01 juin 2009

De l’honnêteté dans les chroniques ?

Juger est un acte violent. Certains peuvent se limiter à « donner leur avis » mais, au final, c’est bien d’un jugement qu’il s’agit. En quoi peut-il être honnête ? Petite introspection sur quelques années de chroniques revendiquées comme sévères mais justes.

Bizarrement, l’une de mes chroniques, sur une parution française mineure, a suscité des réactions parfois assez étranges sur le Net. D’aucun ont vu de la haine voire de la jalousie dans mes propos. Je les invite à relire l’article en question, il me semble qu’il est difficile au contraire d’être plus mesuré et pédagogique. Attention, je parle bien de l’article, pas des commentaires où je retrouve mon impulsivité naturelle et ma tendance bien connue à ne pas prendre de gants avec les internautes. Encore moins lorsqu’ils sont en mission commandée.
Ceci dit, même les réactions les plus infantiles peuvent avoir parfois de saines conséquences. Je me propose donc aujourd’hui de dévoiler un peu ma façon de fonctionner lorsque je chronique une oeuvre et, surtout, mes critères de jugement.
Une précision cependant : si je devais être jaloux, je le serais d’un Bendis ou d’un Quesada, autrement dit d’un scénariste ou d’un responsable éditorial au talent certain et à la capacité de travail indéniable. ;o)

Peut-on juger objectivement un travail artistique ?
Dans le domaine qui nous intéresse, je vais dire oui, au moins dans une certaine mesure. Mais définissons déjà la subjectivité. C’est, pour moi et pour beaucoup, ce qui relève du goût, des préférences, des centres d’intérêt, de l’inconscient même. Ce qui fait que vous aimez le bleu et pas le rouge ou la soupe à la tomate plutôt que les radis. Cela n’a pas grand intérêt car, évidemment, l’on trouve autant de subjectivités que de lecteurs différents.
Reste alors ce que l’on peut juger objectivement. Instinctivement, les gens ont tendance à penser que tout est une histoire de goût, ce qui est évidemment faux. Prenons l’exemple d’aujourd’hui avec Howard Chaykin. Lorsqu’un dessinateur illustre une histoire réaliste, il est censé maîtriser un certain nombre de techniques. Il existe une manière simple par exemple de bien respecter les proportions d’un visage. Cela s’apprend et c’est un impératif dicté par les seules lois de la nature. De même, lorsque les proportions ou l’anatomie d'un corps ne sont pas respectées dans un cadre réaliste, il ne s’agit pas d’un parti pris de l’artiste mais d’une maladresse qui peut facilement être identifiée comme telle.
A l’inverse, des artistes tels que Ben Templesmith n’ont pas ma préférence mais je suis conscient de leur démarche construite et de leur grande habileté. Dans Fell par exemple, le dessinateur a un rôle primordial qui donne tout son cachet à la série. De par l’effet de style, les personnages deviennent monstrueux et inquiétants ou au contraire livides et effacés. C’est une démarche active qui soutient l’histoire et lui donne même l’essentiel de son ambiance finale.
Il y a donc une différence entre ce que l’on trouve beau ou laid et le travail réel des auteurs.

