02 janvier 2011

Univers Marvel & autres Comics : Relaunch

De retour, prêt et armé pour une sixième saison, avec, histoire de rattraper le retard, quelques chroniques concernant les sorties marquantes de ces dernières semaines.

Eh bien finalement, après deux longs mois salutaires, me revoilà, même si le rythme de publication sera sans doute moins intense que par le passé. Je vais radoter en remerciant une nouvelle fois, et le plus chaleureusement possible, toutes les personnes qui m'ont témoigné intérêt et sympathie pendant cette période disons... un peu "creuse". C'est en partie grâce à ce soutien inattendu que je suis revenu sur ma décision de ne plus m'exprimer sur le net. Et puis aussi parce que je suis incorrigible et que l'envie de parler de mes nombreuses lectures est revenue, peu à peu, jour après jour, avec une insistance grandissante. ;o)
Mais passons à l'essentiel.
Tout d'abord, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année. J'espère qu'elle vous apportera de chaudes lectures et de belles rencontres. Ou inversement.
Sachez que 2011 correspond, dans l'astrologie nöltèsque, à l'année du Canard Mécontent. Signe d'eau (ou plutôt de glaçons dans le whisky) et de plume, le Canard Mécontent est également le saint patron des scribouilleux, des auteurs irascibles et de la chevrotine. On lui rend hommage un peu n'importe quand, grâce à divers breuvages que les disciples consomment régulièrement (bière, vodka, soupe à la tomate en période maigre). Une personne du signe du Canard Mécontent est aisément reconnaissable à son élégance naturelle et à sa propension étrange à l'emploi de gros mots connus d'elle seule.
Parmi les Canards Mécontents célèbres, l'on peut citer Howard the Duck, Leonard de Vinci, Evelyne Dhéliat ou encore Kool Shen. C'est dire si l'année qui vient a du potentiel !
Surtout, un Canard Mécontent peut montrer les dents (oui, de nos jours ils en ont), jouer du poing, faire les gros yeux, ça ne l'empêche pas d'être un canard avant tout. Avec une sensibilité propre, une cravate ridicule et un badge-smiley un peu triste. Et puis, finalement, un canard, c'est un peu foutu comme tout le monde. Quand on lui tire dessus, il prend ça mal. Surtout lorsque les exploits des chasseurs ne visent pas à remplir leurs assiettes mais juste leurs ego, trop faibles pour exister sans une comparaison qu'ils pensent flatteuse.
Cette année, les canards, courroucés ou à l'apparence tranquille, vont tenter de démontrer qu'ils sont plus résistants qu'il n'y paraît, qu'ils ont aussi des munitions, et que pour les faire taire, il faut plus que de vieux tromblons. La preuve que les palmipèdes sont en vogue, Glénat vient de lancer une intégrale Carl Barks mettant bien sûr à l'honneur Donald Duck, l'oncle Picsou et toute la bande de Donaldville. Le premier tome (de plus de 380 pages) est déjà disponible. La collection complète en comprendra 24 (!) et est agrémentée d'une foule d'infos et de petits bonus. Si avec ça 2011 n'est pas l'année du Canard, c'est à y perdre ses plumes !

Laissons de côté ce magnifique interlude astrologique et animalier pour en venir au sommaire du jour. Pour que ce relaunch puisse être relativement consistant, il fallait rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Voici donc le menu de rentrée (avec du bon, du moins bon et de l'excellent) :

- Locke & Key : un hit de plus chez Milady avec une série d'une rare qualité, écrite par le fils d'un très célèbre romancier.
- Dracula : l'adaptation du chef-d'oeuvre de Bram Stocker chez Fusion. Le dentu parvient-il à conserver son mordant ?
- Peter & Max : premier roman en français issu de l'univers de Fables, l'ouvrage est écrit par Willingham himself.
- Blackest Night : Panini va tenter de suivre l'évènement avec des revues DC de plus en plus disparates et à l'agonie. Premières impressions.
- Dernière Station avant l'Autoroute : du polar bien de chez nous, consistant et glauque, et adapté du roman éponyme d'un ex flic.
- Suicide Kings : Deadpool fait son show dans Marvel Icons.
- Flash Rebirth : nouvelle revue lancée à l'occasion du retour d'un bolide bien connu. La vitesse est-elle encore attractive ?


Eh bien voilà, je crois que la sixième saison est lancée. ;o)
Les plumes sont acérées, les flingues chargés et la passion intacte dans nos yeux. Impossible de savoir ce qu'elle nous réserve (encore que, j'ai quelques idées en tête), mais il y a fort à parier que nous aurons droit à de belles choses, à des moments enthousiasmants, et puis aussi à quelques déceptions, à du travail bâclé par certains éditeurs qui maltraitent les livres plutôt qu'ils ne les servent. Et s'il ne faut pas hésiter à s'enthousiasmer lorsque les oeuvres sont admirables, il est important aussi de ne pas cautionner une soupe, fade et tiède, que l'on voudrait parfois nous imposer et nous survendre à coups de superlatifs trop passe-partout pour être honnêtes.


Bonne(s) lecture(s) et merci d'être encore là. ;o)
Guns & Apple Pie !