23 février 2006

Du verre sans trop de secrets...


Petit retour sur le premier album de la collection Transatlantique : Spider-Man - Le secret du verre.

A la base, l’idée de laisser des auteurs européens donner « leur » version de certains héros Marvel n’est pas mauvaise, pourtant on peut être décontenancé devant ce premier essai de Tito Faraci et Giorgio Cavazzano.


En ce qui concerne l’aspect graphique, on se croirait en train de lire un Achille Talon ou un Spirou, ça surprend, mais ce n’est pas forcément négatif. Ce qui est vraiment désastreux par contre, c’est l’histoire.
Parker est envoyé en Italie couvrir le carnaval de Venise, il y rencontre un type qui lui parle de la légende du Comte Alvise Gianus, un alchimiste qui détenait autrefois le secret de la fabrication du verre. Flash-back sur son histoire au XVIIème siècle. Plus tard Spidey va se balader nuitamment comme il en a l’habitude et il tombe justement sur le fameux Comte avec qui il se castagne avant d’être expédié à la flotte. Il rumine un peu et le retrouve plus tard pour lui régler son compte.
Le tout en 22 planches.


Forcément, c’est court, très court même. Trop court en tout cas pour développer suffisamment une telle histoire (Venise n’est pas très bien exploitée) et pour présenter un nouveau vilain (le Comte est d’ailleurs particulièrement ridicule, même Michal de la Star Ac aurait eu l’air plus menaçant).
Pour combler ce livre désespérément peu épais, quelques pages bonus, intulées « les dessous de l’histoire », ont été rajoutées. En fait de dessous, c’est surtout la même histoire qui est présentée cette fois avec le scénario d’un côté et des crayonnés de l’autre. Plus quelques croquis et de vagues et courts commentaires, bref, ça sent le remplissage à bon compte, et pour 10,50 €, sans vouloir être radin, je trouve que c’est un peu léger.


Donc voilà un « comic » italo/italien, au dessin « spécial » et au scénario insipide et mal fichu. C’est si étrange que cela fera un bel ovni sur votre bibliothèque si jamais vous cédez à la curiosité !