29 mai 2008

Warhammer 40,000

Les passionnés d'affrontements titanesques (par figurines interposées) peuvent se réjouir, Warhammer 40,000 débarque en encre et en planches (déjà peintes hein, rangez vos pinceaux ! (c'est une blague pour les joueurs (ah ben j'ai pas dit qu'elle était bonne))) chez Soleil.

Dans les ténèbres d'un lointain futur, il n'y a que la guerre...
Cette phrase, issue de la quatrième de couverture, résume bien l'ensemble. Le scénario est réduit au strict minimum, les personnages sont caricaturaux au possible mais... on s'en fout, ça fonctionne quand même. Alors, par contre, ça risque de ne pas emballer tout le monde. Il faut aimer un minimum le côté armure, gros bras, méga-flingues et batailles rangées, mais si c'est le cas, vous devriez être conquis par les dessins de Greg Boychuk et Lui Antonio, d'autant qu'il y a quelques pleines pages vraiment pas dégueulasses.

Bon, pour autant, il y a quand même un début d'histoire, signé d'ailleurs Dan Abnett (pas un inconnu puisqu'il a bossé sur le relaunch de la série Nova et qu'il signe actuellement le scénario de Annilation : Conquest, publié en Marvel Universe) et Ian Edginton. On nous présente en fait les Black Templars, des space marines particulièrement dévoués à leur empereur (dont on ne sait rien pour l'instant) et qui combattent les pires vacheries de l'univers. Les plus valeureux d'entre eux sont d'ailleurs "conservés", lorsqu'ils sont trop gravement blessés, dans des sortes de tanks/armures à la puissance étonnante.
Dans les points négatifs, l'on peut regretter justement que les différentes cultures ne soient pas mieux présentées et exploitées (encore que, cela se fera sûrement dans les prochains tomes). Il n'est pas toujours évident non plus de s'identifier aux personnages (à la personnalité très sommaire pour l'instant) ni de s'y retrouver dans les lieux ou les batailles, mais, c'est presque secondaire tant l'ambiance semble primer sur l'intrigue. Et l'essentiel de ce que l'on pouvait attendre d'un Warhammer 40,000 est là : le côté rugueux, violent, sale, les machines surpuissantes, les guerriers fanatiques, les étendards qui claquent au vent et les flaques de sang qui s'agrandissent sous les pieds des soldats. Si l'on ajoute à cela des lieux, et des angles de vue, parfois impressionnants, l'on peut affirmer que le titre tient ses promesses (on ne s'attendait pas à quelque chose d'extrêmement cérébral de toute façon).
Quatre superbes illustrations clôturent ce premier épisode d'une série à fort potentiel. Reste à savoir s'il sera correctement exploité par la suite.

Métal rouillé, lames tranchantes et flingues brûlants pour amateurs de boucherie futuriste et de templiers couillus. Le tout pour 12,90 €. ;o)