19 mars 2008

Coup d'Etat en Atlantis

Le premier Marvel Heroes Hors Série, paru hier, accueille une mini-série en six épisodes dont le protagoniste principal n'est autre que Namor, souverain d'Atlantis.

Un attentat perpétré sur le sol américain amène les autorités à soupçonner les atlantes d'être impliqués dans le méfait. La tension entre les Etats-Unis et Atlantis est alors à son comble. Des forces du SHIELD, dirigé par Tony Stark, sont dépêchées aux portes du royaume de Namor, tandis qu'une guerre entre les deux nations semble inévitable.
Mais une menace d'un autre genre pèse sur Namor, des dissidents oeuvrent dans l'ombre pour fomenter un coup d'état et s'emparer du pouvoir. Pour le peuple atlante, c'est une révolution qui se prépare.

Le Sub-Mariner n'est pas un personnage toujours aisé à manier. Un type qui vit sous l'eau, se balade toujours à moitié à poil et possède de petites ailes aux chevilles, même au sein du pourtant bigarré Marvelverse, peut vite basculer dans le kitsch - voire le ridicule - si l'on n'y prend garde. Heureusement, ce n'est pas le cas ici. Le scénario de Matt Cherniss & Peter Johnson tient la route et exploite, là encore, les conséquences de Civil War et des tensions actuelles.
La responsabilité du dessin a été confiée au frenchie Phil Briones dont on a déjà pu admirer le travail le mois dernier dans White Tiger.
L'ensemble donne une saga moderne, rythmée et mélangeant politique-fiction et action traditionnelle (à ce sujet, Venom fait partie du casting). On peut regretter que les particularités de la culture atlante ne soient pas plus développées, mais il est indéniable que cet arc constitue un tournant majeur dans l'Histoire de ce peuple.

Une curiosité un peu gênante relevée dans la traduction de Sylvain Doucet : ce dernier fait se vouvoyer Namor et Stark, or, à ma connaissance, les deux hommes se tutoient depuis longtemps (on peut le vérifier par exemple dans le Marvel Icons Hors Série #8 consacré aux Illuminati, groupe auquel les deux hommes ont appartenu). Pourtant, se renseigner un peu, dans le doute, ne représentait pas un défi exceptionnel... encore une fois, c'est la légèreté qui semble régir le travail paninien. Bon, on a l'habitude mais je suis toujours étonné de leur capacité à inventer de nouvelles manières de se planter. ;o)

Voilà 132 planches bien denses pour le prix modique de 5,60 €. A conseiller, d'autant que le final réserve une surprise de taille qui promet forcément des rebondissements dans les mois à venir.

ps : petit détail hors sujet, il s'agit là du 400ème article de ce blog. ;o)