Les Eternels : Duel contre un Dieu
Les Eternels, nés d'une manipulation génétique des Célestes, étaient en sommeil depuis de nombreuses années, oubliant jusqu'à leur fonction ou leur glorieux passé. Aujourd'hui, ils se réveillent peu à peu, formant un groupe qui aura la charge d'affronter la Horde, une entité cosmique qui pourrait fort bien débarquer sur terre pour se délecter de son énergie collective.
Makkari, Ikaris ou encore Circée vont tenter de retrouver leurs semblables et d'en apprendre plus grâce au Céleste Rêveur. Les Eternels doivent se réveiller, oublier les faux souvenirs implantés dans leurs esprits et retrouver leur libre arbitre. Pourtant, déjà, un espion de la Horde est parmi eux. En livrant les secrets d'Olympia, sa position, ses armes, sa stratégie, il pourrait bien précipiter leur perte.
Après la mini-série de Gaiman et Romita, qui remettait sur la scène les fameux Eternels de Kirby (cf cet article), c'est au tour de Charles & Daniel Knauf, en ce qui concerne le scénario, et Daniel Acuña, pour la partie dessin, de prendre en charge leur destin. C'est toutefois peu de dire que cette suite a moins de charme que la saga de Gaiman. L'histoire est assez confuse, les personnages nombreux mais beaucoup moins charismatiques que par le passé et, enfin, les coups de théâtre relativement peu palpitants. Malgré le trip cosmique, l'on s'ennuie un peu.
Tout n'est cependant pas à jeter. L'on peut retenir les explications du Céleste Rêveur sur
son passé et le but des manipulations génétiques. Graphiquement, le travail d'Acuña est plutôt réussi avec notamment quelques jolies pleines pages (la vue du Céleste surplombant San Francisco est assez impressionnante) et des costumes d'Eternels assez originaux. Difficile pourtant de se contenter de si peu.
son passé et le but des manipulations génétiques. Graphiquement, le travail d'Acuña est plutôt réussi avec notamment quelques jolies pleines pages (la vue du Céleste surplombant San Francisco est assez impressionnante) et des costumes d'Eternels assez originaux. Difficile pourtant de se contenter de si peu.L'on retrouve dans cet ouvrage les traditionnelles covers originales. Petite curiosité, alors qu'il s'agit du troisième tome de la série dans la collection 100% Marvel, Panini n'a pas mis de numéro sur la tranche. Dans la rubrique coquilles amusantes, l'on peut lire à un moment "Sans Francisco", traduction sans doute de la célèbre ville californienne de "Without Francisco". ;o)
Enfin, la présence d'un avertissement "pour lecteurs avertis" semble franchement exagérée, le niveau de violence ou le langage n'ayant rien de particulièrement choquants. Pour l'anecdote, signalons la présence de notre brave Tony Stark ainsi qu'une très courte apparition de Spidey qui réussit quand même à balancer une vanne. Le meilleur moment de ces six épisodes...
Une série visuellement jolie mais qui peine à décoller vraiment, essentiellement à cause d'une intrigue poussive et de dialogues peu inspirés.
ps : je serai absent ce week-end, pour cause de petit séjour londonien, du coup, même si vous pouvez poster des commentaires samedi ou dimanche, ceux-ci ne seront validés qu'à mon retour, lundi soir. Enfin, si l'avion n'a pas de problème, si je ne choppe pas la grippe A et si je ressors entier de la monstrueuse tournée des pubs qui se prépare. ;o)




8 commentaires:
BONNE CAVANCE BRAVO POUR TON SITE IL EST SUPER-EXTRA
CHAQUES JOURS JE PASSE UN BON MOMENT
FABRIZIO DE STRASBOURG
Merci à toi ô noble voisin strasbourgeois. ;o)
Ben mince !
J'étais plutôt content du retour des éternels, ayant été grand fan à l'époque de la sortie en France outrageusement censurée... qui ne nous avait permis que quatre épisodes en couleurs, strange 89 à 92, de tête et vraiment sans certitudes...
Gailman avait plutôt (à mon goût) pas mal orchestré le retour et de son coté, notre "éditeur" préféré (humour moyen, je sais), a sorti une intégrale des épisodes de Kirby raisonnablement honnête (Miracle !!!)... Et paf !
v'la t'y pas qu'on tombe déja dans le mauvais, et Meeeeeeerde !
Même si je cautionne aussi Acuna, au style bien personnel et très appréciable.
De fait,ton appréciation rend ma visite de demain chez mon libraire préféré beaucoup moins savoureuse par anticipation, Damned !
Et bon week-end end "culturel" ! (heureusement qu'il y a encore quelques intellectuels aventuriers pour explorer le bon gout anglo-saxon !)
@ Quadrator : Mon souvenir des Eternels dans Strange est celui d'une série horriblement laide. Du coup, ma motivation est très moyenne, sauf si le style graphique est radicalement différent.
@Quadrator : c'est presque ça pour les Strange mais avec un petit décalage (90 à 93). ^^
@Neault : Without Francisco ! lol
Bon séjour et n'oublie pas de passer au Forbidden Planet que tu puisses baver un peu ^^
Je suis d'accord la série de Gaiman était vraiment mieux. Je crois que je vais plutôt me refaire l'intégrale ,nostalgie des Strange quand tu nous tiens!!
@Gromovar : Tu as tout à fait le droit de considérer la série de Kirby “ Les Eternels “ horriblement laide. Ce sont tes goûts et je les respecte. Cependant laisse moi prendre la défense du créateur. Je lui dois bien ça, c’est tout simplement lui qui ma fait aimer et ne plus jamais décrocher des comics.
Avant toute chose il faut bien souligner le fait qu’a l’exception de Spiderman tous les succès de Marvel (Les Fantastiques, Captain América, Thor, les X-Men, les Vengeurs, Silver Surfer, Hulk, les Inhumains…) furent à l’origine dessinés par un seul homme : Jack Kirby.
Kirby n’est pas un grand dessinateur il n’est pas non plus un génie. Non, Kirby est bien plus que ça … Kirby est un DIEU !
Kirby a façonné l’univers des super héros comme Dieu a façonné le monde et ses dessins sont nos icones. On ne peut pas aimer Kirby on ne peut que l’adorer.
Son style peut paraitre laid pour certains pourtant, c’est un fait, toutes les générations de dessinateurs de comics qui on suivit on à un moment ou à un autre, consciemment ou inconsciemment étés influencés par Kirby.
Il me serait difficile sur un post d’exalter le style sans égal de kirby. Comme il me serait difficile de glorifier en quelques lignes son imagination créative hors norme.
Je veux simplement dire que plus de 40 ans après, c’est encore les personnages de Kirby qui sont exploités par tous les médias. Très peu de nouveaux super héros intéressents ont été inventés depuis.
C’est là la force absolue de Jack Kirby qui est encore aujourd’hui inégalé.
Pour toutes ces raisons « The King of the comics », comme on l’a surnommé a juste titre reste définitivement l’artiste du sublime.
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