15 juillet 2009

Spider-Man et les Héros Marvel : Sur les pas des X-Men

Le sixième numéro de la série Spider-Man et les Héros Marvel vient de sortir aujourd'hui et se révèle sans doute l'un des mieux conçus jusqu'ici. Au menu, le Tisseur et les X-Men.

Traditionnellement, l'on commence avec le petit fascicule en guise d'amuse-bouche. Toujours un épisode tiré de la série Mythos de Paul Jenkins et Paolo Rivera. Cette fois, les deux compères revisitent les débuts de la première équipe du professeur Xavier. Magneto est bien entendu de la partie. Idéal pour mettre en place les personnages afin de ne pas trop dérouter les nouveaux lecteurs, les fans plus anciens pourront, eux, se délecter de l'aspect visuel avec des peintures toujours aussi réussies (quoique un tout petit peu sombres dans cet épisode, mais bon, ne chipotons pas).

On passe ensuite au gros morceau avec le livre qui contient en fait une saga inédite et très récente : X-Men/Spider-Man. Le scénario, de Christos Gage, nous plonge dans une aventure qui se déroule sur plusieurs époques différentes. De La Dernière Chasse de Kraven jusqu'au Jour M, en passant par la Saga du Clone, Spidey et les X-Men doivent faire face à une machination du bien nommé Sinistre. Kraven, Carnage ou encore les Maraudeurs font partie du casting.
Si l'on peut reprocher quelques lourdeurs lors des nombreux combats, il faut reconnaître que le récit, mélangeant références historiques et nouvelle intrigue, tient la route et est parsemé des vannes habituelles du Monte-en-l'air qui se fait gentiment taquiner par notre bien-aimé Griffu (cf à ce sujet les scènes #64 et #65 du bêtisier). Le tout est illustré, de fort belle manière, par Mario Alberti.

Enfin, l'ouvrage se termine sur le premier annual, datant de 1976, de la série Marvel Team-Up. C'est signé Bill Mantlo pour le scénario et Sal Buscema & Mike Esposito pour les dessins. Rien de bien extraordinaire si ce n'est une ambiance rétro qui peut être amusante. Une petite anecdote ; à un moment, Spidey parvient à ralentir un avion qui chute et dans lequel il est passager en... défonçant la carlingue pour pouvoir créer un parachute de toile. Technique quand même assez bourrine vu la grosseur du trou. L'ami Bill n'a pas dû beaucoup se préoccuper de vraisemblance car rappelons qu'il est tout de même très fortement déconseillé de porter atteinte à l'intégrité d'un appareil dans lequel l'on se trouve, que ce soit pour des raisons de pression, de portance ou de résistante de la structure ! ;o)
Et encore, là c'est au niveau du cockpit mais peu de temps auparavant, des Rakks (sorte de robots) ont pénétré dans l'appareil en perçant un autre énorme trou au niveau de l'arrière de la cabine (là où sont les passagers donc), sans que cela ne provoque la moindre aspiration, même Xavier, qui se balade dans les allées en fauteuil tout en hurlant des ordres, n'est pas dérangé outre mesure. En fait, en 1976, les lois de la physique n'étaient tout simplement pas les mêmes ! ;o)

Au final, nous avons donc une fournée astucieusement équilibrée entre matériel inédit et petit clin d'oeil nostalgique. Les nouveaux venus, comme les grands anciens, devraient y trouver leur compte, surtout à ce prix.