De l’évolution des techniques narratives
En plusieurs décennies, de l’eau a coulé sous les ponts dans nos comics. Ils ont évolué mais en quoi consiste exactement ce virage essentiel ?La première – et plus commune erreur – est sans doute de confondre nostalgie, compréhensible, et enfermement buté dans le passé. Au niveau de l’aspect visuel, certains admettent plus facilement les choses, sans doute parce qu’il est difficile de nier les progrès accomplis au niveau des dessins et de la colorisation (cela n’implique pas nécessairement d’ailleurs une optique purement réaliste, bien des styles très typés peuvent aujourd’hui tenir le haut du pavé et même faire jeu égal avec certaines peintures ayant l’avantage de ne pas traîner derrière elles l’étiquette « divertissante »). D’un point de vue scénaristique, les changements, pourtant essentiels, sont moins palpables.
Et pourtant, le fait est là, l’on ne raconte pas une histoire de la même manière aujourd’hui que dans les années 60 ou même en 1990.
Avec le temps, la société évolue. Pas seulement d’un point de vue technique mais dans tous les domaines. La morale change, les habitudes changent, le langage même change. Non pas d’une manière violente permettant de tracer une rapide frontière historique sur une hypothétique frise, mais en douceur. Le glissement est léger, lent, sans heurt. Mais, au bout du compte, il est radical.
Prenons un exemple connu de tous : les premiers pas de Peter Parker, alias Spider-Man. Sa « transformation » est, à l’époque (en 1962), torchée en quelques cases. Or, combien de fois les auteurs nous ont, depuis, gratifiés de relectures plus complètes de ce moment crucial ? Mieux encore, certains détails anodins, comme les débuts de Peter en tant que catcheur, sont aujourd’hui l’objet de mini-séries à part entière.
Ce n’est pas tout et, évidemment, il faut chercher des causes plus profondes que la simple envie de compléter les blancs laissés par les prédécesseurs pour expliquer les différences majeures entre nos anciennes histoires et les récits actuels.
Le lecteur, cet animal bizarre et dangereux, a changé. Il n’est plus si facilement bernable. Il sait que le clonage est un fait scientifique, que la vie existe certainement sur d’autres planètes, il a vu des tas d’effets spéciaux au cinéma, a connu la libération sexuelle, il a accès au savoir (et surtout à un tas de conneries) sur le Net, bref, on ne la lui fait pas.
Pour retenir son attention, il faut le choquer, magnifier ses idées reçues ou encore le surprendre gentiment. Mais surtout, il faut lui donner une impression de proximité qui était naguère proscrite. Finis les habiles Arsène Lupin ou les Zorro exotiques, le lecteur ne veut plus d’une icône comme héros. Il a besoin de failles, de recul, de sordide même parfois.
Ce virage drastique est pris, d’une manière parallèle, dans les séries TV.
Le cinéma le subit moins, peut-être parce que, dès le départ, il s’adressait à un public plus divers et segmenté là où ses moins nobles concurrents visaient à réunir le plus grand nombre (il est d’ailleurs amusant de constater qu’il est aujourd’hui à la traîne en proposant des adaptations de comics fades et sans aucun intérêt).
Mais revenons aux comics. Quelques auteurs profitent d’une certaine aura pour aller très - voire trop - loin (Moore par exemple), d’autres vont effectuer un travail sérieux et décomplexé par rapport aux media supposés plus « nobles » (le 300 de Miller est à ce titre exemplaire).
D’un point de vue concret, la violence est moins édulcorée (et c’est sans doute un bien, surtout lorsqu’elle suscite le dégoût), le sexe est plus présent, les dialogues plus crus, mais s’il suffisait de mettre des gnons, des bites et des gros mots dans une BD pour qu’elle fonctionne, ça se saurait. Il y a donc quelque chose de plus viscéral mais aussi de moins évident.
L’écriture, en soi, évolue avec la société. Il n’y a qu’à regarder un Starsky & Hutch, série plutôt bonne à l’époque, et la comparer avec un The Shield, véritable chef-d’œuvre, pour que la différence de traitement saute aux yeux. Ce n’est pas seulement la fin du manichéisme, il s’agit d’une manière de raconter qui évolue et implique le lecteur à un plus haut niveau.