Ecrire et être lu
Dans l’écriture, et même dans la scénarisation, il existe aussi des éléments objectifs qui peuvent être jugés ou, au moins, qui influent sur la perception générale qu’un lecteur peut avoir d’une œuvre.
Si l’idée de départ peut naître de bien des façons, la narration est plus une affaire de technique que d’inspiration. Une histoire se doit, pour fonctionner, de suivre un développement narratif précis, avec une introduction, des rebondissements, une conclusion crédible. Il faut savoir doser les effets, être vraisemblable (donc se documenter et avoir une solide culture générale), tenir le lecteur en haleine, maîtriser le rythme d’émotions bien réelles qu’il faut faire naître chez un total inconnu par le biais d’une fiction. Je fais donc la distinction également entre une histoire que je n’aime pas (pour des raisons propres, je déteste par exemple Zola) et une histoire mal racontée ou pas racontée du tout. Et ce n’est ni une question de format, de support, de longueur ou de genre, c’est une question de connaissance et d’expérience. Le talent vient bien après. C’est ce qui fait que certains se distinguent de tous ceux qui maîtrisent les mêmes bases évidentes.
Il est d’ailleurs assez surprenant de constater que l’écriture est l’un des rares domaines ou tout le monde ou presque pense être légitime. Il ne viendrait à l’idée de personne de se déclarer pilote de Formule 1 ou médecin ou encore ébéniste, mais tout le monde se sent prêt à endosser le rôle d’écrivain. Souvent d’ailleurs sans jamais être passé par le filtre légitime des concours sérieux ou des revues publiant des nouvelles de qualité.
Il y a plusieurs raisons à cela. D’une part une facilité technique apparente grâce aux traitements de texte (sur machine à écrire, les candidats étaient bizarrement moins nombreux), d’autre part et surtout, la multiplication des microstructures éditoriales ou la baisse du coût des œuvres auto-publiées. Chacun fait son pain dans son coin, avec de la mauvaise farine et fort peu de clients pour ces boulangers autoproclamés.

Le droit de juger ?
Personne ne viendra jamais vous emmerder si vous dites du bien de quelque chose. Si demain j’écris un article dithyrambique sur le dernier moteur Peugeot, je doute que cette firme mette en doute mes connaissances en mécanique. Par contre, si vous pointez du doigt des insuffisances ou, pire, d’honteux égarements, c’est quasiment l’inquisition : vous devenez, par la grâce de la mauvaise foi, « jaloux », « haineux » ou bien pire encore (c’est laissé à l’imagination des auteurs plus rigoureux et imaginatifs dans les noms d’oiseaux que dans leur supposé travail).
On ne demande pourtant pas aux inspecteurs du guide Michelin d’être meilleurs que les chefs qu’ils évaluent. Et d’ailleurs, un « simple » lecteur, s’il construit un avis argumenté et cohérent, a tout à fait le droit, selon moi, de donner son avis sur une œuvre.
Il se trouve que, mais c’est presque secondaire, j’ai personnellement un parcours d’auteur qui me permet de voir un peu les deux côtés du miroir. J’ai déjà été, très modestement, publié (et pas auto-publié), j’ai reçu quelques prix, j’ai même eu l’immense joie de voir l’un de mes textes être couvert d’éloges par un auteur confirmé étant lui-même détenteur d’un des prix littéraires français les plus prestigieux. Et après ? Cela ne veut rien dire. Si je mettais cela en avant sur chaque article, cela ne serait pas pour autant un gage d’objectivité ou même de compréhension des œuvres.
J’écris mes articles avec, je l’espère, une honnêteté quant au travail que je juge et un ton particulier qui fait que mes articles sont agréables (ou non d’ailleurs !) à lire. Mais avec plus de 20 000 visiteurs uniques par mois, je pense que certains doivent au moins un peu y trouver leur compte.
Je revendique donc au moins une dose d’objectivité et un droit naturel à m’exprimer sur ce que je lis.

