01 mars 2011

Astonishing Spider-Man & Wolverine

Suite de la nouvelle série consacrée au Tisseur et au Griffu dans le Spider-Man #134 paru aujourd'hui. Le Vautour et le Rhino sont également de la fête.

On commence par Astonishing Spider-Man & Wolverine, un nouveau titre que nous avions pu découvrir le mois dernier. Jason Aaron (Scalped, Black Panther, Wolverine : Weapon X) est au scénario, Adam Kubert s'occupe des dessins.
Alors que les deux héros tentent de s'opposer au braquage d'une banque, ils se retrouvent expédiés dans le passé, à une époque reculée où Logan devient le leader d'un peuple d'hommes-singes alors que Parker se morfond en solitaire et tente de trouver un moyen de sauver ce monde de la chute imminente d'un astéroïde. Un début plutôt étonnant et assez sombre donc, jouant beaucoup sur les rapports conflictuels et le contraste entre les deux protagonistes.
Ce deuxième chapitre les plonge cette fois dans un futur fortement modifié où la race humaine a été exterminée et où un nouveau danger menace les descendants des fameux hommes-singes (ces derniers ayant survécu grâce aux précieux conseils de Wolvie). Planète vivante, flingue qui utilise des munitions à base de Force Phénix, dinosaure mécanique, l'environnement est plutôt étrange et le récit perd le côté inquiétant des premières planches pour se diriger vers une démesure qu'il n'est pas toujours facile de manier.
Il est cependant encore un peu tôt pour avoir un avis vraiment tranché sur cet arc.

L'on passe ensuite à trois épisodes issus de Amazing Spider-Man. Les deux premiers sont écrits par Mark Waid (Ruse, Irrécupérable) & Tom Peyer et dessinés par Paul Azaceta. Spidey y affronte le Vautour, celui-ci s'étant échappé du Raft grâce à Electro. Attention cependant, il ne s'agit pas du Vautour "classique" (Adrian Toomes) mais d'une nouvelle version, incarnée par Jimmy Natale, un homme de main de la mafia que ses patrons ont transformé en monstre. Ses pouvoirs sont également quelque peu différents, il est notamment capable de générer un acide qu'il... crache à la tête de ses ennemis. Ah, une petite remontée de sucs gastriques en guise d'arme offensive, il fallait y penser.
Bref, notre grand piaf s'en prend à J. Jonah Jameson (toujours maire de New York) qu'il tient pour responsable de son état. Parker va bien sûr porter secours à son patron, mais il en sera remercié d'une manière bien singulière. Une histoire finalement classique mais pas désagréable. Graphiquement, l'on peut relever un petit souci avec Parker qui se révèle plusieurs fois bouffi et quasiment méconnaissable (peut-être à cause également de l'encrage qui semble bien épais).

Le dernier épisode est un one-shot présentant la confrontation entre l'ancien Rhino, repenti et prêt à commencer une nouvelle vie, et son successeur, bien décidé à le vaincre pour "mériter" son titre. Scénario de Joe Kelly, dessins de Max Fiumara. Une intrigue somme toute assez simple mais relativement émouvante (un peu, en plus court, dans la lignée de la mini-série où le Rhino devenait supérieurement intelligent et découvrait même, par déduction, l'identité réelle du Tisseur).
Visuellement, l'impression de puissance et de force brute du Rhino est fort bien rendue et cette fois Parker retrouve un aspect plus habituel, mais ce sont ses doigts, bizarrement allongés (et plats, on dirait Reed), qui lui donnent une impression de fragilité extrême et même un petit côté précieux. Rien de bien méchant, mais difficile de passer à côté sans le remarquer.

Une fournée moyenne, possédant autant de moments sympathiques que de petits défauts.

ps : à la fin de la revue, Grasse parle d'une nouvelle série Spider-Girl, je ne sais pas si elle sera publiée par Panini, d'après ses propos, on a l'impression que oui, mais ce n'est pas réellement explicite. A voir... l'idée n'est en tout cas pas pour me déplaire.