03 novembre 2008

Escapade Lilloise

Nous voilà donc partis, samedi matin, pour le Comics Lille Festival. Les trois quarts du trajet se déroulent en fait en Belgique, chemin le plus court – et le moins onéreux (les autoroutes belges étant gratuites) – pour se rendre de Moselle à Lille. Pas de bol, non seulement il pleuvra tout le long du voyage mais nous aurons même droit à du brouillard pendant la seconde moitié du trajet. D’ailleurs, pour l’anecdote, j’ai même découvert un panneau de signalisation routière que je n’avais jamais vu auparavant. C’est un indicateur de danger (de forme triangulaire donc) et il signale… la pluie. Sur 2,5 km. C'est-à-dire que c’est un endroit où il pleut tellement souvent que des mecs ont décidé de le signaler définitivement… lol, impressionnant !
Bref, après nous être longuement arrêtés pour nous ravitailler à midi, nous arrivons à la Halle aux Sucres sans accroc et sans même une erreur de ruelle (merci m’sieur GPS).


La première salle est bondée, on peut à peine se déplacer. D’ailleurs, j’ai même du mal à voir où commencent et se terminent les files d’attente pour les auteurs. La première tête connue que je repère est Glenn Fabry qui a l’air… fatigué… ou ailleurs, lol. Je mets un temps fou à me frayer un chemin à travers tout ce monde pour essayer de repérer Charlie Adlard (dont j’aimerais un petit dessin, quitte à attendre un peu, moi qui ai horreur déjà de faire la queue dix minutes au Leclerc !). Impossible de le trouver. Il y a par contre un tas de stands avec des figurines, des comics, des dessins à vendre. Difficile néanmoins d’accéder à tout.
Je quitte la pièce pour la deuxième salle (elles ne communiquent pas entre elles et il faut donc se retaper la pluie pour y accéder). Il y a déjà moins de monde dans les deux autres salles (la 2 et la 3 sont reliées, elles, ouf).
Un petit stand a été installé avec des consoles et de vieux jeux Marvel. Sympa mais je cherche toujours mon Adlard que je finis par trouver, affairé sur un sketch. Hop, je me place dans la file d’attente. J’en ai déjà marre au bout de 5 minutes mais bon, je me dis que je vais au moins en faire une jusqu’au bout. Une demi-heure après, la file s’est allongée derrière moi mais je n’ai pas l’impression d’avoir avancé de plus de 30 cm. L’ami avec qui je suis venu (et qui était près du stand d’Adlard) vient me voir et me dit qu’apparemment, il va faire une pause de trente minutes (Adlard, pas mon pote... ben oui, mon pote, il fait rien de spécial, pourquoi il ferait une pause ?). Etant donné ce qu’on a avancé pendant les trente minutes où il ne faisait pas de pause, je me dis que ça ne va pas changer grand-chose mais, en fait, c’est bien pire ! Les organisateurs viennent nous prévenir que l’artiste a estimé qu’il ne pouvait plus faire que neuf ou dix dessins, et que donc une liste allait être établie, ceux venant ensuite ne pouvant que, au mieux, faire signer un livre. Evidemment, je suis loin d’être dans les dix. Je n’ai donc droit qu’à une pauvre signature, et encore, parce que Fred (l'ami en question) est resté, avec mon comic, pour le faire signer, moi, sur le moment, j’étais trop dégoûté pour me contenter de ça. Ceci dit, les dessinateurs ne sont pas des machines et je comprends qu’ils ne puissent pas effectuer des dizaines de sketches à la demande… d’autant qu’Adlard avait l’air de dessiner des trucs très grands, avec décors et tout. Donc, jolis, mais pas beaucoup d’heureux élus.
Je croise à ce moment l’ami Biaze qui déambule comme un beau diable avec des sachets remplis de comics (il est plus patient que moi faut dire). Il a aussi eu une chtite signature de Adlard et plusieurs dessins d’artistes (je vous laisse lire son compte-rendu sur son blog).


