08 novembre 2009

Dark Reign : Chasse aux Sorcières

Le Dark Reign #2, sorti hier, nous permet de découvrir une nouvelle série et d'assister au retour des Thunderbolts. Avec bien sûr la suite de Dark Avengers. Tout de suite, le point sur les meilleures séries Marvel du moment.

On commence avec le deuxième épisode de Dark Avengers. Brian Michael Bendis au scénario, Mike Deodato au dessin. Le mois dernier nous avions vu l'équipe se former, cette fois nous assistons à la première mission et aux premières scènes de "vie de groupe". Cette opération embarrasse un peu Osborn puisqu'il s'agit de porter secours à un Fatalis qui se fait attaquer lors de son retour en Latvérie. Le nouvel homme fort des Etats-Unis ne peut rester l'arme au pied en assistant à l'écrasement de son allié (rappelons qu'il a demandé à Fatalis de faire partie de la Cabale, cf Dark Reign #1).
Il n'y a plus ici l'excitation due à la composition de l'équipe mais l'histoire se lit avec plaisir. On a le droit à quelques vannes et grincements de dents (mais il fallait s'en douter vu le caractère des membres). Surtout, on voit de nouveau le rouleau compresseur Sentry en action. Et il ne fait pas dans la demi-mesure ! On savait qu'il pouvait se montrer très efficace (cf scène #2 des Combats d'Anthologie), mais cette fois il semble surtout particulièrement déboussolé. Au point de faire confiance à Norman Osborn pour juger de la bonne moralité de ses actes, ce qui n'est sans doute pas un très bon choix.
Graphiquement c'est franchement beau, voire spectaculaire, mais on connaissait déjà les capacités du bonhomme.

On poursuit avec les débuts de la nouvelle on-going Secret Warriors. Toujours Bendis associé cette fois à Jonathan Hickman au scénario, la partie graphique étant assurée par Stefano Caselli.
Nick Fury sort donc de sa clandestinité pour reprendre du service et diriger le petit groupe qu'il avait formé pendant Secret Invasion. Les personnages étant peu connus, un petit rappel de leur identité et de leurs pouvoirs n'aurait pas été superflu. En gros nous avons Quake, qui possède des pouvoirs sismiques, Druide, dont les dons sont basés sur la magie, Lance-Pierre (dont le prénom est... Yoyo) qui peut courir jusqu'à un point et revenir à son point de départ (comme dirait Mr Honey Bunny, nous aussi on peut le faire ça !), Muraille (Stonewall en VO), le gros balèze du groupe, Feu d'Enfer (Hellfire), qui manipule une chaîne enflammée et enfin Phobos, demi-dieu de la peur, qui se trouve être un gamin de 12 ans s'éclatant sur X-Box.
Bon, équipe sympa mais tout dépendra de ce que les scénaristes en feront. Pour l'instant, il est encore un peu tôt pour se faire une idée bien nette des personnalités et relations entre les protagonistes. Notons que ces derniers sont tous plus ou moins des fils ou petits-enfants de persos secondaires.
L'épisode se termine sur une révélation assez énorme que je ne vais pas dévoiler mais dont nous pourrons parler éventuellement dans les commentaires (car cela me paraît bien gros quand même). En tout cas, une bonne entrée en matière globalement, et un grand plaisir à retrouver un Fury "larger than life" qui en impose au président lui-même.

On en arrive aux Thunderbolts dont on peut retrouver deux épisodes. Il y en aura encore deux dans la revue du mois prochain, ceci afin de synchroniser la série avec les évènements actuels. En effet, Panini a pris un peu de retard, du coup Strucker par exemple est encore en vie et les Dark Avengers ne sont pas encore formés.
Le scénario est signé Andy Diggle et les dessins sont de Roberto de la Torre.
Première impression : ça se lit toujours aussi bien. En fait, depuis Civil War, cette série a toujours su maintenir une qualité constante. Il est intéressant d'ailleurs de constater que ce sont souvent les séries secondaires, avec des personnages peu connus du grand public, qui se révèlent les plus agréables à lire (on avait pu se rendre compte du phénomène avec Avengers : The Initiative ou encore Runaways) alors que certains titres phares ont parfois bien du mal à trouver un second souffle (Amazing Spider-Man actuellement et je ne parle même pas du Hulk de Loeb).
Bref, il s'agit ici d'une période de transition pour les Thunderbolts, certains vont rejoindre Osborn et les autres... eh bien les autres vont passer un sale quart d'heure puisque Norman a décidé de faire le grand ménage derrière lui et de dissoudre le groupe au sens propre. De bons moments avec un Bullseye toujours aussi détestable, une Opale délicieusement cruelle et une Songbird qui va avoir droit à une déclaration d'amour et une tentative de meurtre ! Voilà qui lui fait des journées bien remplies.
Enfin, mention spéciale pour les très belles covers de Francesco "Matt" Mattina.

Un excellent mensuel, sans doute la revue la plus homogène du moment niveau qualité.

- Vous savez, la plupart des gens ont l'humilité de respecter le bureau... sinon l'homme... quand ils entrent ici. Avez-vous oublié tout cela colonel Fury ?
- J'ai été dans cette pièce avec Eisenhower, Truman, Kennedy, Reagan, Johnson... Nixon... vous connaissez la liste. Ce taudis a perdu de son éclat.
Le président des Etats-Unis d'Amérique et le colonel Nicholas Joseph Fury, sous la plume de Hickman.