et offrant du grand spectacle agrémenté de quelques vannes. Très hollywoodien finalement.
Question bonus, l'ouvrage contient un topo sur les auteurs ainsi qu'une galerie comparant les looks des personnages classiques (de l'univers 616) et leur évolution Ultimate (plutôt une bonne idée). Les covers sont par contre réduites au minimum (six sur une seule planche, un peu cheap). En tout, six pages de compléments.

Une excellente série, efficace et dynamique.

+ percutant
+ esthétique
+ accessible
+ des Vengeurs modernisés
- bonus un peu justes, notamment pour les covers réduites