16 mai 2011

Echo : Collision

On commence la semaine avec le quatrième tome de la très savoureuse série Echo de Moore. Pas le barbu acariâtre, l'autre.

Julie Martin est maintenant sous la protection de Ivy Raven, une sorte de Mulder au féminin, spécialiste des affaires "délicates". De son côté, Dillon, l'ex petit ami de la pilote d'essai décédée dans l'explosion de la combinaison qui a tout déclenché, en apprend plus sur le projet Phi. Annie, qui en était à l'origine, avait fait une découverte fondamentale permettant de résoudre la plupart des problèmes sur lesquels butent les plus grands physiciens depuis des décennies.
Les cadavres, eux, continuent à s'accumuler dans le sillage de Caïn, un psychopathe possédant une partie de l'alliage qui donne ses pouvoirs à Julie. Et de son côté, Cooper, au coeur du projet Phi, s'occupe également de faire le ménage parmi les témoins.
Mais plus que de quelques meurtres, c'est d'un accélérateur à particules qu'il va falloir se soucier en priorité. Cette "usine" à trous noirs pourrait non seulement détruire le Nevada mais la planète entière...

La série de Terry Moore (Strangers in Paradise) continue, relativement discrètement, son petit bonhomme de chemin avec la sortie, le mois dernier, de ce quatrième tome. Si les explications techniques concernant le fameux alliage avait commencé dans le troisième opus, elles se précisent ici avec suffisamment de crédibilité et sans jamais paraître rébarbatives. Certains éléments sont d'ailleurs tout à fait exacts, ce qui renforce encore le réalisme de l'ensemble. Malgré tout, l'action pure n'est pas en reste, agréablement contrebalancée par de petits moments plus légers. Le duo Julie/Ivy notamment fonctionne très bien, les tandems féminins réussissant décidemment très bien à Moore.
Graphiquement, là encore, ce sont les jeunes femmes qui s'en sortent le mieux, les personnages dégageant un charme incroyable et une grande humanité, ce qui compense largement des décors parfois dépouillés et un noir & blanc quelque peu austère. Depuis le premier volume, la qualité ne se dément pas et l'auteur parvient à allier avec bonheur science ardue, fantastique light, action tendance barbouzarde et protagonistes attachants.

L'ouvrage, qui contient les épisodes #16 à #20, est édité chez Delcourt au prix de 12,90 euros. L'on peut noter la présence d'une ou deux coquilles, regrettables mais moins gênantes que la grossière erreur que l'on pouvait trouver dans le premier tome. Les covers originales sont présentes mais reproduites en noir & blanc.

Un titre fort plaisant dont les qualités perdurent sur la longueur.



ps : dans un registre complètement différent, je vous signale la sortie, dans deux jours, du premier tome français de Northlanders, titre Vertigo dont j'avais déjà chroniqué la VO en 2009. Assez sympa si vous aimez le trip viking.