23 mars 2007

Au nom du Père

Nous en attendions la sortie française depuis un bon moment, eh bien cette fois c'est fait, la mini-série Daredevil : Father trône en bonne place dans nos librairies dans un format Graphic Novel particulièrement luxueux.
Cet été là, la canicule s'abat sur New York. Dans les rues de Manhattan, un tueur en série prélève les yeux de ses victimes. L'avocat Matt Murdock, lui, tente de venir en aide à une femme battue tandis que les Santerians, sorte de milice de super-héros, luttent pour contenir les criminels qui fuient Hell's Kitchen en voulant échapper à Daredevil.

Si l'histoire de Joe Quesada (qui signe également les dessins) s'installe lentement, elle est plus subtile que ce que l'on pourrait croire. Le thème du père est ici central et nullement réservé au seul Murdock. Chaque personnage devra assumer l'héritage de pères souvent imparfaits, parfois héroïques, plus rarement monstrueux. Quesada nous amène sur de fausses pistes que l'on pense un peu grosses pour finalement se jouer de nous et lier le destin de tous les protagonistes dans une surprenante révélation finale.
Graphiquement, l'on en prend plein les yeux avec des planches grand format encrées par Danny Miki et peintes par Richard Isanove. Daredevil est parfois représenté d'une manière très massive qui lui donne un aspect effrayant convenant parfaitement au Diable Rouge.

Une bonne histoire dans une édition prestigieuse pour une vingtaine d'euros, voilà qui devrait vous permettre de méditer sur cette citation : "Une bonne action ne reste jamais impunie". Un dicton dont Murdock vérifiera cruellement la véracité.