29 décembre 2006

La vue baisse chez Panini...

Je commence cet article par une bonne tranche de rigolade comme seule la formidable équipe paninienne peut nous en fournir. Quand ce ne sont pas leurs traducteurs qui se plantent, ce sont les éditorialistes. Cette fois, c'est Jérémy Manesse qui nous en sort une bien bonne dans le Marvel Icons Hors-Série #7 (sorti aujourd'hui avec une semaine de retard). En effet, dans son petit speech d'introduction, voilà qu'il nous parle de la "dessinatrice" Andrea DiVito. Super, sauf qu'Andrea pour le coup c'est un prénom de mec et que sa fameuse dessinatrice, "elle" se trimballe avec un aussi joli bouc que le mien ! (heureusement qu'il n'a pas vanté les mérites de sa plastique, haha, c'te poilade)
Bon, bref, DiVito est donc "un" dessinateur, plutôt connu même (enfin, visiblement pas chez Panini), qui a illustré notamment les épisodes de Ragnarok (lors de la mort de Thor) et qui a bossé sur la série Annihilation qui doit d'ailleurs bientôt sortir chez nous. Je ne résiste pas au plaisir de vous fournir un lien pour que vous voyiez par vous même à quel point Andrea ressemble à une fille. ;o)

Bon, retour cette fois sur le contenu de ce Marvel Icons HS. On a en fait droit ici au 4 premiers épisodes de la série, débutée en janvier 2006, consacrée à la Chose (elle s'est arrêtée depuis aux US). Les dessins, ben, on l'a vu, sont du célèbre drag-queen DiVito (lol) et le scénario est de Dan Slott. Alors, Slott n'est pas un inconnu non plus, on a pu lire notamment ses histoires dans She-Hulk (édité chez nous en Monster Edition) et la mini-série Spider-Man/La Torche (dans le Spider-Man HS #21). On le sait, Slott adopte donc un ton plutôt léger en général et il ne déroge pas à la règle cette fois encore. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que c'est du burlesque, m'enfin, c'est plutôt axé deuxième degré (ça ne fait pas forcément de mal d'ailleurs entre un House of M et un Civil War). Quelques persos secondaires sont à l'honneur dans le premier arc en trois parties, comme Nighthawk ou Constrictor, et le vilain de l'histoire n'est autre que Arcade (un perso déjanté qui colle bien avec le scénariste d'ailleurs). Le dernier épisode est un one-shot où l'on voit les Inhumains, Uatu, Daredevil...bref, ce brave Dan se fait visiblement plaisir. Voilà donc un numéro pas forcément indispensable mais agréable à lire et qui ne se prend pas au sérieux.