Personne, dans les années 60, ne pouvait se prendre pour Hulk, Captain America ou Superman. Même Batman, sans aucun pouvoir, était richissime et particulièrement inventif, donc « à part ». Tout le monde, ou presque, peut par contre se retrouver sur des récits impliquant Jessica Jones (Alias) ou les Runaways. L’exemple de Jessica Jones est particulièrement édifiant car, après tout, qu’est-elle ? Une fille, banale, portée sur la boisson et n’hésitant pas à s’offrir une partie de jambes en l’air quand elle en a envie. Là où auparavant le lecteur trouvait, dans les comics, un puit sans fond d’héroïsme, il y trouve aujourd’hui un miroir rassurant lui disant « ok, tu vois, nous aussi on craint, on doute, on perd parfois. »
Il y a deux aspects, très distincts, dans cette évolution. D’une part une technique narrative pure permettant d’étoffer le personnage par rapport au récit (car à une époque, seule l’histoire importait, il fallait de « l’aventure » sans forcément des protagonistes très travaillés (dans un exemple franco-belge, Tintin, asexué et passe-partout, est un peu le paroxysme du genre, dépassant les frontières et permettant de mettre le récit au-delà du personnage (sauf, peut-être, sur la fin et, notamment, dans « Les bijoux de la Castafiore », parfait contre-exemple de « non-aventure »))), d’autre part une volonté d’aller vers le « commun » (tout en le sublimant, évidemment) pour donner au lecteur un sentiment de déjà-vu voire même susciter une certaine empathie. Il ne s’agit plus d’aller vers l’extraordinaire à la Jules Verne (la science
et le cinéma ayant blasé pas mal de monde) mais de faire un voyage vers l’infiniment humain, avec ses travers, ses saletés et ses moments ô combien touchants.L’auteur ne va plus vers l’inconnu (physique) mais le non-dit (psychologique).
Pouvons-nous, pour autant, dire que le serpent se mord la queue ? Sommes-nous, à force d’histoires impossibles et de légendes magnifiques, arrivé à un point de non-retour qui veut que le réel et le commun soient au centre du récit ? Peut-être. Certainement même. Il ne suffit plus de bombarder un extraterrestre un peu bizarre pour écarquiller les yeux des lecteurs. Une araignée radioactive et de bons gros méchants basiques ne suffisent plus. Il faut de la poussière, du vécu, du doute et du flou. Parce que nous avons grandi, à l’évidence. Parce que certains de nos dogmes absolus se sont effacés au profit d’une sorte de soupe commune où se mêlent religions, technologie et confort personnel, c’est vrai.
Et avec la modernité et ses tares, viennent aussi ses dérives et un certain politiquement correct. Pourtant, ce politiquement correct si présent dans les media, les discours politiques, les émissions TV, semble ne pas atteindre les comics. Au contraire, alors qu’ils étaient, il y a encore peu de temps, destinés à un public enfantin, ils permettent des avancées extraordinaires. Sur la perception de l’handicap, comme dans Echo ou sur la perception de l’homosexualité (d’une manière plus diffuse, en touchant diverses séries). Et puis, il y a des attaques politiques (Millar est coutumier du fait), des moments plus intimistes (un petit binz pour la Saint Valentin ?), des polars historiques parfaitement maîtrisés… bref… ce que certains regrettent n’est plus, et c’est tant mieux.
Tant mieux car nous avons, auteurs, dessinateurs et lecteurs, transformé un medium mineur en support de premier plan dépassant, par ses audaces et ses élans, largement le cinéma.
Ce qui a changé ? Nous avons un esprit plus large et un estomac plus solide.
