06 mai 2010

Dark Reign : Utopia, Thunderbolts et Nick Fury

Suite de la rencontre entre X-Men et Dark Avengers dans le Dark Reign #8 de ce mois.

La revue s'ouvre sur Dark Avengers #7, c'est à dire la troisième partie du crossover entre les sbires d'Osborn et les mutants. Grosse baston dès le départ qui permet de refaire une petite présentation, souvent drôle, des intervenants. Mac Gargan est ainsi qualifié de "tiny toon amélioré". Autre exemple, après un simple "yep" faisant office de réponse à une question de l'un de ses collègues, le peu loquace Arès est sobrement présenté comme un "orateur".
De leur côté, Xavier et Beast sont toujours prisonniers et soumis à l'influence de la machine Omega qui prive les mutants de leurs pouvoirs. Ou qui les diminue disons. En ce qui concerne les Dark X-Men, à part les tensions entre Daken et Emma Frost, les relations entre les membres de l'équipe sont quasiment inexistantes. Autre petite déception, la rencontre entre Norman et Cyclope ressemble un peu à un pétard mouillé. En gros, Scott se déplace pour exiger d'Osborn qu'il dégage de sa ville. Mieux, il ne doute de rien et il lui demande carrément de se rendre. Evidemment, l'autre rigole, et Scott rentre chez lui. En ce moment, on ne peut pas dire qu'il n'a que des idées de génie le Cyke...
Scénario de Matt Fraction, dessins de Luke Ross.

On passe ensuite aux Secret Warriors. Le petit raid de Nick Fury fonctionne plutôt bien puisqu'il réussit à piquer au HAMMER pas moins de trois héliporteurs. Si c'est pas le braquage du siècle ça ! On apprend à cette occasion que 3000 hommes ont désertés pour rejoindre les Howling Commandos. Ce n'est apparemment pas suffisant puisque Fury demande à Dugan d'en recruter encore plus, lequel promet de lui ramener une armée de salopards prêts à "hurler à la lune et à bouffer le soleil".
L'équipe des Secret Warriors en elle-même est par contre très en retrait. Un choix discutable étant donné que ses membres ne sont pas les plus connus et qu'ils sont loin de nous être familiers.
Scénario de Brian Michael Bendis et Jonathan Hickman, dessins de Stefano Caselli.

On continue avec les Thunderbolts. L'on retrouve ici des scènes qui sont cette fois plus intimistes, avec relativement peu de personnages. Les auteurs nous montrent notamment une Songbird toujours en cavale, qui tente de venir chercher de l'aide chez ses anciens potes. On a droit également à une séance d'entrainement entre le fameux Mr X, dépeint comme un combattant hors pair, et Headsman. Et effectivement, le X en question a l'air extrêmement efficace si l'on en juge par la raclée qu'il met - sans les mains en plus - à Headsman. On sent que ces deux là vont s'aimer comme des frères. ;o)
Petite révélation sur la Veuve Noire également dans cet épisode écrit par Andy Diggle et dessiné par Miguel Sepulveda.

On termine par Dark Reign : Fantastic Four, avec aux commandes de nouveau Hickman pour le scénario et Sean Chen en ce qui concerne l'aspect graphique.
J'avais émis quelques doutes dès la première partie de cette mini-série (cf Dark Reign #6) et malheureusement, ils se confirment. Bon, déjà à la base, les FF ne sont pas vraiment ma tasse de thé, mais alors là, je ne comprends rien. Enfin, si, Richards explore différentes possibilités d'action à travers diverses réalités parallèles où les Illuminati et la guerre civile ont pesé différemment, ça ok, mais entre chaque exemple, on suit un groupe (avec deux Choses !) dans "l'espace-temps effondré". Là on passe d'une bataille navale de pirates à un duel type western puis à la deuxième guerre mondiale, sans qu'il y ait le moindre début d'intrigue reliant le tout.
Il y a pourtant des scènes plutôt sympathiques, comme le duel évoqué plus haut, entre Sue et... le Beyonder (sisi), avec un joli et surprenant clin d'oeil de la miss, juste avant de dégainer. Malgré tout, on a vraiment l'impression que plutôt que l'espace-temps, c'est le scénario sans queue ni tête qui s'est effondré.

Un mensuel un peu moins bon qu'à l'accoutumée mais qui se laisse lire sans trop de mal si l'on excepte la famille Ingalls.



Pendant ce temps là, ailleurs sur la toile

Suite de la petite rubrique, non régulière, concernant ce qui se passe d'intéressant sur d'autres sites et blogs.

Pour commencer, une sorte d'animation ludique et scientifique, avec The Scale of Universe. Ce petit programme, une fois chargé, vous permet de vous balader de l'infiniment petit à l'infiniment grand. On démarre du Mur de Planck, limite de l'indivisibilité de la matière, et l'on va jusqu'aux amas de galaxies, le tout à l'échelle. Impressionnant et instructif.
On passe ensuite à une review du film Iron Man 2 sur le site de l'excellent magazine Geek. Perso, comme d'hab évidemment, je ne l'ai pas vu. Je reste sur ma bonne impression de Watchmen, pour une fois que je ne ressors pas déçu d'une adaptation...

Autre domaine très différent, je vous avais parlé de la nouvelle collection Atlas sur les comics Star Wars édités par Marvel, eh bien le numéro #7 vient de sortir et est présenté ici (il faut s'inscrire par contre pour pouvoir lire l'article, un peu ennuyeux ça).
Une nouvelle série également, Venturesome Motes, présentée par l'ami Pierre Minne, auteur du Patrouilleur. Il nous dévoile de fort jolies planches sur son blog.
Enfin, d'une manière générale, je vous conseille également Quoi de neuf sur ma pile ? de Gromovar, un blog qui aborde BD, romans, essais ou recueils de nouvelles avec un ton libre et une grande qualité d'écriture. Une vraie mine de découvertes.

Et je termine en vous parlant de The Walking Dead Compendium, que j'avais déjà évoqué ici. L'ayant reçu, je peux vous en dire un peu plus. Tout d'abord, l'imposant volume regroupe donc les 48 premiers épisodes, autrement dit les 8 premiers TPB, ce qui représente 1056 planches !
L'impression, ici sur papier glacé, est un peu différente de ce que l'on a l'habitude de voir en VF. Les noirs y sont plus profonds, les gris plus clairs, parfois presque blancs, ce qui accentue le contraste et l'impression de N&B "dur" plutôt que de niveaux de gris.
Les covers ne sont pas présentes mais vu le prix (41 euros ) et le nombre de pages, difficile de s'en plaindre. Par contre, l'histoire courte (6 planches) réalisée pour le Image Comics Holiday Special - et présente dans le tome #1 de Delcourt - a été intégrée à l'ouvrage.
J'ajoute que le niveau de langage est tout à fait abordable, pas d'argot ou d'expressions venues du fin fond de la campagne US. ;o)
A conseiller donc, même si le poids ne rend pas la manipulation très pratique.