07 novembre 2011

Fear Itself : premier chapitre du nouvel évènement Marvel

Le premier volume de Fear Itself est maintenant disponible en kiosque. Premières impressions.

Après une émeute dans le sud de Manhattan, les Vengeurs se trouvent un peu démunis. Tony Stark suggère alors une idée afin de venir en aide aux gens, frappés par la crise. Il propose en effet, par le biais de sa nouvelle entreprise, Stark Resistance, de rebâtir une nouvelle Asgard (la précédente ayant été détruite lors de l'assaut final contre Osborn et ses forces, cf Siege).
Iron Man, Captain America et Thor rendent le projet public lors d'une annonce à Broxton mais Odin, lui, ne l'entend pas ainsi. Ne souhaitant pas demander l'aide des hommes, il ordonne aux siens de quitter la Terre et de se rassembler au pied de l'Arbre-Monde.
De son côté, Sin a pris possession du marteau divin de Skadi, une arme très puissante découverte pendant la guerre par son père (cf ce prologue).

Cette fois on rentre dans le vif du sujet avec ce premier chapitre de Fear Itself. Le scénario est de Matt Fraction, les dessins sont de Stuart Immonen. Graphiquement, ce dernier propose des planches d'une grande qualité (très différentes, forcément, d'un Nextwave par exemple). Le tout est magnifiquement colorisé par Laura Martin (qui avait déjà officié sur Astonishing X-Men, Rocketeer, The Stand ou I am Legion).
La revue est vendue au prix de 4 euros et propose un gros épisode de 44 planches (plus quelques variant covers). La traduction, elle, est assurée par Jérémy Manesse.

Evidemment, c'est un peu à une sorte de mise en place que nous assistons ici. Le ton est franchement apocalyptique (les hommes abandonnés par les dieux) et la thématique, comme prévue, puise dans la mythologie nordique. De la même manière, la populace, sur fond de crise financière, d'émeutes et d'expropriation, n'est guère mieux traitée que les héros. Quant à Sin, elle fait un adversaire tout à fait convenable, d'autant qu'elle est maintenant l'instrument de la vengeance d'une terrible entité (en plus d'être l'héritière d'un nazi, ce qui fait beaucoup tout de même pour une seule personne).
Fraction parvient pour le moment à faire cohabiter dieux nordiques et monde moderne sans que cela ne soit trop choquant et, surtout, il incite à découvrir la suite en évoquant les Dignes, des vilains du marvelverse reconvertis en guerriers divins. Un concept plutôt bien trouvé et qui, dans le contexte, a un peu des relents "kurumadiens". Si Fear Itself devenait le Saint Seiya de Marvel, voilà qui ne serait pas pour me déplaire, mais il est encore un peu tôt pour savoir si la comparaison tiendra la route.

Un coup d'envoi réussi qui donne envie de se plonger dans la saga.