02 janvier 2011

Deadpool : Suicide Kings

Deadpool et le Punisher sont à l'affiche du Marvel Icons hors série #19. Flingues et vannes sont au menu.

C'est en pensant participer à un concours que Deadpool se fait engager pour supprimer un bookmaker. Le mercenaire déjanté va malheureusement tomber dans un piège et se retrouver accusé de terrorisme. La police et les media le soupçonnent en effet d'avoir fait sauter un immeuble entier. Il n'en faut pas plus pour alerter le Punisher qui décide de se lancer à la poursuite du pauvre Wade dont le facteur auto-guérisseur va être grandement sollicité !
Si l'on rajoute à cela des cochons amateurs de chair humaine, les démolisseurs, une ou deux demoiselles à la poitrine généreuse, des sabres et quelques petits numéros chantés, vous aurez compris que notre brave Deadpool baigne, comme à son habitude, dans la sympathique et néanmoins sanglante folie qui n'appartient qu'à lui.

Ces cinq épisodes sont écrits par Mike Benson et Adam Glass. Les dessins sont de Carlo Barberi. Le style graphique est classique, efficace et plutôt joli. Le récit est à la hauteur du sieur Wilson et de sa psyché quelque peu... "spéciale". L'humour, très second degré, est bien sûr au rendez-vous. Les auteurs se font également plaisir en parsemant l'histoire de références qui vont de Sally Field à Reservoir Dogs. Certaines sont d'ailleurs remplacées par le traducteur (sans doute pour des raisons de compréhension) par des allusions typiquement françaises - voire franchouillardes - à Joe Dassin ou même... Benny B ! Mais bon, dans le contexte, ça passe plutôt bien.
Puisque l'on évoque la traduction, il faut de nouveau déplorer un nombre important de fautes et coquilles, du genre "y'a intérêt à ce que soit grave", "j'irai p'têt' paradis", ou encore un "doit" à la place de "toit". Bref, rien de neuf au pays des vendeurs d'autocollants. Certains pourront toujours trouver que je ronchonne sur Panini de manière trop "systématique", le systématisme ne vient pourtant pas de ceux qui relèvent les fautes mais de ceux qui les commettent. Si on les rémunérait au prorata de ce qu'ils publient correctement, j'en connais quelques-uns qui auraient déjà changé de boulot depuis un bail.

Bref, si l'on met de côté le manque de sérieux chronique de la sandwicherie, voilà donc une saga complète qui permet de passer un bon moment. On ne s'ennuie pas une seconde et les scénaristes se sont visiblement bien amusés à mettre en scène un Deadpool toujours aussi rock n'roll. En plus du Punisher (en "entier", l'histoire datant heureusement d'avant sa mort et sa ridicule transformation en Franken-Castle (sic)), l'on peut signaler la présence de Daredevil et du Tisseur.

Un très bon rapport qualité/prix, dommage que la VF ne soit pas à la hauteur une fois de plus.