30 mai 2011

Deadpool Corps : Le Club des Cinq

Un titre de plus consacré au mercenaire déjanté sort ce mois en librairie : Deadpool Corps. Les fans de Wade Wilson auront même la joie d'en découvrir cinq pour le prix d'un !

Pour changer un peu, Wilson n'est pas engagé pour liquider quelqu'un mais pour sauver l'univers, rien que ça ! L'un des Doyens, le Contemplateur, l'a en effet chargé d'une mission de la plus haute importance. Pour cela, Deadpool doit réunir une équipe composée d'autres lui-même venus d'univers alternatifs. Outre le Wade original, l'on a donc droit à Wanda Wayne (que Deadpool surnomme affectueusement "nichons"), Kidpool, le petit jeune de la bande, mais aussi un chien, Dogpool, et même une simple tête issue de l'univers de Marvel Zombies.
On peut difficilement faire plus varié...

Il s'agit ici en fait de cinq épisodes, publiés en 100% Marvel, constituant le prélude à la nouvelle série Deadpool Corps. L'on découvre donc essentiellement les différents membres de l'équipe dans leur "milieu naturel" pendant que le Wade de l'univers 616 les recrute.
Le scénario est de Victor Gischler, les dessins de Rob Liefeld, Whilce Portacio, Philip Bond, Paco Medina et Kyle Baker. Graphiquement, l'ensemble est plutôt sympathique, Bond étant le seul à être un peu en dessous (en dessous des autres, lui il garde son niveau habituel).
Le récit se révèle bien plus intéressant et prometteur que l'on-going Deadpool publiée en kiosque. Cela est sans doute dû aux différentes personnalités présentes mais également aux vannes dont la plupart font mouche (on ne se roule pas par terre non plus, m'enfin on sourit franchement, ce qui n'est déjà pas mal). Mention spéciale pour la partie dédiée à Kidpool. Ce dernier est en fait un pensionnaire de l'orphelinat Xavier, un institut pour jeunes à problèmes. Toutes les têtes connues des X-Men sont présentes (Wolvie, Cyclope, Jean Grey, Colossus...) mais les mutants sont encore de très jeunes enfants. Le Wade gamin, mis en scène ici, est encore plus frappadingue que l'original et il passe son temps à pousser à bout ses petits camarades. Même Xavier est drôle (je crois que c'est la première fois que ce personnage m'inspire autre chose que l'ennui) et est affublé non seulement d'une personnalité très différente - qui lui donne un air à s'échapper du Novotel fissa - mais aussi de perruques irrésistibles (dont il se sert pour draguer plus efficacement, du moins le croit-il). Cet univers là pourrait même faire l'objet d'une série dédiée tant les possibilités qu'il offre sont grandes (et délicieusement décalées).

Signalons également la traduction de Jérémy Manesse, propre comme d'habitude, mais qui ici est particulièrement habile car il a fallu adapter certaines vannes typiquement américaines pour en garder l'esprit et les transposer en références compréhensibles par les lecteurs français (cela fait bien entendu partie du travail courant, mais ce genre de scènes semble ici plus présent que dans d'autres séries). Je ricane encore des "nouveaux Beatles" (faudra lire pour comprendre). ;o)

Un prélude agréable mettant à l'honneur une équipe aussi improbable que plaisante.