En conclusion
Je n’accepterai jamais de me faire traiter plus bas que terre juste parce que je ne fais pas preuve de connivence avec certains. J’ai beaucoup de défauts, je suis impulsif, rancunier, parfois grossier, à la limite prétentieux, mais jamais la haine ou la jalousie n’ont été pour moi un moteur. D’ailleurs, je trouve absurde que l’on puisse ainsi me prêter (même sur des lieux peu fréquentés) des sentiments aussi grotesques. Je ne peux haïr un type que je ne connais pas, je ne peux pas non plus être jaloux d’un travail inexistant.
Maintenant, histoire que certains puissent se blinder un peu, il serait bon qu’ils sachent que le parcours d’un auteur n’est jamais constitué que de ouate, de pipes et de sourires. Il faut bien souvent faire face à des râpes à fromage, des morsures et des grimaces. Même d’ailleurs lorsque l’on ne le mérite pas ! Et dans la tourmente, certains baissent la tête et continuent à bosser, d’autres par contre tentent de discréditer les gens qui ont eu l’audace de ne pas se conformer à la complaisance ambiante. C’est là toute la différence entre un auteur, même nul, qui peut s’améliorer en prenant conscience de ses insuffisances et un personnage borné englué dans une démarche malsaine qui vise à couvrir, par une hypothétique campagne de dénigrement, les rares avis cohérents sur son travail.
Chacun fait avec sa conscience. Je ne suis peut-être pas suffisamment aimable au goût de certains, ni réellement diplomate, c’est un fait, mais j’ai la prétention de savoir de quoi je parle, l’ambition d’expliquer mes opinions de manière cohérente et le courage de ne pas me laisser emmerder par la lie des incapables.
Messieurs les trous du cul, je vous emmerde (et comme on le dit sur certains sites, les intéressés se reconnaîtront).

J’ai la prétention de ne pas plaire à tout le monde. Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui.
Sacha Guitry

La médisance est fille de l’amour-propre et de l’oisiveté.
Voltaire

22 commentaires:

M-Day a dit…

Je fais partie de tes lecteurs réguliers depuis longtemps et je te soutiens totalement dans ta démarche. Les gens qui te salissent devraient se remettre un peu en question.
Et d'ailleurs je trouve que tu n'aurais pas du mettre le premier lien car tu sers leur buzz.

Neault a dit…

Peu importe, jamais rien n'a fonctionné durablement sur un "buzz" de toute façon.

Je mets le lien pour que l'on comprenne de quoi il est question. Même moi, si je n'avais pas eu quelques liens transmis par mail par des lecteurs "bien intentionnés", je n'aurais jamais su ce que certaines personnes tentaient de faire en me salissant.
Mais comme je le dis, d'une bouse de médisance l'on peut faire aussi un terreau pour quelque chose de plus large et intéressant.

Seulement, certains ne viendront jamais commenter ce qu'ils ne comprennent pas.

TdK a dit…

Des petits rigolos font des annagrammes sur "certains sites" pour te désigner mais j'ai l'impression que personne a besoin d'aide pour comprendre ce que "trou du cul" désigne. ^^

En plus d'être nuls certains éditeurs n'ont même pas la décence d'être humbles ou beaux joueurs.

vengador91 a dit…

Je suis d'accord avec tes deux analyses, on a droit de critiquer toute bd et pas une bd française, pour quelle raison? Les américains font de comics depuis 50 ans et plus, et quelqu'un sort un en français et il doit le meilleur du monde tellement bon qu'il ne mérite aucune mauvaise critique. La France n'est pas le centre du monde, certains devraient apprendre la modestie.

philippe a dit…

c'est beaucoup d'honneur de les mettre dans le même sac que les éditeurs déja!

pour moi en tout cas Néault reste une référence
il a pas un caractère facile mais c'est l'un des rares blogueurs dont je ne rate aucun article
meme quand ça parle d'un perso que je ne suis pas

El Bony a dit…

Hé, bonjour, bon, je n'ai pas lu ce que tu as écris, hein? comme d'hab ;) Mais juste pour dire :
un critique qui critique ses critiques... ahah! c'est marrant... finalement.

voilà

(ah et j'en profite, hein, évidement comme d'habitude, j'ai acheté un livre que tu trouvais bien - l'art invisible - et bien entendu ça a eu deux conséquences :
1. je n'ai pas tout compris et je me suis senti con!
2. je n'arrive plus à lire placid et muzo simplement, comme avant a cause de toutes les idées saugrenues dont nous assaine Saint MAc Cloud !!!

...bahhhh, ça va en fait il me plait bien ce livre, en plus il fait pille l'épaisseur qu'il me manquait pour remplir proprement mon étagère.

