12 avril 2010

Astonishing X-Men : Messiah War

Le crossover Cable/X-Force La guerre du Messie débute ce mois dans Astonishing X-Men #59.

Le mensuel commence avec X-Force/Cable : Messiah War #1, un épisode spécial de 33 planches. Après Messiah Complex, on continue sur la lancée avec une guerre liée à Hope, le fameux bébé mutant qui a bien grandi. Les premières pages permettent de résumer la situation. En gros, Bishop veut buter Hope pour de vagues raisons et Cable tente de l'en empêcher en s'enfuyant toujours un peu plus profondément dans le futur.
Cette fois, Cable est rejoint par X-Force que Cyclope a envoyé pour lui prêter main forte. On ne peut pas dire que le fiston s'entende à merveille avec Wolverine. Pour rajouter à la confusion, Deadpool débarque également. Lui n'a pas fait de bond dans le temps mais est resté enfermé 800 ans dans une chambre froide...
Le récit se déroule en 2973, dans un monde ravagé dont les survivants sont sous la coupe de Stryfe, clone de Nathan Summers. Entre les histoires de lignes temporelles parallèles, de clones et de messie, difficile de se passionner pour un crossover qui risque encore de se terminer dans la confusion générale. L'univers mutant ressemble de plus en plus à une usine à gaz dont il est difficile de saisir l'utilité. Cette course-poursuite sans fin sera-t-elle conclue du vivant des équipes créatives actuelles ? Comme c'est parti, rien n'est moins sûr.
Le scénario est de Craig Kyle & Chris Yost, les dessins de Mike Choi. La suite directe, dans le Cable #13, est écrite et dessinée par Duane Swierczynski et Ariel Olivetti.

On passe ensuite à X-Factor. Après le choc des évènements récents (cf cet article), cet épisode, pourtant remuant, semble moins enthousiasmant et surtout très bref. Cela vient du fait que l'on suit en parallèle quatre actions différentes (Madrox & Layla/Guido, Monet et Darwin/le prêtre, double de Jamie/le reste de l'équipe).
On ressort de cette lecture avec plus de questions que de réponses et une envie de s'atteler rapidement à la suite. Toujours Peter David au scénario et Valentine De Landro aux crayons. Graphiquement, ça nous change très positivement d'un Stroman.

La revue se termine sur deux courtes histoires tirées de X-Men : Manifest Destiny #1 et #2. La première est centrée sur Tabitha Smith, alias Big-Bang, et peut encore faire sourire, notamment à l'occasion de l'attitude de Beast face à l'utilisation des réseaux sociaux. La seconde n'a par contre pas le moindre intérêt et met en scène le Fléau, venu philosopher dans un bar avec les péquenots locaux.

Voilà une période importante pour les mutants, puisque Utopia, la rencontre entre les X-Men et les Dark Avengers d'Osborn, vient de débuter également. Pourtant, à l'inverse de ce crossover, Messiah War semble bien moins prometteur, sauf peut-être si l'on apprécie les trips futuristes à rallonge et l'art d'accommoder sans cesse les mêmes restes.
Un mois mitigé donc pour cet AXM.