Et les scénaristes et dessinateurs se sont parfaitement adaptés, depuis quelques années, à cette nouvelle exigence et ce nouvel appétit. Un comic n’est plus forcément un machin vendu à la va-vite sur du papier de mauvaise qualité. Et un lecteur de comics n’est plus, forcément, un trou du cul. Nos planches peuvent être géniales ou à chier, elles ont acquis un droit précieux : celui d’être considérées comme un véritable moyen d’expression et, surtout, une source culturelle réelle pour ceux qui les lèchent du regard. La BD n’est plus un livre au rabais pour adolescent attardé, elle est une manière de marier la force et l’habileté du récit au pouvoir évocateur des images. Les dessins ne sont plus une facilité, ils font le lien entre l’indicible et le lecteur, entre ce qui échappe aux mots et ce que nous savons, d’instinct, être important voire essentiel.
Nos comics sont aussi l'union, imparfaite mais féconde, des crayons et de la plume. Rarement dans l’Histoire, deux courants artistiques si opposés dans la forme ne se seront aussi bien mariés sur le fond. Il s’agit ici non pas de séduire un jury pour gagner un prix littéraire mais d’emporter l’adhésion de lecteurs pour gagner un peu d’argent et réussir cette incroyable – et si gratifiante prouesse – qui consiste à faire éprouver à un parfait inconnu des sentiments réels à partir d’une histoire totalement inventée mais bien racontée.
Peut-être que, finalement, rien n’a changé. Au fond, il reste un besoin de conter et, de l’autre côté, un besoin de s’étourdir. Et là où des media très technologiques sont un peu à la traîne, nos planches sont, elles, loin devant. Parce qu’un noyau dur de passionnés leur permet d’exister mais aussi, probablement, parce que l’audace se niche toujours là où on la soupçonne le moins.
"Le serpent qui ne peut changer de peau, meurt. Il en va de même des esprits que l'on empêche de changer d'opinion : ils cessent d'être esprit."
Friedrich Nietzsche.




13 commentaires:
Voilà, ça fait quelques temps que je parcours ton blog et je dois admettre que je le trouve extra. Outre les critiques de comics, très souvent pertinentes (Ahhh, la critique de "V pour vendetta", quel bonheur), j'aime toutes ces digression sur la société et la politique ou plein d'autres choses, bien que je ne partage pas tes idées, car c'est quelque chose qui manque et que tu le fais sans passion et précision.
Je profite de ce post, très porté sur l'évolution des mentalités (que je "travaille" tous les jours dans mon "travail" de recherche en Histoire [je suis encore étudiant]), pour te remercier pour la qualité de ce que tu écris.
A ce sujet, je pense que tu oublie le rôle de la morale. En effet, dans les années 60, alors que commence un grand nombre des aventures des héros de comics, on ne parle pas de soi, des ses sentiments. L'introspection est quelque chose que l'on garde pour soi.
J'imagine que la révolution sexuelle n'y est pas pour rien, même si les effets sont sans doute plus tardif dans les comics.
Bien entendu, si la morale évolue, les mentalités ont forcément évolué. Mais reste à savoir ... "la poule ou l'œuf"?
Hello Lobiu !
Et merci pour tes sympathiques remarques. ;o)
Tu as tout à fait raison en ce qui concerne la morale et l'espèce de "pudeur" qui l'accompagne dans les années 60.
Si je peux apporter un très léger bémol, je suis globalement d'accord avec ce qui a été dit. Le style graphique a évolué en mieux, les histoires et les psychologies sont plus fouillées et donc plus riches, les tabous sautent. Le comics comme genre a vraiment connu une évolution vers quelque chose qui est une forme d'art (évolution constatable aussi dans la BD contemporaine si on la compare à la BD franco-belge classique).Tout cela est bien. Mais, j'ai parfois l'impression en lisant certains comics récents que l'action pure y est moins dense qu'elle ne l'était il y a 30 ans, et que, de ce fait, si le cerveau est plus sollicité, l'adrénaline l'est moins. Il m'arrive de trouver ça un peu dommage, et du coup je suis soulagé quand je lis des cycles comme Messiah Complex ou les comics hors Marvel.
Il y a quand même encore de l'action pure, on sort par exemple de World War Hulk qui était surtout orienté baston. La ligne Ultimate propose aussi pas mal d'histoires qui bougent. Il y avait pas mal d'adrénaline aussi dans le run de Millar sur Wolverine (récemment réédité en Deluxe).
Donc en cherchant bien...
