11 juin 2009

Les Eternels : Duel contre un Dieu

Retour des Eternels, avec une nouvelle équipe créative, dans la collection 100% Marvel.

Les Eternels, nés d'une manipulation génétique des Célestes, étaient en sommeil depuis de nombreuses années, oubliant jusqu'à leur fonction ou leur glorieux passé. Aujourd'hui, ils se réveillent peu à peu, formant un groupe qui aura la charge d'affronter la Horde, une entité cosmique qui pourrait fort bien débarquer sur terre pour se délecter de son énergie collective.
Makkari, Ikaris ou encore Circée vont tenter de retrouver leurs semblables et d'en apprendre plus grâce au Céleste Rêveur. Les Eternels doivent se réveiller, oublier les faux souvenirs implantés dans leurs esprits et retrouver leur libre arbitre. Pourtant, déjà, un espion de la Horde est parmi eux. En livrant les secrets d'Olympia, sa position, ses armes, sa stratégie, il pourrait bien précipiter leur perte.

Après la mini-série de Gaiman et Romita, qui remettait sur la scène les fameux Eternels de Kirby (cf cet article), c'est au tour de Charles & Daniel Knauf, en ce qui concerne le scénario, et Daniel Acuña, pour la partie dessin, de prendre en charge leur destin. C'est toutefois peu de dire que cette suite a moins de charme que la saga de Gaiman. L'histoire est assez confuse, les personnages nombreux mais beaucoup moins charismatiques que par le passé et, enfin, les coups de théâtre relativement peu palpitants. Malgré le trip cosmique, l'on s'ennuie un peu.
Tout n'est cependant pas à jeter. L'on peut retenir les explications du Céleste Rêveur sur son passé et le but des manipulations génétiques. Graphiquement, le travail d'Acuña est plutôt réussi avec notamment quelques jolies pleines pages (la vue du Céleste surplombant San Francisco est assez impressionnante) et des costumes d'Eternels assez originaux. Difficile pourtant de se contenter de si peu.

L'on retrouve dans cet ouvrage les traditionnelles covers originales. Petite curiosité, alors qu'il s'agit du troisième tome de la série dans la collection 100% Marvel, Panini n'a pas mis de numéro sur la tranche. Dans la rubrique coquilles amusantes, l'on peut lire à un moment "Sans Francisco", traduction sans doute de la célèbre ville californienne de "Without Francisco". ;o)
Enfin, la présence d'un avertissement "pour lecteurs avertis" semble franchement exagérée, le niveau de violence ou le langage n'ayant rien de particulièrement choquants. Pour l'anecdote, signalons la présence de notre brave Tony Stark ainsi qu'une très courte apparition de Spidey qui réussit quand même à balancer une vanne. Le meilleur moment de ces six épisodes...

Une série visuellement jolie mais qui peine à décoller vraiment, essentiellement à cause d'une intrigue poussive et de dialogues peu inspirés.

ps : je serai absent ce week-end, pour cause de petit séjour londonien, du coup, même si vous pouvez poster des commentaires samedi ou dimanche, ceux-ci ne seront validés qu'à mon retour, lundi soir. Enfin, si l'avion n'a pas de problème, si je ne choppe pas la grippe A et si je ressors entier de la monstrueuse tournée des pubs qui se prépare. ;o)