24 janvier 2011

La Vengeance de Moon Knight

Le chevalier blanc revient à New York et lutte contre son côté psychopathe afin de devenir un véritable super-héros.

Moon Knight est de retour en ville ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sa rentrée est fracassante puisqu'il arrête de manière assez spectaculaire une bande de braqueurs. Cependant, la presse et les forces de l'ordre constatent que l'homme semble avoir changé. Alors que ses interventions tournaient habituellement au carnage, le justicier ne fait plus couler le sang.
Norman Osborn et Hood vont rapidement tenter de se débarrasser du gêneur, notamment en ramenant à la vie l'un de ses pires cauchemars. Une situation qui pourrait bien avoir raison de la santé mentale vacillante du héros... et de ses aussi récentes que fragiles bonnes résolutions.

Comme vous pouvez le constater dans le résumé, cette histoire se déroule avant la chute d'Osborn et la fin de Dark Reign (cf cet article). Il s'agit de six épisodes issus de la nouvelle série Vengeance of the Moon Knight, écrite par Gregg Hurwitz et dessinée par Jerome Opeña.
L'idée de départ (un Moon Knight en proie à un violent conflit intérieur) n'est pas mauvaise, mais la manière dont Hurwitz la développe laisse grandement à désirer. Un peu comme dans son précédent Foolkiller, l'auteur livre une narration confuse, abusant d'ellipses difficilement compréhensibles ou, au contraire, infligeant au lecteur des péripéties à l'intérêt douteux. Les dialogues sont également d'une pauvreté affligeante. A cet égard, les interventions de Sentry et Spider-Man frisent le ridicule et sont d'une déroutante banalité. On a presque l'impression que l'on a obligé le scénariste à les utiliser et qu'il s'est vengé en les rendant soporifiques. Ceci dit, ce serait encore lui prêter une intention et une certaine capacité à la mettre en oeuvre, ce dont je doute très sérieusement.
Sur la forme, j'avoue donc ne pas du tout adhérer au style de Hurwitz (à ce stade, il serait plus sage de parler d'absence de style). Pour ce qui est du fond, ce n'est guère mieux puisque l'on nous refait le coup de l'ex cadavre qui revient en grande forme. Le pire, c'est que Mooney s'en étonne. Pourtant, en tant qu'habitant du 616, il devrait savoir que buter définitivement quelqu'un là-bas relève de l'exploit.
Et pour couronner le tout - mais ça c'est le petit "plus" Panini - la sortie arrive un peu tard et ne peut éviter, du coup, la sensation de réchauffé.

Au final, pas grand-chose à retenir de ce récit peu inspiré et ennuyeux.
Plutôt dommage au regard du potentiel du personnage qui, malgré son statut de second couteau, finit par tomber dans les mêmes travers que les têtes d'affiche.
A réserver aux seuls inconditionnels du Chevalier de la Lune. Et encore...