19 septembre 2011

Ultimate Spider-Man HS : Fatalité Ultime

La mini-série Ultimate Doom est au sommaire du Ultimate Spider-Man Hors Série #3. Gros casting et coup de théâtre.

Conclusion de la trilogie écrite par Brian Michael Bendis et dessinée par Rafa Sandoval avec cet ultime arc de quatre épisodes.
Susan Storm, à son grand désarroi, a découvert que c'était Reed Richards, son génie d'ex petit ami, qui était à l'origine des attaques dont différents héros et institutions ont été récemment victimes. Ce dernier s'est rendu compte qu'il n'aimait pas beaucoup ce monde et a décidé de prendre des mesures radicales pour le changer, allant jusqu'à détruire le Triskelion, les laboratoires de Roxxon Industries, le Baxter Building et même... la maison de Peter Parker (qui n'en est pas à sa première destruction, même dans l'univers 1610, cf La Grande Alliance).
Ce qui reste du SHIELD, sous la direction de Carol Danvers, les Ultimates mais aussi le Tisseur et Spider-Woman, son clone, vont tout tenter pour stopper le successeur de Fatalis. Ils vont même recevoir une aide inattendue de la part d'un certain Dr Octopus.

[Attention, ce qui suit contient des spoilers]
Même si Spidey est présent, ce hors série concerne plus spécialement les Fantastic Four (et regroupe un grand nombre de personnages supplémentaires). L'histoire est loin de figurer parmi les meilleures de Bendis : les explications sur les raisons du changement radical de Reed sont vite expédiées et la contre-attaque des héros s'avère brouillonne et finalement peu palpitante. Malgré tout, le récit contient une révélation importante, qui permet de s'écarter radicalement de l'univers 616 classique, puisque Sue (Jane en VF) est amoureuse de Ben Grimm et va l'épouser !
Rassurez-vous, elle n'est pas devenue fétichiste des cailloux, l'ami Ben ayant retrouvé son apparence normale en plus de quelques nouveaux pouvoirs. Ce changement (si rapide !) de partenaire peut sembler ahurissant mais devrait permettre de booster l'intérêt d'un univers dont le principal avantage est justement de pouvoir expérimenter et tenter des rebondissements peu évidents à placer - surtout sur le long terme - dans le frileux 616. Après Ultimatum et son coup de balai, certains titres avaient tout bonnement disparus et d'autres, comme Ultimate Spider-Man, avaient eu du mal à relancer la machine (le relaunch fut même assez mauvais avant de s'améliorer récemment, avec Tainted Love et sa suite). Cette fois, même si l'on n'atteint pas des sommets au niveau narratif, le changement de cap laisse espérer une certaine audace pour la suite (d'autant que l'on attend beaucoup de La Mort de Spider-Man, déjà annoncée en fin de revue par un Christian Grasse que l'on sent impatient).

En plus des scènes d'action peu convaincantes, l'on peut également noter le peu d'émotion qui se dégage de la saga (à part peut-être dans les dernières planches, et encore), et ce malgré un contexte qui s'y prêtait totalement. Tout le monde semble faire si facilement une croix sur Reed que l'on se surprend à penser qu'il n'a peut-être pas eu tout à fait tort de leur rentrer "un peu" dans le lard. ;o)

Du Bendis en petite forme mais qui prend des risques en s'éloignant du schéma habituellement réservé aux FF.