20 avril 2010

Marvel Heroes Extra : Hawkeye

Le Marvel Heroes Extra #2 accueille la mini-série Dark Reign : Hawkeye.

Le criminel connu sous le nom de Bullseye fait maintenant partie des Vengeurs recrutés par Norman Osborn. Pour les media et le citoyen lambda, c'est un héros censé les protéger des menaces terroristes. En réalité, les choses sont un peu différentes. Lester a toujours le goût du meurtre en lui et il ne rate jamais une occasion de liquider les malfrats qu'il devrait se contenter d'arrêter.
Lors d'une intervention, il dérape encore plus, n'hésitant pas à buter les criminels mais aussi leur victime et même une équipe de journalistes, témoins de la scène. Osborn doit déployer les grands moyens pour couvrir l'affaire et faire disparaître les vidéos montrant Hawkeye en action.
Pourtant, très vite, la mauvaise humeur d'Osborn devient un sujet d'inquiétude très secondaire pour Lester. En effet, celui-ci entend des voix et aperçoit même régulièrement un individu portant son ancien costume et lui conseillant de ne pas oublier qui il est vraiment.
Hawkeye est-il en train de craquer ou est-il victime d'une machination ?

Après une saga consacrée à Venom, usurpant le nom de Spider-Man (cf Spider-Man hors série #30), c'est maintenant au tour de Bullseye/Hawkeye d'avoir droit à sa propre mini-série.
Le scénario est de Andy Diggle (The Losers), aidé aux dialogues par Antony Johnston, les dessins sont de Tom Raney et Andres Guinaldo. Pas vraiment de grosse surprise puisque les auteurs jouent de nouveau sur le thème du psychopathe ayant bien du mal à camoufler sa vraie nature. L'ambiance vire un peu à la barbouzerie avec l'implication de la NSA et une enquête menée par Ben Urich grâce à un mystérieux informateur. On reste tout de même un peu sur sa faim, même si Lester nous fait un show attendu, n'hésitant pas à descendre du quidam dès que l'occasion se présente. Malheureusement, au bout de la troisième flèche (ou autre menu objet sympathique) dans l'oeil, on finit par se lasser.
Autre petit problème n'aidant pas à se passionner pour ce récit, il est fait référence au père de Bullseye et à des évènements survenus dans Bullseye : Greatest Hits, une mini inédite en France. On ajoute à ça les coquilles habituelles et l'on se retrouve avec une lecture finalement très moyenne qui n'apporte pas grand-chose au personnage (si ce n'est la confirmation qu'il est bien barré). L'on peut également regretter que les rapports avec les autres Dark Avengers soient limités au strict minimum, ce genre de scènes a pourtant déjà montré à quel point le fait de dévoiler l'intimité de ce nid de vipères pouvait se révéler jouissif (cf Dark Wolverine par exemple).

Cinq épisodes un peu fades malgré de l'action qui se veut spectaculaire et une violence assumée.