;o)
Bon article, toujours un plaisir de lire ce blog. (Pas comme d'autres dont les initials sont CP lol) Il y a vraiment un sérieux travail d'écriture et c'est fort appréciable à la lecture. Bravo.
Maintenant, sur le fond : Moi j'aime la SF, celle un peu kitch toujours en parti présente dans les comics. Genre, la saga du clone, j'ai adoré ! Les grands crossovers des années 90's, j'aime les relire ! Bon celà dit, j'aime aussi les travaux actuels de Morrison, JMS, Brubaker ... C'est juste que je trouve qu'avec des auteurs comme Millar ou Bendis, on se rapproche peut être trop de la limite au réel. Je n'aime pas qu'on me parle trop du monde réel lorsque j'ouvre un comics, tout ce que je demande c'est de l'évasion. Je n'ai pas aimé Ultimates par exemple. (eh oui !). Vive donc Brubaker ou JMS qui pour moi ont réussit à faire la part juste entre les comics d'antant et ce que j'appelle les "Widescreens" Comics de maintenant. Sinon, on trouve toujours des auteurs qui sont pour moi purement destinés aux comics comme Geoff Johns ou Kurt Busiek, ou même Loeb d'une certaine façon.
Bref, ce que je voulais dire, c'est que le danger est justement de faire des comics un divertissement très (trop) proche du cinéma ou des séries TV actuelles. (Ce que font Bendis ou Millar à mon humble avis) Tu disais que les comics surpassaient le cinéma; peut être; mais je ne crois pas qu'ils dépassent les séries TV malheureusement. Les exemples que tu citais, comme traiter de l'homosexualité ou de politique, je pense que les séries TV ont là dessus une large avance...
Ah, oui, un truc qui m'a fait marrer : Alias... Une nana alcoloo et qui cherche des parties de jambes en l'air ... j'ai JAMAIS connu de filles comme ça ! lol Je ne suis pas sûr que c'était le meilleur exemple ! D'autant que les persos de Bendis font justement très peu réalistes par leurs diatribes sorties tout droit du ciné, leur langage faussement jeune (je ne connais pas d'ados parlant comme le Peter Parker d'ultimate ... ce serait ridicule). C'est d'ailleurs ce qui m'éttone toujours chez les fans de Bendis lorqu'ils me parlent de ses "excellents dialogues très réalistes" ?!
Tiens, Mr Honey Bunny, ça faisait longtemps ! Content de te revoir par ici.
"j'ai JAMAIS connu de filles comme ça !"
--> C'est parce que tu ne sors pas assez ! ;o))
Non, bah, plus sérieusement, ce n'est pas une nymphomane non plus hein.
Pour Bendis je vais avoir du mal à te suivre vu que je suis un fan absolu du bonhomme (bien qu'il ait pu signer récemment des épisodes de New Avengers bien moins bon que les débuts de la série).
Et il n'y a pas que le côté purement réaliste (on ne demande pas de toute façon à ce que ça vire au documentaire), Bendis a beaucoup d'humour par exemple et sait se moquer des travers ou des tics que l'on retrouve habituellement dans les comics.
Et puis justement, il joue dans des registres différents, il peut être léger, comme sur Ultimate Spider-Man (les deux épisodes dans lesquels Wolvie et Spidey "échangeaient" leurs corps m'avaient bien fait poiler moi), ou plus sombre (comme sur Daredevil).
Oui, je sais que tu es fan de Bendis, c'est pour ça que je suis parti dessus ! lol
Bon, je ne deteste pas, qu'on soit bien d'accord, c'est juste que je pense sérieusement que je pourrais, si j'en avais le temps (:-), écrire un comics à la manière de Bendis... il est lui même, dans son style, facilement parodiable.
Par contre, je serais bien imbu de moi si je te disais que c'était simple d'écrire avec la prose d'un JMS par exemple.
Enfin, je trouve qu'il y a un grand fossé entre les deux. (je sais, c'est dur à entendre ...)
J'aime bien Straczynski aussi mais je lui trouve certainement moins de talent que toi. ;o)
Je me permets d'intervenir pour te féliciter pour tes critiques pertinentes.
