22 juin 2010

Ultimate Spider-Man : des défauts confirmés

Premières impressions confirmées pour le nouveau départ de la série Ultimate Spider-Man.

Le titre de cet arc annonce clairement la couleur en parlant de nouveau monde pour Peter Parker. Il est vrai que les changements intervenus dans sa vie sont assez nombreux. Mary Jane l'a quitté, il a perdu son job au Daily Bugle et, dans les bonnes nouvelles, il sort maintenant avec Gwen et est devenu plutôt populaire en tant que Spider-Man.
Alors que Johnny Storm, encore sous le choc des évènements dramatiques ayant touché New York (cf Ultimatum), vient emménager chez les Parker, Peter doit déjouer les plans machiavéliques d'un nouveau génie du crime, un spécialiste de l'illusion qui se fait appeler Mystério et qui compte bien dominer le monde, une obsession assez courante chez les super-vilains.

Les défauts qui apparaissaient dans les premiers épisodes sont toujours présents. Le dessinateur, David Lafuente, ne prend pas la peine de dessiner les visages lorsque les personnages sont un peu éloignés, ce qui est tout de même un peu gênant. L'écriture de Brian Michael Bendis, elle, reste toujours aussi étonnamment répétitive, l'auteur signant sans doute ici ses plus mauvais dialogues (c'est bien simple, tous les personnages ont l'air de radoter).
D'une manière générale, la série semble avoir été réorientée vers un public plus jeune, avec un ton très "japonisant". Certains effets font indéniablement penser aux tics présents dans la production nipponne (lorsque les personnages hurlent sur Flash Thompson par exemple). Le pauvre Peter, affublé d'une coupe de cheveux ridicule, a également été relooké façon manga. Une tendance qui devrait se confirmer avec l'arrivée, pour un temps, de Takeshi Miyazawa aux crayons.
Globalement, ce relaunch s'avère décevant, très loin en tout cas d'un Ultimate Avengers qui présente des qualités qui font cruellement défaut à la série du Tisseur.

Pour l'adaptation, c'est du Panini, donc les bourdes commencent dès le petit speech d'introduction où l'on nous apprend que Peter a changé de travail parce que "l'immeuble du a été complètement dévasté". Dans la même veine, l'édito final offre un grand moment puisque, à propos de Miyazawa ( le remplaçant de Lafuente évoqué plus haut), on nous dit qu'on l'avait "notamment vu à l'oeuvre sur." La phrase se termine comme ça. Pour ceux qui souhaiteraient avoir l'info, l'artiste en question a bossé, de belle manière d'ailleurs, sur Runaways ou Spider-Man loves Mary Jane. Toi aussi, avec tes amis, amuse-toi à combler les blancs laissés par le si facétieux Christian Grasse !
En tout cas, belle initiative de la part de Panini qui, avec l'arrivée de l'été, nous offre des jeux tels que "le mot mystère", "l'édito à trous" et le fameux "correcteur caché" qu'il serait peut-être temps de retrouver afin de ne pas tout le temps imprimer n'importe quoi.

Un Bendis en méforme pour un titre à l'intérêt très relatif.