16 mai 2007

Chamber & New Excalibur

Bien que l'Astonishing X-Men de ce mois soit floqué aux couleurs de Civil War, une seule série est directement liée au crossover. Voyons tout de suite le détail de ces 4 épisodes.

Whedon est à peine revenu qu'il retombe déjà dans ses travers, ou du moins dans ce que je n'aime pas chez lui. Son arc sur AXM est plutôt décousu, froid et a un fort goût de déjà-vu (même si certains diront que c'est fait exprès). Les dessins de Cassaday ne cassent rien n'ont plus même s'ils sont loin d'être horribles. Les décors notamment souffrent d'un manque de détails et les visages ne sont pas toujours réussis (Scott, sans ses lunettes, a l'air d'avoir 15 ans !). Bref, même si c'est cette série qui donne son nom à la revue, c'est pour moi la moins aboutie. Malheureusement, j'ai comme l'intuition que l'on n'est pas encore près d'être débarrassé du tandem whedonien-cassadonique.

Après ça, X-Factor n'en est que plus savoureux. Toujours Peter David au scénario et Dennis Calero au crayon. L'équipe de Madrox doit faire un choix quant à son positionnement par rapport au SRA (cf le lexique pour ceux qui sont en retard). Ce n'est pas tout, maintenant qu'ils sont au courant des évènements à l'origine du Jour M, les voilà plutôt en froid avec les X-Men qui leur avaient caché la vérité. Mutant Town risque fort de devenir un quartier plutôt agité !
Excellent graphisme, assez sombre, très polar, qui rehausse encore l'ambiance plutôt tendue. Ce tie-in n'est pas crucial pour la compréhension de Civil War mais vu la qualité de la série (depuis Madrox d'ailleurs), il serait dommage de s'en passer.

Un épisode sympathique de New Excalibur, par Frank Tieri et Scott Kolins, prend la suite. Le tout est centré autour de Chamber, un mutant ayant perdu ses pouvoirs au lendemain du Jour M et qui va être convoité par le clan Akkaba, une sorte d'amicale des descendants de "celui qui ne meurt jamais", j'ai nommé le jovial En Sabah Nur, alias Apocalypse. Le brave Jonothon (non, non, ce n'est pas une faute de frappe, c'est son prénom), qui avait eu la mâchoire inférieure arrachée lors de...l'explosion de son torse (sic), se retrouve du coup avec un look très Apocalypse Junior, comme il le dit lui-même. Si avec ça il arrive encore à rentrer en boite, c'est à désespérer des physionomistes ! ;o)
Que dire, c'est tout le contraire d'un épisode de Whedon, autrement dit c'est fluide, limpide, bien dialogué, bref, ça fonctionne tout de suite. Certaines planches sont d'ailleurs très belles, ce qui ne gâte rien.

Et on clôture tout ça avec les Exiles de Bedard et Sakakibara. C'est l'heure du combat final dans le Panoptichron, un observatoire des réalités situé hors du temps et de l'espace. Nos exilés y affrontent un Hyperion maléfique que Bec se propose de combattre à l'aide de...deux autres Hyperions venus d'univers parallèles. Il faut aimer le rose hein, c'est l'ambiance générale qui se dégage du "palais de cristal", mais l'histoire ne se déroule pas trop mal avec un affrontement final plus digeste qu'on n'aurait pu le penser. Evidemment, le retour de Barnell ne me comble pas de joie (surtout par ces temps de grippe aviaire) mais on va faire avec, d'autant que le reste de l'équipe, avec des membres comme Blink, Mimic ou Dents de Sabre, reste plutôt bien vu.

Voilà pour cet Astonishing #24 qui mériterait de s'appeler X-Factor. ;o)
Les complétistes auront à coeur de ne pas rater la guerre civile vue par Madrox et ses équipiers, pour les autres, pas de crainte à avoir si vous faites l'impasse sur ce numéro, vous pourrez tout de même pleinement suivre l'intrigue principale.