David a dit…

je te suis depuis quelques temps et comme pas mal de tes lecteurs je pense, ton avis compte dans mon choix de bd à découvrir. Nous n'avons certainement pas les mêmes goûts mais je sais en venant ici que je trouverai un avis objectif, teinté de bonne subjectivité, souvent jouissive d'ailleurs. que des abrutis perdent leur temps à te démolir ne m'étonne pas du tout, je resterai cependant stupéfait de tous ces individus qui négligent leur créativité pour se consacrer à des actions futiles.
Vivement la suite en tout cas!!!

Surfer a dit…

Si ton blog est suivi par autant de monde c’est que tes critiques paraissent sincères et tes argumentations fondées.
On a la chance de vivre dans un pays ou chacun a le droit de s’exprimer librement. Tu as tout à fait le droit d’émettre une mauvaise opinion sur une œuvre. C’est légitime et c’est tout l’intérêt d’une critique. Ensuite, on peut évidemment ne pas être d’accord. Tu n’es pas non plus le gourou d’une secte qu’il faut suivre aveuglément ! Je ne comprends donc pas pourquoi ton article a suscité autant d’agressivité.
Tu t’es procuré la BD, tu l’as lue, tu as fait l’effort de la chroniquer, donc la moindre des choses c’est de respecter ton opinion et d’accepter ta critique.

Tuxoman a dit…

Lecteur depuis quelques mois, et ayant vu à quel point tes critiques sont détaillés , réfléchies et construites, je soutiens aussi ta démarche.

Nous devons avoir le droit de critiquer, même si cela dérange. Et il ne faut surtout pas, sous prétexte qu'une oeuvre viens de notre paix, avoir à la traiter avec des gants.
(Pour info, j'ai vue la pré-version sur le net, et j'ai pu me faire une idée sur la "profondeur" du scénar).

En espérant que cela ne te refroidisse pas pour continuer à nous nourrir avec de si bonnes critiques.

TdK a dit…

Et puis tu sais quand tu parles de gens en service commandé, je crois qu'il s'agit plutot d'un self-service ^^
malheureusement pour cet individu vous ne jouez pas dans la même catégorie en ce qui concerne les joutes verbales.

cabot3 a dit…

Le respect normalement ça marche dans les deux sens les auteurs veulent qu'on les respecte et disent que leur oeuvre est bien , mais bon desfois quand je paye pour des oeuvres marvel avec un scénario inexistant j'ai vraiment les boules, j'ai l'impression qu'on s'est foutu de ma gueule et ça aussi faut que les auteurs le sachent, les lecteurs méritent aussi le respect que ce soit un Mark Millar qui écrit sur Spider Man ou un auteur d'un quelconque autre pays.

Sinon Neault je trouve juste que tu as été grossier dans tes propos c'est peut être ça qui a déclenché toutes ces foudres dont tu as été la victime, cette histoire me fait penser à Francis Lalane sur fr2, bref bref je vais conclure par
liberté d'expression et d'opinion :-)

au fait el bony commenter un commentaire c'est encore plus marrant :-)

Neault a dit…

Je n'ai été grossier qu'avec un intervenant dans les commentaires, or l'on me reproche ma critique de LSA, qui elle est tout à fait honnête.

Certains ont pris un incident mineur comme prétexte pour excuser leur manque de travail et mettre en cause mon intégrité.
N'avoir par de talent, c'est excusable. Ne pas suffisamment travailler un livre que l'on met sur le marché, ça l'est déjà moins. Mais être en plus mesquin et vicieux au point de créer des faux pseudos pour pleurnicher sur son sort, c'est assez ahurissant.

Il y a des gens qui n'ont pas besoin de l'aide des gros mots pour être vulgaires. Il leur suffit de l'ouvrir.

