17 mars 2008

Kiss : les légendes sont-elles solubles dans les comics ?

Kiss, c'est d'abord un groupe de rock. C'est aussi un comic qui fut édité dans les années 1970 par Marvel. Les membres du groupe affrontèrent alors notamment le Dr Fatalis dans la fiction et, dans la réalité, ils eurent l'idée de mélanger un peu de leur sang à l'encre utilisée pour imprimer le premier numéro qui, du coup, fut le comic le plus vendu chez Marvel jusqu'en 1992. Aujourd'hui, Kiss revient avec une toute nouvelle série, publiée en VF chez Wetta.

Normalement, après la petite introduction vient un bref résumé de l'histoire. Il va être difficile à rédiger aujourd'hui car je dois avouer que je n'ai pas tout compris. On commence par nous parler d'une entité maléfique, puis les Kiss déboulent dans une fête d'Halloween où ils sont victimes d'hallucinations leur révélant en partie leurs vies antérieures. Peu de temps après, ils reforment le 4K après avoir été investi de pouvoirs faisant d'eux des êtres surnaturels ayant pour noms Démon, Celestial, Starchild et Beastman. Heu... mais en fait, ils ont des avatars dans d'autres dimensions. Ah, et aussi, y'a un type, dans un monde étrange, qui se fait tatouer de la tête au pied, en hurlant, et qui veut leur mort pendant que sa soeur discute avec une sorte de crocodile qui est, en fait, son autre frangin... (y'en a qui n'ont pas dû prendre que du thé après les concerts !)

Bon, cette nouvelle série est censée faire le lien entre la réalité, les anciens comics, le film, les chansons, bref, tout ce qui touche à Kiss. Vu la confusion du scénario, on se demande à quel psychotrope s'adonne Ricky Sprague. A moins qu'il faille réellement être un fan du groupe pour piger certaines subtilités échappant au profane. Si l'histoire peut se permettre d'être à l'image du groupe (complètement barrée), je ne suis pas certain que la narration gagne franchement à être si décousue. Bien que l'accroche nous affirme péremptoirement que les légendes sont éternelles, à la lecture de ces quelques planches l'on en vient à admettre qu'elles ne sont pas nécessairement bien écrites.
Le graphisme, de Kevin Crossley & Daniel Campos, oscille entre le vraiment joli (parfois) et le très quelconque (souvent).

Comme souvent chez Wetta, la série est disponible en plusieurs éditions, dont un très beau coffret contenant les 4 épisodes (dans quatre comics indépendants) et deux posters. Frédéric Wetta, qui a assuré la traduction, nous délivre quelques informations sur le parcours du groupe et les différents comics leur étant consacrés dans une introduction fort instructive - mais malheureusement pas exempte de coquilles - de trois pages.

Un bel objet de collection pour les fans, on regrettera cependant que le contenu ne soit pas à la hauteur de l'emballage.
A quand un comic sur Eddie, la mascotte de Iron Maiden ? ;o)