27 mars 2009

Le Tisseur contre Omega Red et le Shocker

Deux super-vilains mineurs ce mois-ci au menu de Ultimate Spider-Man #64.

Depuis décembre dernier, nous retrouvons exceptionnellement USM à un rythme mensuel, ceci afin de pouvoir coordonner la série avec le fameux crossover Ultimatum dont on nous vante encore, dans l'édito du mois, les mérites. Vu le tapage et les bouleversements promis (y'a comme un air de déjà vu non ?), il va falloir que ce soit à la hauteur, surtout que l'univers Ultimate en soi devrait, normalement, être plus propice aux coups de théâtre que le 616... à voir.

Mais occupons nous des deux épisodes de ce mois. Il s'agit de deux one-shots qui se révèlent plutôt sympathiques sans être vraiment exceptionnels. Dans un premier temps, Parker va affronter Omega Red, un mutant venu régler quelques comptes avec Jonah Jameson. Le combat n'a rien de bien folichon mais l'intérêt du récit repose surtout sur ses conséquences. Peter et Kitty Pryde doivent en effet s'occuper d'un faux bébé dans le cadre d'un travail scolaire, ce qui n'a rien d'évident lorsque l'on a une vie mouvementée.
Un petit détail, Christian Grasse nous dit dans son speech du mois que Omega Red n'est qu'un obscur produit, sans intérêt, des années 90. Bizarre pour quelqu'un qui, il n'y a pas si longtemps encore, se moquait des lecteurs qui confondaient personnages classiques et ultimates en affirmant - avec raison - que les versions "ultimatisées" n'avaient rien à voir avec leurs prédécesseurs. Il n'y a donc aucune raison valable pour faire une exception et juger ce mutant sur la base de son homologue des 90's. Mais bon, il y a des logiques qui resteront à jamais impénétrables... ;o)

Le second épisode est un peu moins gentillet puisque Spidey se retrouve en très mauvaise posture et à la merci du Shocker, un loser de base qui prend ici une dimension un peu plus dramatique (encore que le coup de l'inventeur grugé par sa société ne date pas non plus d'hier). On entend parler de nouveau de la fameuse société Roxxon, une boîte particulièrement louche qui met au point des armes dans le plus grand secret alors qu'elle est censée être un labo pharmaceutique. En voilà qui ont su se diversifier avant la crise !
L'ensemble est bien sûr toujours scénarisé par Brian Michael Bendis et les dessins sont de Stuart Immonen. Kitty Pryde et Mary Jane n'ont pas encore retrouvé le charme de l'époque Bagley mais je crains qu'il faille en prendre durablement notre parti. Snif.

Le mois prochain, la revue accueille le début de l'arc War of the Symbiotes, avec à l'affiche Venom, Carnage et Gwen Stacy.