08 mai 2011

Spider-Man : nouveau Scorpion et vieux Lézard

Le Tisseur fait face à de sales bestioles dans le Spider-Man #136 de ce mois.

La revue débute par Astonishing Spider-Man & Wolverine, par Jason Aaron (scénario) et Adam Kubert (dessin). Ce quatrième épisode dévoile enfin les causes des bonds dans le temps effectués par Spidey et Wolvie. Quelques scènes plutôt sympathiques continuent d'exploiter l'antagonisme existant entre les deux personnages principaux. La version ado de Parker a d'ailleurs le don d'agacer prodigieusement ce pauvre Logan. Dommage que cette partie ne soit pas un peu plus longue. En gros, du classique privilégiant le fun.

On enchaîne ensuite avec Amazing Spider-Man. Dans un premier temps, c'est Fred Van Lente, au scénario, qui va organiser une rencontre entre un  Scorpion nouvelle version (bien plus sexy que l'ancien) et notre Monte-en-l'air. Hood est également de la partie étant donné que les évènements datent d'avant sa fuite précipitée et la perte de ses pouvoirs.
On a le plaisir de retrouver Michael Gaydos (Alias) aux crayons pour cet épisode qui s'attarde notamment sur les relations entre Parker et son irascible colocataire.
Rapide interlude ensuite, avec Mark Waid & Tom Peyer au scénario, Todd Nauck au dessin. Rien d'extraordinaire, Parker cherche du travail (rappelons qu'il a été viré de la mairie par Jameson suite au trucage d'une photo) et il est contrarié dans ses démarches par l'Homme-Absorbant.

On poursuit avec le début de la saga Métamorphose dont on peut découvrir ici le prélude (issu de Web of Spider-Man), le prologue et le premier épisode, par Zeb Wells (scénario) et Chris Bachalo (dessin). Dans la logique du retour des vilains attitrés du Tisseur (cf Mystério ou encore le Vautour et le Rhino), c'est le docteur Curt Connors qui est ramené sur le devant de la scène. Ce dernier tente, avec plus ou moins de réussite, de contenir le Lézard qui ne demande qu'à ressurgir, encore plus violent et sauvage que par le passé.
Côté vie sentimentale, Parker délaisse un peu sa relation compliquée avec Black Cat pour se rapprocher de la jolie Carlie Cooper. Il a tout de même fallu que Osborn (Harry) lui force un peu la main. Toujours aussi débrouillard ce Peter !
Notons que les dessins du prélude, par Xurxo Penalta, ont un style très particulier (perso je dirais même qu'ils sont assez laids).

D'un point de vue pratique, Panini lance son opération Flash-Forward, qui consiste à réduire le décalage entre la parution des séries US et la VF à six mois. Louable attention. Par contre, il faudra leur expliquer qu'imprimer l'édito final en noir sur fond bleu foncé, à moins d'être en partenariat avec Afflelou, ce n'est pas une bonne idée.

Une bonne fournée finalement, avec des histoires qui se laissent lire et sans âneries dans la traduction. Pourvu que ça dure, ce qui, vu la qualité en dents de scie des récents ASM, est loin d'être une certitude.