Bob Futal. a dit…

On peut pas vendre un comics seulement en vantant la qualité du papier, la jeunesse du dessinateur et le fait que ça soit français. On est au moins en droit d'attendre un minimum de scénario, des dialogues efficaces, une construction des pages au moins un peu réfléchie (et ouais, les cases, ça s'enfile pas comme des perles, l'art séquentiel, ça se bosse) et des dessins maitrisées. Et tout cela est absent, et tu as eu raison de le dire. Moi, j'étais pas mal entousiasthe de voir ça, un comics français, je suivais de loin... Je me disais que ça pourrait etre sympa, j'ai acheté le premier numero pour soutenir l'affaire... Et ça m'a fait un peu l'effet de... J'ai du mal à expliquer ce que ça m'a fait... Un peu comme si on te promets la Chatte Noire pour la nuit, et que tu retrouves Octopuss dans ton pieu...
En un mot, c'est nase et je reste poli. Ni fait ni a faire que ce soit au niveau du dessin, du scenario, des dialogues. La seule chose que je reconnais, c'est qu'il fallait le faire et qu'ils l'ont fait. I
Il parait que les prochains seront mieux, je leur laisse le benefice du doute mais ce sera sans moi. Quand a toi, je te connais pas, mais bon tes critiques sont toujours interessantes a lire et argumentées. Meme quand je suis pas d'accord avec toi.

Brikoo a dit…

Bonjour à tous !

Je suis le trou du cul en mission auto commandé salarié chez Merluche et petite soeur de Rivière qui crache son venin ailleurs :)

Neault ! Ton style d'écriture est agréable, ton analyse pertinente et sincères félicitations pour le contenu de ton Blog.

Mais aussi pertinente soit ton analyse, elle ne peut remettre en question le fait que LSA peut plaire ... quelque en soit les raisons.

Quant à mes réactions, je les ai manifesté sur un autre Blog parce que je t'ai envoyé une réponse qui n'a jamais été éditée. Peut être un bug !?! Mais vu comment tu m'as gratuitement insulté, il fallait que je me défoule rapidement ... ailleurs. :)

Le mauvais jeu de mots sur ton pseudo était une vanne à 2 balles. Mais mon humour passe mal sur les Blog, alors ... j'en fais moins.

Je ne suis bien entendu pas ni Thomas Rivière, ni un salarié Merluche, ni sa petite soeur. Tout simplement un anonyme qui suit le parcours de Fed depuis 4 ans.

Les gens que tu ne connais pas t'emmerdent ... mais vu ton caractère cela ne m'étonne pas.

Tant pis pour toi !

Je n'ai jamais remis en question ta critique de LSA. J'ai réagis face à des propos qui visent à dévaloriser ceux qui apprécient LSA. J'ai été clair et précis sur ce point. Encore faut-il prendre le temps de lire.

Merci de développer une nouvelle fois ce sujet. sur les 20 000 visiteurs uniques s'il pouvait y en avoir au moins 1 qui achète LSA ... et bien c'est que cela en valait la peine d'en parler ... ici !

Neault a dit…

"Bonjour à tous !"

--> Tiens, bonjour ô illustre internaute anonyme ;o)

"Je suis le trou du cul en mission auto commandé salarié chez Merluche et petite soeur de Rivière qui crache son venin ailleurs"

--> Ok, mais on t’avait reconnu. ;o)

"Neault ! Ton style d'écriture est agréable, ton analyse pertinente et sincères félicitations pour le contenu de ton Blog."

--> La flatterie me plait uniquement lorsqu’elle provient de gens que j’estime. C’est con hein ?

"Mais aussi pertinente soit ton analyse, elle ne peut remettre en question le fait que LSA peut plaire ... quelque en soit les raisons."

--> Ben si LSA plait, j’aimerais justement en connaître les raisons…

"Quant à mes réactions, je les ai manifesté sur un autre Blog parce que je t'ai envoyé une réponse qui n'a jamais été éditée. Peut être un bug !?! Mais vu comment tu m'as gratuitement insulté, il fallait que je me défoule rapidement ... ailleurs."

--> Tu confonds tout, là tu postes en tant que Brikoo, et effectivement, je t’ai reçu assez rudement, par contre, c’est en tant que Thomas R. que tu te plains « sur un autre blog » ;o)

"Le mauvais jeu de mots sur ton pseudo était une vanne à 2 balles. Mais mon humour passe mal sur les Blog, alors ... j'en fais moins."

