20 juillet 2011

Wolverine goes to Hell

On se penche tout de suite sur la nouvelle série régulière du Griffu et le relaunch de sa revue VF.

Panini remet ce mois les compteurs à zéro avec la sortie de Wolverine #1, qui remplace donc le précédent mensuel et ses 209 numéros. Au sommaire, les deux premiers épisodes de la toute nouvelle série Wolverine, qui fait suite à Wolverine : Weapon X.
Au scénario, toujours Jason Aaron (Scalped, PunisherMAX, Astonishing Spider-Man & Wolverine), accompagné cette fois de Renato Guedes pour la partie dessin. L'artiste brésilien, qui a surtout travaillé pour DC Comics jusqu'ici, fait montre d'un talent certain. Visiblement aussi à l'aise avec Wolvie que certains personnages plus monstrueux, il nous livre quelques splash pages pas dégueulasses du tout.

Pour ce qui est du récit, tout commence par une petite introspection de ce pauvre Logan qui fait encore une fois face à son côté sombre. Et la situation va évidemment dégénérer rapidement. Non seulement l'âme de Wolverine se retrouve en enfer, ce qui n'est déjà pas le meilleur des endroits où passer ses vacances, mais son corps, apparemment sous un bien néfaste contrôle, va se mettre en quête de ses proches pour les expédier ad patres. Dans la liste des personnes menacées figure la jolie Melita Garner (en voilà une qui devrait se renseigner sur le destin des copines d'encapés avant de sortir avec n'importe qui !), journaliste et petite amie actuelle de Logan, qui va devoir son salut à l'intervention de... Mystique.

Pour ce qui est des thèmes, rien de bien original. Le destin, la mort, la culpabilité, la quête de rédemption, bref, le package standard lié au plus populaire des mutants. Pour un nouveau départ, on aurait pu s'attendre à quelque chose qui sorte un peu plus des sentiers battus. Ceci dit, ce début d'arc tient tout à fait la route pour le moment et se laisse lire sans déplaisir. Melita, si elle parvient à survivre, pourrait être un personnage intéressant, d'autant qu'elle est loin du stéréotype de la demoiselle en détresse qui hurle à la première araignée venue ou au premier skrull aperçu. Elle utilise d'ailleurs un joli arsenal offert par son mec. Ah, les cadeaux de St Valentin, ça a son utilité quand même ! Et puis, c'est toujours romantique d'offrir un poing américain, une petite bombe de gaz incapacitant ou un disrupteur sonique. 
Niveau guests, les lecteurs vétérans reconnaîtront pas mal de visages connus, mais les nouveaux pourront suivre l'histoire sans aucun problème. La série s'adresse bien sûr à un public "averti", bien que le niveau de violence soit habituel pour le type qui reste le "meilleur dans sa partie" (on se doute bien que s'il a des griffes, ce n'est pas pour tailler les haies ou jouer les Edward Scissorhands).
La suite dès le mois prochain et le grand final en septembre.

Du Wolverine classique, qui ne surprendra pas mais ne devrait pas non plus décevoir.