07 mars 2007

Une certaine vision de l'excellence...

Le 122ème numéro du mensuel X-Men est sorti aujourd'hui en kiosque. Il contient 8 pages spéciales consacrées aux 10 ans de Panini Comics, l'occasion pour la rédaction de se balancer un paquet de fleurs pas vraiment méritées. Ils commencent notamment en affirmant qu'ils ont "atteint un niveau d'excellence très largement mérité". Si "excellence" est synonyme de traductions bourrées de fautes et de méconnaissance flagrante de l'univers Marvel, alors, oui, je suis d'accord, c'est mérité.
Les paniniens ont ensuite l'idée de nous faire un historique de Marvel et là, boum, ils se plantent dès le premier paragraphe en affirmant que la maison d'édition s'est d'abord appelée Atlas puis Timely alors que c'est exactement l'inverse. Un détail me direz-vous ? Oui, sauf que des détails comme cela, ils nous en pondent par milliers depuis des lustres. Entre Andrea DiVito dont ils parlent comme d'une dessinatrice (c'est un homme), l'insertion de résumés concernant des épisodes non encore parus, ou encore le 09/11 qu'ils traduisent par 09 novembre, à force, les petits détails insignifiants finissent par prendre toute la vue.
Et ça continue dans ce numéro où l'on retrouve un "classique", l'emploi du présent du conditionnel à la place du futur de l'indicatif. "Je ne tomberai pas sans me battre" devient ainsi "je ne tomberais pas sans me battre". Réussir à se faire bombarder traducteur en étant incapable de conjuguer correctement un verbe du premier groupe au futur simple, voilà qui est un véritable exploit qui relève, en effet, d'une certaine forme d'excellence.
Aussi, pour cela et tout le reste, du fond du coeur : joyeux anniversaire Panini !

Bon, les guignols, c'est fait, passons maintenant à ce qui nous intéresse vraiment, le contenu marvellien de notre revue.
On commence par la suite de l'arc Le Sang d'Apocalypse qui finit par traîner un peu en longueur. Cette impression n'est peut-être pas étrangère au fait que l'histoire ne brille pas par son originalité et sent un peu le recyclage. Heureusement, les dessins et la colorisation sont magnifiques, ce qui permet de faire un peu passer le tout.
Le gros du mensuel est consacré à la conclusion, en deux épisodes, de La Saga des Foursaken. On y retrouve une entité cosmique, le Premier Déchu, qui serait l'exact contraire du Phénix. Si ce dernier consume des univers et permet aussi d'en faire renaître d'autres dans une sorte de renouvellement sans fin, le Déchu vise, lui, à établir un monde stable et figé dans une perfection idéale. Plus de haine ni de guerre pour les différentes espèces qui suivent le Premier Déchu mais un bonheur perpétuel que rien ne trouble. Evidemment, il y a un hic et c'est Betsy (Psylocke) qui découvre le coup fourré.
Notre fournée X-Men du mois de mars se termine, comme d'habitude, par un épisode de la très bonne série New X-Men que j'apprécie de plus en plus. Le scénario est signé Craig Kyle et Christopher Yost et les dessins sont de Paco Medina.
Les jeunes recrues de l'institut Xavier sont plutôt malmenées ces derniers temps et doivent affronter bien des épreuves. Après le Jour M qui a vu leurs rangs se réduire considérablement, elles ont également dû faire face à un attentat meurtrier qui visait d'anciens élèves ayant perdu leurs pouvoirs. Les répercussions psychologiques sur les jeunes mutants sont nombreuses, Elixir notamment a du mal à accepter son impuissance devant le carnage auquel il a assisté, mais surtout, les coups durs sont loin d'être du passé puisque le révérend Stryker continue à s'acharner sur l'école. Ainsi, un nouvel élève tombe encore ce mois-ci et s'ajoute à la longue liste des victimes du fanatique.

L'ensemble est donc plutôt bon. Quant au mois prochain, il verra le lancement de l'excellente mini-série X-Men : Civil War (eh oui, les mutants n'allaient tout de même pas échapper à leur propre tie-in) que je vous conseille vivement de ne point rater.