11 juillet 2007

Sous l'armure

Le Marvel Icons #27 est enfin sorti hier, mieux vaut tard qu'à la date prévue selon le célèbre dicton en vogue chez Panini. ;o)

L'épisode des New Avengers tourne autour de Stark et Maria Hill, la directrice du SHIELD. On commence à en apprendre un peu plus sur les raisons probables de sa nomination. Iron Man, lui, doit faire face à l'intrusion, dans la Stark Tower, d'un de ses anciens employés, partisan de Captain America. Les autres Vengeurs étant absents, on a presque l'impression de suivre un épisode de l'ongoing Iron Man. Et puisque l'on en parle, sachez que la série régulière de notre tête de fer favorite revient sur l'agression dont Happy Hogan a été victime. Une bonne occasion de voir ce qui se cache sous l'armure du chef des pro-gouvernementaux. Le Stark de Millar est ici bien loin et nous retrouvons avec bonheur un Iron Man plus humain, écrasé par les responsabilités qui pèsent sur lui, hanté par les morts récentes et rêvant plus que jamais de retomber dans ses anciens travers en noyant sa souffrance dans l'alcool.

Au niveau de l'épisode des Fantastic Four, on change complètement de registre. La Chose ayant décidé de quitter les Etats-Unis, on suit Ben Grimm dans ses premières aventures parisiennes et...houlala, que c'est mauvais ! Straczynski devait probablement être en petite forme. L'histoire se veut sans doute légère, voire drôle, mais se révèle vite plutôt ennuyeuse qu'autre chose. Une équipe de héros parisiens (parodiant - encore - la Ligue de Justice de chez DC) doit faire face à une menace (ridicule) et demande l'aide de Ben. On se demande bien à quoi sert cet épisode si ce n'est l'occasion de balancer quelques poncifs éculés sur la passion pour la bouffe des frenchies (on n'échappe pas bien sûr au fameux béret également). Même les dialogues sont à la ramasse. Voilà longtemps que l'on n'avait pas vu un tel ratage, bah, c'est plutôt rare donc passons sur cet écart. ;o)

Nick Fury oeuvre toujours dans l'ombre dans l'épisode de ce mois de Captain America. Il dispose d'ailleurs de l'aide du petit Bucky, récemment revenu d'entre les morts. Brubaker et Perkins mettent également en scène une sinistre rencontre entre Fatalis et Crâne Rouge. Il faut dire que la guerre civile qui ravage les rangs de la communauté super-héroïque est plutôt propice au développement des activités des criminels en tout genre.

On termine enfin sur une courte histoire issue de Civil War : Frontline et faisant un nouveau parallèle historique entre la guerre civile marvellienne et, cette fois, César et ses hommes franchissant le Rubicon pour contrer un Sénat corrompu. Ces petits voyages dans le temps (guerre de sécession, deuxième guerre mondiale, etc.) particulièrement bien pensés et permettant de mettre en lumière certains ressorts présents dans quasiment tous les conflits apportent un éclairage nouveau sur les évènements récents. Brillant.

ps : pour demain, si la date de sortie est respectée, tir groupé en librairie avec la fin du run de Bendis sur Daredevil, le 3ème volume des Fantastic Four en 100% Marvel et le Marvel Monster Edition consacré à Civil War dont je vous avais déjà parlé début mai. Pour les nostalgiques du dieu asgardien, la première Intégrale de Thor (1983-1984) est également prévue.