--> Je ne sais pas de quoi tu parles mais bon, je ne m’inquiète pas des saletés que des gens comme toi peuvent colporter.

"Je ne suis bien entendu pas ni Thomas Rivière, ni un salarié Merluche, ni sa petite soeur. Tout simplement un anonyme qui suit le parcours de Fed depuis 4 ans."

--> Tiens, bizarre, notamment parce que justement, les seuls points positifs que j’ai soulevés le concernent. Et effectivement, je suis malheureux qu’il soit associé à cette tentative d’édition. Il ne savait pas dans quoi il s’embarquait.

"Les gens que tu ne connais pas t'emmerdent ... mais vu ton caractère cela ne m'étonne pas."

--> Non, je n’ai pas dit ça, relis encore. ;o)
Les cons m’emmerdent. C’est différent.

"Tant pis pour toi !"

--> Ah ben tant mieux je dirais moi.

"Je n'ai jamais remis en question ta critique de LSA. "

--> Ben si. C'est même uniquement ça que tu tentes de remettre en question avec tes pauvres moyens.

"J'ai réagis face à des propos qui visent à dévaloriser ceux qui apprécient LSA. "

--> Lesquels ? Où ça ? Jamais je n’ai dévalorisé « ceux » (encore faut-il les trouver, lol) qui « apprécient » ça.
Je parle de manque de travail, je vois mal comment les lecteurs peuvent se sentir concernés.

"Merci de développer une nouvelle fois ce sujet."

--> De rien Thomas. ;o)

" sur les 20 000 visiteurs uniques s'il pouvait y en avoir au moins 1 qui achète LSA ... et bien c'est que cela en valait la peine d'en parler ... ici !"

--> Merci de pas péter plus haut que ton cul, je ne « développe » pas un sujet sur LSA mais un sujet sur la critique en général et la réaction des soi-disant « auteurs » plus prompts à perdre du temps sur le Net qu’à bosser sur leurs projets.
Et merci de ton intervention. Elle en dit très long, bien plus que je ne pourrais en dire, sur les perfidies censées remplacer le manque de travail et de talent. ;o)

Brikoo a dit…

@ Néault !

Je ne te flatte pas dans la mesure où je ne vois vraiment pas quel privilège tu pourrais m'accorder.

Pourquoi LSA peut plaire ? Je pense que cela te dépasse parce que tu est trop compliqué.

Sérieusement, parce que là j'hallucine. Tu crois vraiment que Thomas R. et Brikoo sont la même personne ?

Je ne suis pas Thomas donc je ne confond rien. Je me suis plains sur son Blog sous mon pseudo : Brikoo !

Si tu ne dévalorises pas ceux qui apprécient LSA, j'ai mal interprété ces propos :

--> Ben non, au contraire tête de con, j'ai même mis un lien pour qu'ils puissent l'acheter.

--> J'ai pourtant clairement dit que j'admettais que certains s'abstiennent de parler de cette bouse, par contre, sur le fond, la qualité artistique, ce n'est pas du "goût", c'est un constat que fait n'importe quel lecteur et, a fortiori, n'importe quelle personne qui a une démarche artistique et connaît un peu le milieu littéraire.

--> C'est voulu, c'est parce que les gens comme toi m'emmerdent. La connerie en général m'ennuie profondément d'ailleurs. Du coup je ne vois pas pourquoi je prendrais des gants avec des gens qui ont le QI d'une mouche à merde.

Si nous considérons donc que tu acceptes l'idée que LSA peut plaire sans en comprendre les raisons. Je suis intervenu par erreur sur ce sujet.

Neault a dit…

Ben oui mais Thom... pardon, Brikoo, c'est dommage que tu reviennes pour te ridiculiser.

Dans les extraits que tu publies, où diable est-ce que je chie sur les lecteurs ? C'est toi qui fait un boulot de merde. Pas les gens qui te lisent et te filent du fric.
C'est fou que tu comprennes pas ça.

