17 mars 2010

War Machine : Ennui Mécanique

Début ce mois de la série War Machine dans la collection 100% Marvel. Au menu : gros flingues et petits boulons.

Après avoir été instructeur de l'Initiative à Camp Hammond, James Rhodes est maintenant établi à bord d'un satellite de Stark. De là, il intervient partout où des crimes de guerre sont commis. Il faut dire que depuis qu'il a été rafistolé, Rhodes est plus un cyborg qu'un humain. Cela a sans doute des avantages physiques mais le principal inconvénient est qu'il est obsédé par les tonnes de données qu'il a emmagasinées. Il a une conscience absolue de chaque meurtre, chaque exaction perpétrés ces dernières années.
War Machine se lance donc dans une croisade, des charniers de Santo Marco jusqu'au royaume d'Aqiria qui connaît de sérieux troubles. Là où les nations se contentaient d'envoyer des observateurs impuissants, Rhodes va faire parler la poudre.

La dernière saga de l'on-going Iron Man (v. IV) mettait déjà en scène James Rhodes (cf ce Monster). Cette fois, une série à part entière lui est consacrée. Le scénario est de Greg Pak, les dessins sont l'oeuvre de Leonardo Manco.
Ce premier arc de cinq épisodes s'avère résolument orienté vers l'action. Malheureusement, rien ne s'en dégage si ce n'est un ennui profond. Grosse baston à longueur de planche, tirs, explosions et, pour bien plomber le tout, des dialogues insipides. Les personnages sont d'une fadeur effarante et l'on se fiche totalement de ce qui peut bien leur arriver. L'on est même parfois à la limite du ridicule, avec un Rhodes version Lego dont les membres peuvent s'assembler ou se déboiter à volonté. On nous répète plusieurs fois qu'il risque d'y passer, franchement, l'on finit par espérer que ce soit vrai pour abréger nos souffrances.
Bref, le bilan n'est guère brillant. Vu que c'est estampillé Dark Reign, les auteurs nous ont mis un peu de Osborn et Ares en guest. Rien d'indispensable en tout cas pour ce qui est de la compréhension du marvelverse actuel.

Un War Machine au rabais, soporifique et lourdingue.
A envoyer d'urgence à la révision.