20 janvier 2011

Deadpool : Wade Wilson's War

Deadpool débarque dans la collection 100% Marvel... avec une mini-série 100% barrée ?

Après un massacre épouvantable ayant eu lieu au Mexique, Wade Wilson doit s'expliquer devant le sénat des Etats-Unis. Bien que semblant vouloir collaborer, Deadpool reste égal à lui-même et son récit vire bientôt au show tragi-comique.
Les représentants du peuple américain parviendront-ils à faire le tri entre les délires du mercenaire et les bribes de vérité qu'ils contiennent ? Rien n'est moins sûr... mais quand Wade commence à parler, difficile de l'arrêter ! Il évoque ses origines, son parcours dans l'armée, l'Arme X et quelques-uns de ses collègues tueurs.
Une fois l'audition terminée, qui sait si les sénateurs auront encore toute leur tête ?

Il est peu de dire que Deadpool est globalement mis à toutes les sauces en ce moment. Il faut dire que le personnage est plutôt charismatique et permet surtout aux auteurs de donner libre cours à leurs idées les plus fantasques. L'avantage, finalement, de mettre en scène un schizophrène, amateur de flingues et de filles sexy qui plus est.
Cette fois, ce sont Duane Swierczynski (scénario) et Jason Pearson (dessins) qui s'y collent. Le résultat s'avère relativement moyen, surtout en comparaison du récent Suicide Kings, bien plus réussi. L'on a bien quelques gags et idées loufoques (Wade en Michael Jackson !), de l'hémoglobine, et une ou deux répliques savoureuses, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. L'histoire semble finalement assez lente, voire répétitive, et, en comparaison des possibilités offertes par ce cinglé de Deadpool, l'on se dit que l'imagination n'a pas spécialement été au rendez-vous.
Niveau guests, Wade fait équipe avec Bullseye, Domino et Silver Blade. Là encore, l'on reste sur sa faim tant ces seconds rôles sont mal employés et relégués au rang de figurants. C'est bien simple, on pourrait les remplacer par quasiment n'importe qui, cela ne changerait rien à l'intrigue.

Bref, un peu d'audace et d'originalité auraient été les bienvenues, d'autant que le choix narratif (de faire tout se dérouler dans un seul lieu, en racontant les évènements précédents) n'a certainement pas aidé à apporter le vent de folie que l'on apprécie tant d'habitude.
Voilà quatre épisodes qui se laissent lire mais dont on pouvait attendre vraiment beaucoup plus. Si les ingrédients habituels sont là, la recette du jour aura du mal à séduire les gourmets.


Tiens, Wade dessine comme Spiegelman... en un peu mieux. ;o)