Quand on a une petite bite, faut pas en vouloir aux centimètres. Peut-être que ça tu peux piger mais je suis pas sûr.

TdK a dit…

Neault lol, n'utilise pas des métaphores, il va dire que tu critiques les lecteurs qui ont de petits sexes!! ^^

philippe a dit…

Il est dingue ce type la...
J'ai bien aimé le QI de mouche moi ^^
Et effectivement Neault n'a pas critiqué les lecteurs. Son article me semble au contraire très clair.

Brikoo a dit…

C'est la situation qui est dingue !?!

Ce qui qui m'a fait réagir dans l'article original est la phrase suivante ...

--> Je suis assez effaré de voir avec quelle complaisance LSA a été accueillie sur le Net.

Neault peut expliquer qu'il y a des règles qui régissent le goût, il n'en demeure pas moins que j'aime bien LSA. Je me sens visé par cette critique ... et j'envoie un message.

Neault me rentre alors dedans avec un contraste saisissant entre son style littéraire et sa vulgarité. À la limite de la schizophrénie, je me dis ce mec est fou !

Mais ... je viens seulement de comprendre qu'il me prend alors pour Thomas R. Sa réaction prend alors un tout autre sens. Je ne suis, en fait, pas directement visé et je ne connais pas ses antécédents avec Thomas.

Après une nouvelle lecture des deux articles, j'admets avoir mal interprété ses intentions obscurcies par un sale caractère.

Mais bon, il s'aime bien comme ça ...

Je continuerai à lire ses articles dans la mesure cela reste un véritable plaisir ... lorsqu'il parle de Marvel.

Ce qui me gêne vraiment, c'est cette confusion autour de mon pseudo. Elle peut se propager sur mes Blogs ainsi que ceux sur lesquels j'interviens, forums compris.

JE NE SUIS PAS THOMAS RIVIERE !

MDR :)

Neault a dit…

"Neault peut expliquer qu'il y a des règles qui régissent le goût,"

--> Comme tout le monde l'a compris à part toi, c'est exactement le contraire.
Il n'y a pas de règles en matière de goût, il y en a, malheureusement pour les incapables, en matière d'écriture et d'édition.

Que tu ne le saches pas, admettons, mais que tu mettes un tel point d'honneur à tout comprendre de travers est révélateur.

Si tu n'es pas lié à LSA, cette obstination à vouloir défendre l'indéfendable est ridicule. Tu as le droit de bien aimer ce truc, mais ce que je critique sur cette non-oeuvre n'a strictement rien à voir avec mes préférences.
Il s'agit d'un manque de travail ahurissant, ce n'est même pas du niveau de certains travaux amateurs, comme je l'ai déjà précisé, et ça n'a donc rien à faire dans le circuit pro.

Mais bon, je ne sais pas pourquoi je perds du temps à expliquer ça de nouveau, soit tu es trop bête pour comprendre, soit tu es partial et de mauvaise foi, mais dans un cas comme dans l'autre, tu as décidé de tenter de discréditer mes propos en les déplaçant sur un terrain (celui du goût) où ils n'ont rien à faire.

Brikoo a dit…

Un autre détail sur ce sujet.

J'aime avant tout le style de Fed au niveau du dessin. Le scénario a des faiblesses ... nous sommes d'accord sur ce point.

Mais en tant qu'illustrateur, la première sensation qu'une BD me procure se situe au niveau du visuel. Le scénario est secondaire ... selon ma perception des choses.

J'imagine que ta réaction face à un mauvais scénario est comparable à la mienne face à de mauvais dessins. Je n'ai pas ta capacité d'analyse au niveau littéraire. En revanche, je te rejoins en comparant ton analyse à celle d'une illustration.

Des règles régissent les proportions, le point d'équilibre, la perspective, le clair obscur, etc. Ne pas les maîtriser, n'est pas une question de goût ... mais de technique.

Tu vois ! Je peux comprendre ... mais il faut m'expliquer longtemps.