03 décembre 2006

Les origines du griffu...

On avait déjà eu un avant-goût avec l'excellente série "Les origines" de Jenkins/Quesada/Jemas et Andy Kubert au dessin, le tout disponible en Marvel Best-Of, voici maintenant la suite logique avec le début de Wolverine : Origins dans le 155ème mensuel dédié au mutant canadien.
La cover de Quesada est magnifique (bien que Panini ait cru bon de la balafrer avec une de leur pub à la con, cette fois ils se vantent d'offrir un... logo (tous hideux d'ailleurs) pour téléphone portable, c'est clair que ça valait le coup d'imprimer ça sur la couverture, ça va, au moins, faire tripler les ventes) et l'intérieur est laissé à l'inspiration de Steve Dillon. Bon, ce n'est pas mon artiste préféré m'enfin, c'est loin d'être hideux. On a déjà vu son travail sur la série régulière du Punisher ou sur la mini consacrée à Nighthawk. Le scénario est signé Daniel Way, pas un inconnu sur Wolvie donc, et déjà scénariste également de... ah ben tiens, Nighthawk.
L'histoire maintenant. Ben, ma foi, c'est pas mal. Déjà, on a une explication sur le fameux sabre Muramasa (ça sent un peu le Kill Bill tout ça) dont on se demandait bien à quoi il pouvait servir entre les mains d'un type qui possède déjà des griffes en adamantium. Le passé de Wolvie commence à sortir du brouillard. Il est clair que ce pauvre Logan n'a pas que de bons souvenirs dans la caboche. Il est d'ailleurs conscient de l'atrocité de ses actes et semble particulièrement atteint par ces faits, longtemps occultés. Ces deux premiers épisodes sont axés notamment sur Nuke, un vilain pas forcément connu de tous, et qui s'en prend plein la tronche.
On s'éloigne donc du manichéisme de l'âge d'or, ce qui est de toute façon la tendance générale de toutes les séries. Certains scènes se déroulent au Vietnam à l'époque de l'engagement américain, une façon également d'ancrer le héros dans l'Histoire, celle (censée être) connue de tous. Le tout se lit très bien et on attend la suite avec impatience. Il s'agit là, sans doute, de l'une des grandes conséquences de House of M car Wolvie se souvient en fait de sa vie passée suite à ces évènements. Accessoirement, on a droit aussi au retour de l'ancien costume jaune et brun que je vous laisse admirer sur la cover qui est associée à ce post (sans le binz pour portable).