02 mars 2010

Dark Reign : Manipulations

Retour des séries habituelles dans le Dark Reign #6, sorti aujourd'hui en kiosque.

Avec la mini-série La Cabale et un espace exceptionnel accordé à Deadpool, Dark Reign avait laissé de côté, le mois dernier, l'équipe de Nick Fury et les Vengeurs d'Osborn. Tout ce beau monde revient aujourd'hui en grande forme.
Commençons par les Dark Avengers. Brian Michael Bendis au scénario, Mike Deodato Jr au dessin. L'épisode consacre une place importante à un Norman qui fait un énorme numéro à la télévision afin de contrer les accusations portées par Clint Barton (le vrai Hawkeye). Et il est doué le bougre, il faut le voir en appeler à Dieu et faire semblant de tendre une main secourable à Barton !
Le reste tourne autour des relations au sein de l'équipe, toujours aussi crispées si l'on excepte un rapprochement inattendu et... coquin. Départ également d'une nouvelle crise prenant place cette fois à Los Angeles.
Très bon dans l'ensemble, surtout si l'on apprécie le côté vicieux et manipulateur du grand Norman, toujours aussi à l'aise dans son show médiatique.

On passe ensuite à Secret Warriors. Bendis est rejoint par Jonathan Hickman pour les dialogues et Stefano Caselli pour la partie dessin. Nick Fury retrouve de vieilles connaissances, dont Dum Dum Dogan, qui ont monté une entreprise de sécurité privée avec les anciens du SHIELD. De leur côté, les petits jeunes recrutés par le colonel vont tenter de ramener dans leur groupe Eden Fesi, un aborigène se révélant en fait être un façonneur d'univers. Rien que ça ! Il peut en fait manipuler la réalité en déformant l'espace-temps. Inutile de dire que c'est plutôt quelqu'un à avoir de son côté. Parallèlement, petite réunion des pontes de l'Hydra qui se préparent à partir en guerre.
Là encore un épisode agréable, notamment pour le côté "retrouvailles de vieux briscards". La dernière réplique de Fury est immense.

On continue avec les Thunderbolts. Après la folie du crossover avec Deadpool, c'est un petit moment d'accalmie qui nous attend. Cela permet aux auteurs de donner un peu d'épaisseur aux nouveaux membres de l'équipe, notamment Headsman ou le Fantôme. La paranoïa de ce dernier se révèle d'ailleurs bien utile... surtout lorsque l'on sait que son chef direct est Osborn.
Le scénario est écrit par Andy Diggle (The Losers), les planches sont dessinées par Roberto De La Torre. Les personnages changent mais la série reste très bonne, avec un savant mélange d'action et d'humour. Les tronches du Paladin et de Headsman, lorsque O'Grady (alias Ant-Man) avoue un fantasme un peu étrange à propos de Black Widow, valent à elles seules le détour. ;o)

Enfin on termine avec la première partie de la mini-série Dark Reign : Fantastic Four.
Richards culpabilise à propos de la guerre civile, la mort de Cap et l'invasion Skrull. Plutôt que de passer un peu de temps en famille et d'aider à la reconstruction du Baxter Building, il préfère gamberger seul et partir dans d'autres réalités pour trouver des réponses à ses questionnements scientifico-philosophiques.
Scénario de Jonathan Hickman, dessins de Sean Chen. Graphiquement, bon, on a déjà vu Sue plus jolie quand même. Du point de vue du récit, pour l'instant rien de bien nouveau sous le soleil. Il faut espérer que Hickman nous réserve une surprise, d'autant que les scénaristes semblent entendre les théories actuelles des fans puisque Dan Slott (dans le Spider-Man de ce mois) fait dire à Johnny Storm, de manière assez ironique, que certaines personnes trouvent les FF démodés. Et il est vrai qu'un perpétuel retour aux "fondamentaux" les empêche d'évoluer depuis un certain temps, surtout en ce qui concerne notre miss Richards qui, lorsqu'elle commence à prendre un peu de volume (je ne parle pas de son poids) sous la plume de Straczynski ou Aguirre-Sacasa, finit toujours par être replacée dans un rôle de mère/épouse supportant les pires comportements de la part de Reed.
Bref, à surveiller.

Une bonne fournée, avec une cover qui n'a toutefois rien à voir avec le contenu.

- Qu'est-ce que tu vas ressentir quand tu mettras une balle dans la tête d'un de ces hommes, Nick ?
- Le recul.
Gabriel Jones et Nick Fury, sous la plume de Jonathan Hickman.