31 juillet 2009

Spider-Man et les Héros Marvel : Rencontre avec les Vengeurs

Le septième numéro de la collection Spider-Man et les Héros Marvel est consacré cette fois aux célèbres Vengeurs. Mais la dream team a-t-elle droit au traitement qu'elle mérite ?

Les livres se suivent mais ne se ressemblent pas vraiment dans cette collection censée être axée "grand public". Il y a quinze jours, nous avions droit à un fort bon numéro sur les X-Men, cette fois-ci, le résultat n'est pas vraiment à la hauteur du célèbre groupe de justiciers.
Le problème vient du choix, très étonnant, de Panini. L'éditeur a en effet puisé dans Marvel Adventures, une série destinée à la base... aux enfants. Alors, bien entendu le fait de viser un public jeune n'est pas forcément gênant, ce qui est vrai lorsque la dite série est bien écrite, un peu comme Spider-Man loves Mary Jane, tout à fait agréable à suivre même pour un adulte. Malheureusement, ici, le scénario de Jeff Parker est réduit au minimum, un défaut que l'on retrouvait déjà sur ses X-Men : First Class.

Il y a bien quelques vannes qui font mouche mais c'est bien léger pour sauver l'ensemble qui constitue une suite ininterrompue de combats relativement ennuyeux et sans enjeux. La psychologie des personnages étant inexistante et leur charisme frisant le néant, il ne serait pas étonnant qu'un nouveau lecteur en vienne à penser, au vu de ces one-shots soporifiques, que les Avengers sont sans intérêt alors que, pourtant, ils ne manquent pas de personnages cultes dans leurs rangs (et accessoirement de bonnes sagas). Les adversaires sont tout aussi peu enthousiasmants, que ce soit Ultron, des insectes géants ou des... arbres !

L'album contient, en complément, un épisode des Vengeurs datant de 1964 et l'annual 1966 d'Amazing Spider-Man. Le tout est concocté par Stan Lee, John Romita Sr et Don Heck. Bizarrement, c'est un peu ça qui sauve la sélection si l'on excepte le gros coup de vieux pris par la narration. L'annual, avec un Spidey tentant de rentrer chez les Vengeurs, est encore le plus intéressant des deux. On sent le jeune Parker impressionné de se retrouver devant de telles légendes mais, malgré tout, il fera selon sa conscience lorsqu'il s'agira de choisir entre agir au mieux ou réussir son épreuve de qualification. C'est peu mais c'est pourtant bien mieux que ce que Parker (le scénariste) parvient à faire en cinq fois plus de planches.

Une fournée bien fade qui ne rend pas justice aux Vengeurs.
Et comme en plus il n'y a pas de Mythos cette fois, voilà qui nous donne un opus tout à fait dispensable.