10 janvier 2011

Comic Box #68 et petit rectificatif

Le numéro de janvier/février de Comic Box est disponible en kiosque. Au sommaire, une analyse des retombées de One More Day et quelques réflexions sur l'avenir du Tisseur, l'historique de la conquête spatiale dans les comics, ou encore, entre autres, une BD des X-Men, un petit point sur l'adaptation de Walking Dead en série TV, une preview de la série Vertigo American Vampire, et quelques interviews, dont celle, très intéressante (notamment pour son point de vue sur l'évolution de l'industrie des comics), de Sal Buscema.

Mais si je vous parle de Comic Box, ce n'est pas tout à fait innocent. Il y a de cela quelques temps (cf cet article), j'avais réagi assez vivement à une réponse présente dans le courrier des lecteurs de ce magazine. J'avais notamment laissé très clairement entendre qu'une sorte de collusion de fait existait entre ce dernier et Panini. Or, après en avoir discuté avec Xavier Fournier, j'ai appris que, contrairement à ce que je pensais, il n'existe absolument pas de relation "patron/salariés" entre l'éditeur et la rédaction du magazine. Et ce pour la bonne et simple raison que Panini... ne possède pas Comic Box.
Il s'agit en fait d'un fonctionnement sous licence, qui se reconduit d'année en année, et qui est essentiellement lié à des considérations économiques. Si demain CB souhaite se retirer de ce partenariat ou aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte, c'est tout à fait possible. Le manque de critique sur les productions Panini (et notamment sur certaines adaptations navrantes) n'est donc pas lié à une frilosité mais à une ligne éditoriale totalement indépendante qui privilégie la source du matériel, le fond, plutôt que la forme de sa transposition en VF.
Une telle approche peut sembler discutable, voire insuffisante, surtout pour un magazine aussi connu et réputé, mais à partir du moment où elle est clairement assumée, elle me semble respectable.
Je suis toujours prompt à ronchonner et à pointer du doigt ce que je considère comme honteux, mais je crois sincèrement que l'on ne peut exiger des autres une rigueur que l'on ne s'appliquerait pas à soi-même. Je tiens donc à m'excuser envers les lecteurs que j'ai induit involontairement en erreur, ainsi qu'envers la rédaction de CB dont j'ai mis en cause l'intégrité de manière un peu rapide.