22 février 2009

Des Cannibales au Texas

Un classique de l'horreur décliné en comics avec Massacre à la Tronçonneuse. Bienvenue dans la joyeuse bourgade de Fuller, Texas.

Il y a des coins comme ça où il vaut mieux ne pas trop s'attarder. C'est bien connu, certains villages ont leurs petites habitudes et n'aiment pas trop voir débarquer des étrangers. C'est le cas de la petite ville de Fuller au Texas où de nombreux meurtres très violents ont eu lieu dans les années 70. Ces violences n'ayant donné lieu à aucune arrestation, une équipe du FBI est envoyée sur place afin de comprendre ce qui a mal tourné dans l'enquête.
Rapidement, une conclusion s'impose : tout le monde à Fuller se serre les coudes et est plus ou moins sous la coupe des Hewitt, une famille de dégénérés baignant dans la folie et la consanguinité.
Et si le guide du routard ne vous donne aucune précision sur le comté de Travis, vous feriez bien de vous méfier des habitudes alimentaires locales si vous ne voulez pas finir dans un bon vieil estomac texan.

Précisons tout de suite que l'ouvrage, publié dans la collection Dark Side de Panini, n'est pas l'adaptation du récent remake de Marcus Nispel mais sa suite. Mis à part cela, il s'agit toujours tout de même de massacres sanguinolents. Le scénario (relativement simple, on s'en doute) est l'oeuvre de Dan Abnett et Andy Lanning, connus chez Marvel pour avoir signé Annihilation : Conquest ou pour avoir assuré le relaunch de la série Nova. Passer de l'immensité spatiale à la poussière d'un bled miteux du Texas, c'est sûr que ça les change. Si l'on devait faire un reproche essentiel à cette histoire, c'est sans doute de ne pas suffisamment développer des personnages interchangeables pour qui il est difficile de frissonner. L'ambiance malsaine a, de toute façon, plus tendance à écoeurer qu'à véritablement effrayer.
L'on retrouve également quelques situations aberrantes souvent propres à ce genre de récits. Par exemple, l'un des types du FBI rate l'un des responsables du carnage alors qu'il est à bout portant et qu'il lui tire dessus... avec un fusil à pompe ! Pas doué le gars... par contre, deux minutes après, le fameux fusil se retrouve sectionné en deux parties, canon compris, par une tronçonneuse (dont on apprend donc qu'elle est plus efficace qu'un sabre Jedi !). Il y a tout de même quelques scènes qui sortent un peu du lot, comme une séance de copulation involontaire entre un flic drogué et deux dignes représentants de la famille Hewitt avides de semence. ;o)

Les dessins ont été laissés aux bons soins de Wes Craig qui, heureusement, n'en rajoute pas trop dans le côté gore (ce qui rend tout de même le comic bien plus regardable que le film si l'on excepte Jessica Biel). Un petit carnet de croquis conclut l'ouvrage. Ces six pages permettent de jeter notamment un oeil aux croquis et covers de Lee Bermejo et Darick Robertson.

De l'épouvante tendance crade. A lire entre les repas.

"Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhh ! Aaaaaaaaaaahh !"
L'agent Baines, sous la plume du duo Abnett/Lanning.