26 juin 2008

La Mort de Logan

Le Wolverine #173 de ce mois en termine avec les one-shots et autres What if pour laisser la place aux deux séries régulières consacrées au Griffu.

Le premier épisode débute en Belgique, en pleine première guerre mondiale. On y retrouve un Wolvie se démenant au milieu des tranchées et des gaz, dans une ambiance de dévastation assez effrayante. Malheureusement, si Howard Chaykin, responsable des dessins, s'en sort haut la main question décors, il n'en est pas de même avec notre mutant préféré. Celui-ci se voit souvent affublé d'un torse énorme, totalement disproportionné par rapport à ses membres, ou d'un visage étrangement bouffi.
Niveau scénario, l'on retrouve avec joie Marc Guggenheim (auteur du tie-in mettant en scène Logan pendant l'évènement Civil War, cf la checklist). On savait que notre Guggenhou (c'est joli comme surnom non ?) aimait les scènes choc, il va ici faire carrément avaler une bombe à Wolverine. Le résultat est explosif mais le rendu assez loin du spectaculaire d'un Ramos. Snif.

Le deuxième épisode est bien sûr tiré de l'on-going Wolverine : Origins. Toujours Daniel Way au scénario qui fait débuter son histoire...lors de la seconde guerre mondiale. Voilà qui pourrait presque faire le lien avec la saga précédente. L'on reste ici sur un Logan bouleversé par la mort de Captain America et qui se remémore leurs rencontres passées. Petit problème, c'est toujours Steve Dillon qui se colle aux crayons. Du coup, tout le monde a la même tronche. On a le visage de Wolvie (qui est aussi le visage du Punisher dans la série de Ennis), et une infinité de déclinaisons : le visage de Wolvie avec le masque de Cap, le visage de Wolvie avec une perruque blonde, le visage de Wolvie avec un casque allemand, bref, on a l'impression d'un de ces films ou le même acteur s'amuse à interpréter tous les personnages.
C'est étonnant car, malgré la popularité du personnage, les deux séries labellisées "Wolverine" se retrouvent avec un graphisme plutôt décevant ou, en tout cas, pas à la hauteur de ce que l'on serait en droit d'attendre sur de tels titres. Au point où l'on en est, dans deux mois, c'est Andy Kuhn qui débarque (puisse Quesada nous en préserver !).

Un mensuel intéressant qui est tiré vers le bas par des dessinateurs peu doués ou peu ambitieux, le résultat étant de toute façon le même pour nous.