21 août 2008

House of M en Marvel Deluxe

L'un des grands évènements de ces dernières années, House of M, est réédité en librairie. Au menu : une flopée de héros, un prix élevé et des bonus inexistants. Quand House of P(anini) se fout du monde, ça donne ça.

Wanda Maximoff ne va pas bien. Son désir d'avoir des enfants a pris peu à peu le pas sur sa raison. Après avoir causé la mort de plusieurs Vengeurs (cf ce Deluxe), voilà que la fille de Magneto modifie la réalité au point de faire de l'Homo Superior la race dominante. La Maison Magnus règne sur Genosha, les anciens héros, eux, ont vu leurs rêves se réaliser. Leur prison est idéale car ils l'aiment. Mais un grain de sable est présent dans cette gigantesque machinerie. Il s'appelle Wolverine, c'est le meilleur dans sa partie et le seul à se souvenir du monde tel qu'il était avant.
La résistance Sapiens pourra-t-elle briser les vies sans accroc dont bénéficient maintenant Spider-Man, Cyclope ou Ms. Marvel ?

La saga House of M, de Brian Michael Bendis (scénario) et Olivier Coipel (dessin) est maintenant connue. Si vous l'avez ratée à l'époque de sa parution en kiosque, il n'est peut-être pas inutile de vous mettre à jour car ces évènements ont encore des répercussions aujourd'hui, avec notamment Endangered Species (qui vient de se terminer en VF) et Messiah Complex (qui va bientôt débuter chez nous).
L'histoire met en scène un nombre important de personnages, que ce soit les X-Men, les Vengeurs ou ce brave Spidey. Le graphisme de Coipel est quasiment sans défaut : décors somptueux, visages travaillés et expressifs, scènes d'action plutôt bien rendues, le tout dans un style réaliste et moderne. Mine de rien, c'est tout de même un petit exploit que le frenchie réalise ici, ne serait-ce qu'en ayant réussi à capter ainsi l'essence même de très nombreux personnages.

L'histoire est bonne, les dessins sont beaux, devinez qui n'a pas fait son travail ? Evidemment, toujours les mêmes. Cette édition est, encore une fois (c'est loin d'être la seule) une insulte au lectorat et une incroyable preuve de fainéantise, de j'm'en-foutisme et de légèreté. Les Deluxe ont récemment augmenté, le prix étant passé de 25 à 28 euros, par contre, le contenu, lui, baisse de manière très significative. Là où en général l'on avait douze épisodes (voire plus), nous n'avons ici que les huit chapitres de HoM. Vous allez me dire "voilà qui laisse une place immense pour les bonus !", sauf que, on le sait, les bonus sont bien le dernier souci des sbires de la sandwicherie. Tenez-vous bien, nous avons droit aux covers et à une quinzaine de planches reprenant du matériel crayonné (avant encrage et colorisation donc) et c'est tout ! Circulez, y'a rien à voir !
Déjà, on est loin du nombre de pages habituel d'un Deluxe (il manque au moins quatre épisodes, soit 88 planches, et les "bonus" n'en couvrent qu'une quinzaine) mais, surtout, l'intérêt de ces bonus est plus que limité. D'ailleurs, certains dessins voient leur taille très fortement diminuer pour pouvoir caser trois ou quatre planches sur une seule page... même ça, ce n'est donc pas fait correctement.

Dernier petit élément tragi-comique, une citation de Cinescape.com, reprise sur le replis de la jaquette : "House of M est trop génial - A + !" (sic)
Wow ! Ben en effet, une critique pareille, avec un style aussi magnifique, ça aurait été dommage de s'en priver. Il est évident que si un lecteur hésite à acheter ce livre et qu'il lit ça, cela sera de nature à lever ses derniers doutes. Bah, quand même, si, puisque c'est "trop génial".
Misère...

Une excellente histoire éditée par des ploucs. N'hésitez pas, c'est collector, vous avez devant vous le plus petit Deluxe de l'Histoire. Au moins, vu l'épaisseur, vous ne serez pas emmerdé pour lui trouver une place sur votre bibliothèque.