02 février 2008

Quand Bendis "dilue" ses lecteurs...

Le Spider-Man #97, sorti hier, contient un poster de Dell'Otto en cadeau. Signalons également que ce numéro est aussi disponible à 5 € avec le dernier Ultimate X-Men. Louable initiative dont ne pourront pas profiter les habitués qui l'ont déjà acheté...

L'Amazing Spider-Man de ce mois voit enfin le Tisseur affronter le Caïd. Dans le genre raclée, celle-ci risque d'être aussi mémorable que celle que lui avait administrée Daredevil (cf combat d'anthologie #11).
L'association entre Straczynski et Garney fonctionne bien même si l'éternelle tantine à deux doigts de mourir finit presque par s'auto-parodier.

Les deux autres arcs en cours dans Sensational Spider-Man et Friendly Neighborhood Spider-Man se terminent ce mois. On y retrouve l'Homme-Sable, le Spider-Man de 2211 et une variation du Mister Hyde de Stevenson. Warren Ellis et Mike Deodato Jr continuent, en ce qui les concerne, à nous en mettre plein la vue avec leurs Thunderbolts. Une belle galerie de personnages, une intrigue efficace, un graphisme agréable, que demander de plus ?

Dans le genre âneries du courrier des lecteurs, ce numéro est bien fourni avec un premier fan de 38 ans qui trouve les revues Panini "magnifiques" et d'une "grande qualité". Il ajoute qu'il pèse ses mots. Il doit avoir une drôle de conception de la pesée alors, ou bien il n'est vraiment pas difficile, car pour passer à côté d'une traduction continuellement bourrée de fautes, il faut être sacrément peu attentif. Avec des réactions pareilles (si tant est que ce soit une véritable lettre), on ne s'étonne plus du laisser-aller paninien. Du moment que les gens sont contents...
L'auteur de la seconde lettre a bien appris par coeur les idées reçues véhiculées par les fins analystes des fora du Net et nous ressort le mythe du Bendis qui "dilue". Il faudrait un peu se rendre compte que le temps où un perso était présenté en 5 cases est heureusement loin derrière nous et que la narration a changé depuis Stan Lee. L'intérêt d'une histoire, c'est aussi d'alterner action ou suspens et moments plus calmes, voire intimistes, destinés à approfondir les relations entre les intervenants ou leur psychologie. C'est justement cela qui fait qu'ensuite l'on peut vibrer pour eux.
Bendis a du talent, c'est un excellent dialoguiste (sans doute l'un des meilleurs actuellement) et, à partir du moment où son écriture nous tient en haleine, je ne vois pas pourquoi il faudrait souhaiter que les sagas soient aussi courtes que possible. Je mets d'ailleurs les lecteurs de Daredevil (puisque c'est de cette série qu'il s'agit en fait) au défi d'affirmer qu'ils ont pu s'ennuyer lors du run de Bendis. Maintenant, si cela ennuie certains d'avoir trop à lire, ils peuvent toujours s'acheter une BD des Schtroumpfs, c'est beaucoup moins "dilué".
Et Panini de préciser que ces courriers sont intéressants, on n'ose imaginer le niveau du reste.

Bon, ceci dit, et mes petites digressions sur Bendis mises à part, voilà encore un fort bon Spider-Man qui, mine de rien, se rapproche tout doucement du mythique numéro #100.

ps : ajout de Polaris dans les figurines Marvel.