J'ai recommencé à lire des comics depuis 1 an, et j'apprécie de me tenir au courant des sorties par le biais de ton blog.
Ayant commencé à lire des comics au début des années 90, je suis d'accord avec toi sur l'évolution des comics. D'aileurs Bendis s'est décrire au plus près la réalité, la vie quotidienne, il rend les super héros plus accessibles, plus humains. J'avais un doute sur le spider man ultimate, mais la lecture m'a scotché (peut être mon côtè éternel adolescent qui resurgit).
Je crois qu'il faut aussi insister sur la qualité d'impression des comics : avant c'étaient imprimé sur du papier de mauvaise qualité, maintenant, bien que les traductions paniniennes, et les prix sont prohibitifs, la qualité est quand même au rendez-vouz. C'est agréable de lire un vrai livre, avec une bonne couverture.
Les comics ont une longueur d'avance sur le ciné et la télé, car ils peuvent se permettre d'être beaucoup plus trangressifs. Et c'est tant mieux.
En parlant ciné, une nouvelle adaptation du punisher, qui parait plus inspiré du punisher version Garth Ennis (dont je suis fan), va voir le jour. J'ai vu la bande annonce, ça parait pas mal. Méfiance cependant. Quelqu'un en sait plus?
Je me demandais si on ne pouvait pas relier aussi au contexte des Etats Unis. Je m'explique.
Dans les années 60, les EU sont en plein dans la guerre froide et dans le bourbier vietnamien. L'"ennemi", si on peut l'appeler ainsi, est clairement identifié. ON sait contre qui on lutte. C'est dans cette période que l'on voit le plus (ou tout du moins naitre) des menace extraterrestres, des vilains recourant à des technologie de plus en plus évoluées (comme la course à l'armement).
Aujourd'hui, la situation est plus compliquée, ne serait-ce à cause des réseaux terroristes, ou même des tensions internes aux différents pays. On a ainsi toute l'attitude pour se pencher sur soi, d'autant plus que de plus en plus, les troubles psychologiques se font sentir (stress, dépressions...).
Le crossover Civil War me fait diablement penser aux problèmes liés à la première élection de Bush fils. Deux clans se sont clairement affronté et selon certains spécialiste américain, anglais et français, si Al Gore ne s'était pas retiré, une guerre civile aurait été possible (ils utilisent le terme, mais j'ai oublié de quels auteurs il s'agit). C'est peut-être tiré par les cheveux (leur vision de l'élection et mon analyse, mais, moi, je caricature pour mieux m'expliquer).
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Lobiu : Une guerre civile entre partisans de Gore et Bush, ça me parait tout de même fort peu probable. D'autant qu'il n'y avait pas de réelle opposition idéologique de fond.
Mais c'est vrai que le monde est plus complexe et que, du coup, les récits le sont aussi. Les frontières sont plus floues entre Bien et Mal par exemple. Tony Stark est représenté, par certains auteurs (comme Millar) comme un quasi despote, Fatalis verse sa petite larme lors du 9/11 (dans le Amazing Spider-Man hommage écrit par Straczynski), bref, les démons sont plus "intérieurs" au lieu d'être, comme auparavant, symbolisés par des vilains malfaisant monolithiques.
cr82 : Une adaptation inspirée du Punisher d'Ennis, ça pourrait être pas mal du tout en effet. Pas encore vu d'extrait moi par contre.
Très bel article.
Pour l'adaptation du Punisher j'ai quand même des gros doutes mais qui sait, ça serait bien d'avoir une bonne surprise.
très intéressant point de vue ... j'avoue m'être remis au comics avec Civil War, après près de 20 ans (!) d'interruptions à de rares exceptions près (un peu Miller, un peu Moore), et j'ai été agréablement surpris par certaines séries, très matures,subtiles, profondes, et des auteurs astucieux, qui ont su reprendre et populariser les idées de Moore ou des séries télé (et vice versa d'ailleurs pour l'influence du comics sur certaines séries, grâce à des gens comme Loeb ou Vaughan), je pense à Bendis ou Ellis par exemple
Enregistrer un commentaire