21 mai 2010

Black Widow : Deadly Origin

Une mini-série en 100% Marvel pour la Veuve Noire dont on nous rappelle les origines mouvementées.

Ivan, le protecteur de Natalia Romanova, celui qu'elle avait toujours vu comme un père et un ami fidèle, vient d'être assassiné. Les inscriptions retrouvées sur les murs de la morgue de Volgograd sont plus qu'éloquentes. Elles évoquent le "protocole pic à glace" et indiquent que tous les proches de la belle russe doivent mourir.
La Veuve Noire va rapidement découvrir que tous les gens qu'elle a côtoyés ont été infectés par des nanites, des biomachines microscopiques pouvant déclencher chez eux une véritable rage psychotique, ce qui n'est pas très bien vu en société et peut même nuire gravement à la santé.
L'héroïne doit maintenant faire au plus vite le tour de ses anciens partenaires. Hawkeye, Daredevil ou même encore Hercule sont tous en danger. A un niveau plus ou moins élevé bien sûr, le fils de Zeus ayant tendance à être tout de même plus résistant que le commun des mortels.
Ce plongeon dans le passé va amener Natalia au coeur de la machination dont elle est victime. Le dénouement sera à son image. Dur, froid, avec un petit arrière-goût de vodka.

Ces quatre épisodes sont scénarisés par Paul Cornell et dessinés par Tom Raney et John Paul Leon. Le récit est une sorte de prétexte pour dresser un bilan de la déjà longue carrière de la Veuve Noire, première du nom (le recyclage de pseudo étant l'un des sports en vogue dans le marvelverse). L'on passe rapidement en revue les moments clés de son passé, que ce soit sa rencontre avec Wolverine, l'époque où elle était leader des Champions, à Los Angeles, ou même un plus récent tête à tête avec Cap pendant la guerre civile qui a déchiré la communauté des surhumains.
L'ambiance graphique change lorsque l'on passe d'un flashback au présent. C'est globalement plutôt correct même si j'ai un peu de mal avec le visage de la Natalia actuelle sur certaines cases.
Petite mention spéciale pour les covers, fort belles, d'Adi Granov.

Si le petit tour d'horizon des anciennes connaissances de la miss s'avère sympa, l'histoire en elle-même n'est guère passionnante. On est loin en tout cas des performances du même auteur sur Wisdom ou les Young Avengers. Le final, très convenu, manque notamment d'émotion, surtout pour une telle confrontation. Quant à l'humour et au côté gentiment provocateur de Cornell, ils sont eux aussi aux abonnés absents, sauf si l'on excepte une petite tentative avec un roulage de pelle entre Natalia et Bobbi Morse, alias Oiseau Moqueur. Un peu léger pour un scénariste habituellement plus inspiré.


Une saga qui se lit sans déplaisir mais reste clairement dispensable. Elle aurait en tout cas gagné à être plus franchement "cornellienne".