12 novembre 2009

Marvel Saga : Living in Darkness

Le quatrième numéro de Marvel Saga est estampillé Dark Reign et nous livre les premiers épisodes de la nouvelle série du Punisher.

On le sait tous maintenant, Frank Castle a un petit côté taquin qui le pousse à descendre de la crapule, à bousiller du vilain, bref, à faire un carton sur la racaille, grosse ou petite. Après l'avènement de Norman Osborn, voilà pour le Punisher un univers riche en cibles. Délaissant les mafieux, Frank va s'attaquer aux encapés et à la racine du Mal. Pour cela, il sera aidé par un spécialiste en informatique qui sera ses yeux et ses oreilles. Et bien sûr, à nouvelles menaces, arsenal nouveau.
Voici donc un relaunch de plus pour la série Punisher (qui en est tout de même à sa huitième version). Alors que l'on-going publiée sous le label Max est orientée polar et plutôt hors continuité, celle-ci est plus ancrée dans le Marvelverse et dans le trip super-héroïque. Le scénario est signé Rick Remender, un auteur qui avait déjà goûté au personnage dans Punisher War Journal et qui, accessoirement, a également écrit The End League chez Dark Horse. Les dessins sont l'oeuvre de Jerome Opeña. Rien à signaler de ce côté, son travail étant plutôt correct (et même superbe si on le compare aux saloperies de Chaykin ou au Punisher aviné dont nous a gratifié Rivera le mois dernier dans Spider-Man).

Niveau histoire, ça commence fort avec un Castle qui se la joue sniper et nous offre un superbe tir à cinq kilomètres de distance (avec une arme skrull, ceci expliquant cela). Osborn ne doit la vie qu'à Sentry qui prend ensuite en chasse le Punisher. En fait, le duel Sentry/Punisher (dont j'avais imaginé qu'il s'étendait sur tout l'arc de la façon dont Panini avait présenté la chose) ne dure que le temps du premier épisode. Et encore, c'est plus une fuite désespérée qu'un véritable combat. En même temps, se mesurer à Sentry avec un flingue, c'est un peu comme tenter d'arrêter un bus avec le pif : ça a peu de chance de marcher.
La suite voit Hood prendre les choses en main, le grand adversaire du Caïd envoyant de vieux super-vilains sur le retour aux trousses de Castle (on retrouve en vrac le Grizzly, Mr Hyde ou Razorfist). Et pour les amateurs de personnages de seconde zone, la scène finale montre que Remender est bien décidé à piocher dans le vivier de la Maison des Idées pour ses prochaines histoires.
Tout cela est plutôt sympathique mais très loin d'un Castle à la sauce Ennis, attention donc si vous ne connaissez le perso que sous cet aspect, la différence ici est énorme. Un petit exemple, le Punisher utilise à un moment des particules Pym afin de se cacher à l'intérieur d'une pizza (!!) qu'il fait livrer à ses ennemis. Une tactique un peu dingue que l'on s'attendrait plutôt à voir dans un Deadpool. Il faudra donc aimer le second degré en plus des fusillades et des longues poursuites pour pleinement rentrer dans ce récit.

Un titre qui colle aux évènements actuels sans être pour autant crucial.