03 novembre 2009

L'Araignée est fatiguée

Sortie aujourd'hui du Spider-Man #118 qui devrait facilement vous faire économiser un voyage à la pharmacie si vous souffrez d'insomnie.

On a bien droit ce mois à trois épisodes d'Amazing Spider-Man, fait assez rare pour être souligné. On commence avec un arc en deux parties de Mark Waid (scénario) et Marcos Martin (dessin). Spidey se retrouve dans le métro en compagnie d'un jury se rendant sur une reconstitution. C'est bien crédible ça déjà, embarquer les jurés dans le métro... enfin, bref, ils sont attaqués par le Shocker, un vieil ennemi du Tisseur qui bosse maintenant pour Karnelli, un mafieux impliqué dans le procès.
Alors bon... le Shocker se prend une raclée puis se tient assez tranquille pendant que Spidey essaie de trouver la sortie. Ah oui parce qu'en fait il y a eu un éboulement qui a coupé leur wagon du reste des voyageurs. Et comme ils sont sous l'East River, ils ont peur de finir noyés. Sauf qu'on n'y croit pas du tout et qu'au lieu d'un enjeu dramatique, un profond ennui se dégage de ces deux épisodes (qui pour le coup paraissent bien longs).

On enchaîne avec un one-shot scénarisé par Roger Stern et dessiné par Lee Weeks. Parker y affronte cette fois un vilain de seconde zone baptisé Monochromatik. Trip à l'ancienne, avec des origines vites expédiées et des braquages de banque ridicules (nous quand on doit faire un retrait en liquide important, faut prévenir trois jours avant, mais les super-vilains trouvent toujours des billets qui traînent). En plus, qui donc se trouve dans la banque pendant le braquage ? La tante May ! Et allez, ça faisait longtemps ! Rhoo, il est pas content le Peter. Qui c'est qu'a fait peur à la tantine, hein ? Hou, il va s'énerver tout rouge le Peter. Il va pas sacrifier sa femme parce que c'est déjà fait, mais il est pas jouasse quoi.
Je crois qu'à un moment je me suis évanoui. De tristesse.

Et enfin, on a un épisode tiré de Spider-Man Family qui, du coup, ne paraît pas si mal que ça. Déjà faut le faire, parce qu'avec les sélections de Panini, c'est pas souvent qu'un Family se hisse au niveau d'Amazing. Alors être meilleur... l'histoire reste dispensable mais à la limite, c'est un peu doux-amer, la fin est pas mal, ça pose même un peu le problème de l'égoïsme de Parker. Au point où on en est, ça passe. John Arcudi au scénario, Ramon Bachs au dessin.
Tout de même, ce n'est pas avec ça que l'on va sauter au plafond. Je crois que depuis que je relis régulièrement Spider-Man, donc bien six ans, dans les eaux là, c'est la première fois que je m'ennuie à ce point. Autant tisser dans un violon...

Un Spider-Man sans intérêt et même quelque peu énervant par certains aspects.
Si vous devez faire attention à votre budget ce mois-ci, vous pouvez passer à côté de cet achat sans aucun regret. Et même en ricanant un peu.