Je décide de me rabattre sur David Aja avant d’apprendre qu’il a annulé ! (il était pourtant encore cité parmi les auteurs présents sur le site officiel la veille.)
J’opte alors pour Adi Granov (retour dans la première salle) pour apprendre qu’une liste a également été établie pour lui. Bon, quand ça veut pas… on déclare forfait pour la partie comics du séjour et on passe aux réjouissances. ;o)


On trouve un hôtel dans le centre-ville, un parking pour la bagnole et, hop, nous voilà lâchés dans la ville. C’est très animé et, en plus, tout est ouvert malgré le fait que l’on soit un jour férié. C’est plutôt joli Lille en fait, le centre en tout cas. On flâne un peu jusqu’en début de soirée où l’on fait quelques bars puis un restaurant où l’on va s’en foutre plein le bide histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien. Après les nombreux apéros, le vin du repas et les digestifs, le fait de n’avoir pas eu de dessin de Adlard me semble beaucoup moins grave. D’ailleurs, hyper-motivé, je me dis que l’on sera, demain matin, relativement tôt sur place, histoire d’être les premiers. A ce stade, je tiens à signaler que je révisais mon estimation après chaque verre. Au premier, je pensais être sur les lieux vers 10 heures, vers le quatrième, je me disais qu’on y serait à neuf et à partir du huitième, je me demandais bien pourquoi il nous faudrait dormir alors que l’on pouvait aller directement à l’aube à cette fameuse Halle qui allait voir de quel bois l’on se chauffait en Moselle !
Nous terminons la soirée (on entame la nuit en fait) dans un bar très sympa, La Plage, rue de Solferino. Sable par terre, musique pas trop mal (à partir d’un certain taux d’alcool, la notion de « pas mal » devient assez floue également), filles sublimes ET sympa, serveur très sympa également (et qui fait virevolter les bouteilles et les verres à la Tom Cruise en en faisant tomber un peu parfois, mais bon, c'est rigolo aussi quand ça rate), bref, on squatte là-bas jusqu’à trois heures du matin (au niveau de l’heure, je ferai une précision intéressante à la fin). Bon, 3h00 du mat, c’est encore jouable de se lever pas trop tard le lendemain sauf qu’il va nous falloir deux heures pour retrouver l’hôtel !
Mais sur le coup, c’est pas grave, je prends même le temps de plaisanter avec des gens dans la rue (Greg, si tu me lis, j’espère que tu t’es bien remis lol) et de faire l’andouille.
Arrivés – enfin ! – à l’hôtel, vu qu’on a un mini-bar, on se dit que ça serait con de pas en profiter…

…j’émerge le dimanche matin vers 8h00. C’est une particularité chez moi, je n’arrive pas à dormir tard le matin, même quand je me couche tard également. J’attends un moment que mon estimé collègue se réveille et on va prendre le petit-déjeuner. Et là, moi, la tête dans le cul, je lui sors :
- On est rentré à quelle heure hier ? 1h00 ?
- (rires)
- Quoi ?
- 1h00 ? Mais on est sorti à 3h00 au moins de La Plage. Et on a mis deux heures pour retrouver l’hôtel !
- La vache deux heures, quand même, on a traîné là ! (pour info, nous étions à environ vingt minutes du dit hôtel, mais entre le chemin que l’on ne retrouvait pas et les gens que l’on abordait, ça a pris plus de temps qu’à l’aller).
Conclusion, plus l’on monte vers le Nord, moins l’on a la notion du temps. Et ça n’a rien à voir avec le whisky.

Le dimanche a été vite bâclé, d’autant qu’il était impossible de trouver à se garer ce matin là près de la Halle (pas à cause du festival mais à cause d’un tas de marchés à la con).
Je garde un excellent souvenir du week-end (et de Lille et des lillois), par contre, le festival en lui-même gagnerait sans doute à trouver un endroit plus grand pour l’héberger (ne serait-ce que pour les stands de vente, eux-mêmes gênés par les files d’attente).