02 novembre 2007

Le Temps des Ténèbres

Nouveau changement de costume pour le Tisseur dans le Spider-Man #94 débarqué ce matin en kiosque. Ce n'est pas la seule nouveauté puisque la série Thunderbolts fait son grand retour en mensuel.

Après le costume rouge et or de Stark, Spidey revient à l'esthétisme sombre du costume noir. La revue est estampillée, du coup, "retour au noir", ce qui sonne tout de même moins bien que le "back in black" original (je ne vois d'ailleurs pas l'utilité de traduire ça, je suppose que l'on comprend ce que ça veut dire même quand l'on ne parle pas anglais).
Bref, la tantine s'étant faite dégommer (héhé... cf le sondage #8), Spidey est en rage. Il fait preuve d'ailleurs d'une violence assez étonnante de sa part. Torture, envie de meurtre, on avait plus l'habitude de voir ce genre de choses du côté d'un Punisher... bah, Parker se déniaise peut-être. ;o)
De ce fait, le black costume, fort beau mais qui convenait peu à la personnalité de Spider-Man, est tout à fait approprié ici.

Les on-going Sensationnal Spider-Man et Friendly Neighborhood Spider-Man bouclent les deux arcs en cours avec notamment un épisode centré sur Black Cat (et duquel Spidey est totalement absent). Le second en termine avec l'affrontement contre le Vautour, rappelez-vous, ce dernier traquait le Monte-en-l'air pour le compte du gouvernement.

C'est surtout l'arrivée de la série Thunderbolts qui marque ce mois. Voilà un moment que l'équipe n'avait pas eu droit en France à une parution mensuelle (leur dernière apparition date du tie-in Civil War publié en Monster et d'un autre Monster, assez ancien, dédié intégralement au groupe).
L'équipe est cependant passablement remaniée et si je vous dis que le Bouffon Vert ou Venom en font partie, on comprendra alors mieux pourquoi la série débarque dans ces pages. Le scénario est signé Warren Ellis (auteur, entre autres, du récent New Universal) et les dessins sont l'oeuvre de Mike Deodato, autrement dit, pas les premiers venus. Le début de cet arc, Faith in Monsters, est plutôt inventif et prometteur, notamment parce que les personnages sont assez riches (outre les deux précédemment cités, on peut rajouter Penance, Bullseye, Songbird ou la belle et dangereuse Moonstone) mais aussi parce que l'on se dirige visiblement vers une ambiance assez réaliste voire noire (ce qui n'empêche pas les clins d'oeil savoureux comme un pastiche assez bien vu des produits dérivés).

Tiens, ils nous ont remis un courrier des lecteurs. Totalement inintéressant, comme dans 99% des cas. Il y a même un truc du genre "comment fait-on pour devenir scénariste chez Marvel ?", ce à quoi Olivier Jalabert - comme vous vous en doutez bien - apporte une réponse dont la pertinence donne le vertige : "il faut travailler, encore et encore, quand tu seras prêt, tu le sauras". Bon en même temps, à question con...
Puisque j'en suis aux performances rédactionnelles du bougre chargé d'ausculter vos missives, notons qu'il ne fait pas la différence entre une forme affirmative et interrogative ("je serais curieux de connaître ton sentiment sur les évènements récents.", ce n'est pas une question, ça ne doit pas se terminer par un point d'interrogation donc). Ok, c'est un détail, mais vu que l'on apprend ce détail au primaire, je trouve tout de même inquiétant d'en venir à faire l'impasse sur les règles les plus simples. Cela procède d'un nivellement (par les profondeurs abyssales, évidemment) culturel insidieux qui m'insupporte et est révélateur d'un manque de considération tout à fait inacceptable pour la chose écrite.

Voilà, j'ai ronchonné, je suis content (et encore, je vous passe les erreurs de traduction du genre "croix gamma" (sic) à la place de "croix gammée"). Sinon, un numéro globalement sympathique (moi, dès que la tantine s'en prend un maximum dans la tronche, je suis sur un nuage de toute façon ;o)) et une jolie entrée en scène des nouveaux Thunderbolts.

ps : j'avais d'abord mis la cover du Friendly Neighborhood (que je trouve vraiment fort jolie) pour illustrer cet article, mais bon, ça rendait le titre un peu ridicule ("Le temps des ténèbres" avec à côté un dessin super lumineux et un grand soleil...), du coup, boum, je change avec celle de l'Amazing, mais je vous laisse la précédente ici.

[EDIT 04/11] Tiens, je n'avais pas fait attention mais il y a une jolie erreur de continuité dans l'Amazing. On sait depuis la Saga du Clone que le nom de jeune fille de tante May est Reilly (d'où le Ben Reilly de l'époque et le pseudo post-Civil War de Parker), or, Straczynski fait dire à Peter "Enregistre-la sous son nom de jeune fille, May Fitzgerald". Ou comment se retrouver avec deux noms de jeune fille par la magie de la mémoire défaillante des scénaristes ! ;o)